Adrian Möhl, botaniste, au sujet de la plante dire « silène enflé » :
« Entre botanistes, nous la traitons de salope. Parce qu’elle couche à droite et à gauche sans distinction.»
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Claude Genna, sexologue :
« Je suis atterré quand des hommes de 50 ans viennent désespérés car ils n’arrivent plus à faire l’amour que pendant 20 minutes. C’est déjà beaucoup, mais le culte de l’image et de la performance du porno créé des sentiments de dysfonctionnement chez beaucoup d’hommes. Dans les films, les scènes sont préparées à l’avance et donc complètement irréalistes.»
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Catherine Millet, écrivain :
« Je pense que si j’ai pu avoir la vie sexuelle débridée qui fut la mienne pendant un temps, c’est précisément parce que j’étais très stable en amour, très solide dans mon couple. C’est parce que je n’avais aucune demande affective que je pouvais trouver du plaisir en allant d’un partenaire à un autre. J’avais l’amour à la maison, je pouvais ne prendre que du plaisir au dehors. Et cet amour se réduit, dans ma vie, à deux hommes : Claude autrefois, Jacques aujourd’hui. »
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Isabelle Alonso, féministe médiatique :
« Face au niagara pornographique qui expose des milliers de filles en position de soumission aussi intense que systématique, je crois avoir le droit d’analyser et de juger sans me référer à une supposée pornographie féminine qui n’existe qu’à l’état de projet ou d’embryon. Je n’accuse pas le porno de véhiculer une mauvaise image mais de la violence à l’état pur. La pornographie est une attaque globale contre les femmes.»
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Marie-Elisabeth Handman, anthropologue :
« Dans mon travail, je montre que la sexualité n’est pas forcément associée à des sentiments. Notre identité sexuelle est avant tout conditionnée par l’éducation. Ainsi, selon les enquêtes sociologiques, deux tiers des garçons différencient amour et sexualité, contre seulement un tiers des filles. »
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Jacques Herzog, architecte :
« Pour qu’une architecture fonctionne bien dans l’espace public, elle doit avoir quelque chose d’érotique. »
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Léo Scheer, éditeur :
«Je suis très fier aussi d’avoir publié Salomé, le tout premier livre de François Weyergans. C’est un roman érotique qu’il a écrit à l’âge de 26 ou 27 ans. Un livre magnifique, qu’il n’avait jamais montré. Il y a tellement de cochonneries dedans !»
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Jean-Claude Liaudet, psychanalyste :
« A partir de trois ans, un enfant est doté de désirs. »
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Ksawery Knotz, prêtre polonais:
« L’amour d’un couple marié, exprimé dans le sexe, rapproche le corps humain du ciel. L’extase joyeuse d’une relation sexuelle peut être comparée à la joie de la vie éternelle. »
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Tim Walker, photographe de mode:
« L’érotisme ne m’intéresse pas. Je crois que ça tue la magie. Le sexe ne fait pas partie de mon univers. Je suis une exception, toute la photo de mode tourne autour de ça ! Je ne choisis pas non plus des beautés fatales. Je préfère des filles avec des fêlures, des défauts, des dents de travers. Je travaille beaucoup avec Lily Cole, qui est un personnage très étrange, avec une tête de poupée. Les gens me disent qu’elle n’est pas belle, mais elle a une grâce et un je-ne-sais-quoi d’indéfinissable. »
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Jacques Waynberg, sexologue :
« Elle rend la société malade du sexe, oui, tout à fait, malade du plaisir, parce qu’on nous en montre trop, on nous en promet trop. Il n’est pas possible de vivre ce qui nous est proposé. On n’en a pas le temps ! Il faut produire, être un bon citoyen, entrer dans le système capitaliste qui, contrairement à ce que l’on peut penser, a horreur du sexe, parce qu’il dissuade les gens de bien travailler, en prenant beaucoup de leur énergie et de leur temps »
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Anna Rozen, écrivain:
« J’ai horreur du mot vagin très laid et irrémédiablement utilitaire. Vagin sent le bébé, antichambre des vagissements… » ou « orgasme » qui ressemble à « organe avec une fuite de gaz au milieu »…»
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Farnaz Seifi, féministe iranienne :
« Mon expérience de femme dans le seul pays du monde où le port du voile est obligatoire m’a appris que cela ne nous prémunit en rien du harcèlement sexuel. »
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Jean-Michel Fitremann, psychiatre :
« La sexualité répétitive est une sexualité infantile, puisqu’elle demande à l’autre d’être toujours identique à lui-même. Or, il n’y a que la mère, pour l’enfant, qui soit supposée se tenir dans cette stabilité rassurante ; l’amour physique, lui, n’a rien à y gagner. »
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Julien Doré, chanteur :
« Quand je hurle, il y a une forme de sexualité que je partage avec ceux qui écoutent. C’est comme si je jouissais avec chaque personne ».
(source : Muteen, juillet 2008)
Lucia Etxebarria, romancière :
« Tout a déjà été écris sur l’hétérosexualité masculine. Apollinaire, Bukowski, Miller… Même les gays hommes ont plus écrit et publié sur leurs conditions. Les femmes, en règle générale, n’ont pas eu accès à la lecture et à l’écriture jusqu’au 20e siècle, et partout dans le monde, les femmes ne sont pas encore toutes « lettrées ». Voilà pourquoi, il y a cette urgence de dire ce qui n’a pas encore été dit. Tout ce qu’on a pu lire sur la sexualité féminine a été écrit par des hommes, qui nous voient comme des objets et pas comme des sujets. »
(source)
Mohamadou Sy, journaliste sénégalais :
« Il ne se passe pas un jour sans que les « faits divers » ne proposent pas aux lecteurs, le sexe et ses produits dérivés (sodomie, fellations, adultères, viols etc…). »
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Claude Bez, ancien président du club de foot des Girondins de Bordeaux (propos tenus en 1990) :
« La Coupe d’Europe, c’est une fête. Par tradition, il faut accueillir les gens correctement. Mettre des voitures à leur disposition, offrir des repas et des cadeaux […] et surtout ne pas oublier les prostituées pour les arbitres. »
(Cité dans « Sexus footballisticus », un livre de Jérôme Jessel aux éditions Danger Public)
Marie Lion-Julin, psychanalyste, auteur du livre « Mères : libérez vos filles » :
« Le choix de l’époux est en effet souvent conditionné par la relation à la mère : une femme peut tomber amoureuse d’un homme sécurisant… pour retrouver une mère surprotectrice. La sexualité est aussi, souvent, le reflet de cette relation. Certaines femmes souffrent de pannes de désir, d’une sexualité peu inventive, tiède… Or, derrière ce désintérêt pour le sexe, on retrouve souvent l’ombre de la mère ; une mère qui avait elle-même une sexualité peu satisfaisante, ou qui véhiculait l’image d’une femme « asexuelle ». Parfois, la mère ne souhaite pas que sa fille s’épanouisse et grandisse sur ce terrain-là et lui transmet inconsciemment cette injonction de ne pas jouir. Car la sexualité est le premier acte de vraie séparation symbolique entre l’enfant et ses parents. On connaît la difficulté des pères à voir leur fille tomber amoureuse… Mais on évoque peu, à ce moment-là, la souffrance des mères… Il n’est pas facile pour une maman de perdre sa « petite fille »… »
(source)
Dalila Soltani, journaliste et psychologue en algérie:
« En Algérie, pour nombreuses femmes, le souvenir de la nuit de noces est celui d’une douleur intense, d’une déchirure physique, et d’une atteinte psychologique que la femme ne parvient pas à oublier et dont les séquelles restent gravées à jamais. »
(source)
