20 000 vieux sous mémère, La vérité si je bande, Blanche fesse et les sept seins… ce genre de jeux mots foireux qu’on jurerait sortis des Grosses Têtes de Bouvard sont pourtant parfois des titres de vrais films…
Détourner des titres de films traditionnels pour nommer des productions pornographique est une pratique qui nous vient évidemment des Etats-Unis, toujours très inventifs lorsqu’il s’agit de vendre du cul. Rien d’étonnant donc à ce que les principales parodies proviennent des classiques américains : Porno Wars (parodie de Star Wars), Analgeddon (Armageddon), Juranal Park (Jurassic Park), Rustine Powers (Austine Powers)… chaque blockbuster semble immédiatement voué à connaître sa déclinaison dans le X. Et il semble que la méthode paye : inspiré du dessin animé Pocahontas, la série X Pocahotass (les anglophones goûteront le jeu de mot) en est à sa cinquième déclinaison.
Ne soyons pas hypocrites : les français ne sont pas les derniers en matière d’opportunisme, et les classiques américains inspirent aussi beaucoup les réalisateurs de chez nous. En témoignent des réalisations comme Le seigneur des anus, Nique Bill, Pour une poignée de braquemarts, Citizen Shane, Les sex mercenaires… on vous épargne la liste exhaustive. D’autant que les classiques hexagonaux inspirent également des parodies version X : Les Visiteuses, les Tontons Tringleurs, Anus Beauté (entre autres) sont là pour le prouver.
Le cinéma n’est pas le seul touché par ses détournements crapuleux : les séries télé, de plus en plus populaires, en sont victimes à leur tour : aux States, la série Cheating Housewives qui parodie les célèbres Desperate housewives fait un carton. En France : Alerte à Malibu version détournée à donné son nom au film amateur Alerte à Malaucul, Ma sorcière bien aimée s’est transformé en Ma sorcière bien baisée, quant à la mythique série Hélène et les garçons, elle connaît sa parodie sous le nom de… Hélène et les cochons, bien sûr.
Que les cinéphiles puristes se rassurent : dans la plupart des cas, ce genre de détournements ne vont pas au delà du titre, et lorsqu’ils s’y aventurent, ne dépassent jamais le stade du costume. Les films qui se cachent derrière restent des productions X basiques, et on ne s’en surprend pas : la pornographie reste quand même plus conçue pour faire jouir les masses que pour les faire rire, et si l’on en rit, c’est plus jaune, face à un tel manque de créativité. Nos classiques peuvent continuer de dormir sur leurs deux oreilles. (Mr R.)
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