On n’imagine pas à quel point il est désarmant, quand on écrit dans un site qui se revendique vaguement alternatif, de devoir écrire la critique dithyrambique d’un livre que tout le monde a déjà encensé. Devoir dire du bien après Le Monde ou Télérama, de surcroît en arrivant un mois après la bataille, devoir répéter à son tour que Catherine Millet, dont « la vie sexuelle » tombait pourtant des mains, a signé avec « Jour de souffrance » une merveille de plongée introspective (sur le thème de la jalousie maladive, pour ceux qui auraient vécu dans un abris anti-atomique le mois dernier) en forme d’objet littéraire dont on lit et relit des pages pour le simple plaisir de s’imprégner de leur intelligence virtuose, on a beau dire ce qu’on voudra, mais ça met un coup au moral. Du coup, on préfère encore fermer sa gueule, c’est le minimum.


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Livres Catherine Millet – Jour de souffrance – Flammarion Par Monsieur R. Octobre 2008Tags :