
James Gunn, inventeur du porno sans sexe
Deux initiatives artistiques dans l’actualité récente soulèvent avec humour la grande question à laquelle la pornographie n’a jamais su vraiment répondre: et quand ça baise pas, il se passe quoi ? Si nombre de réalisateurs s’y sont cassés les dents dans les années 70-80, à l’heure du triomphe du gonzo, elle est désormais purement et simplement éludée. Plus aucune production ne s’essaye aux scènes de comédie dont tout le monde sait très bien qu’elles sont zappées au privilège des scènes explicites.
De la pornographie, il ne reste donc plus que des scénarios qui tiennent en une ligne et des dialogues en deux, formant un squelette maigrichon et pathétique qu’un dénommé T. Arthur Cottam a eu l’idée de tourner en dérision dans Pornographic Apathetic, court-métrage désopilant présenté lors de la première édition du Paris Porn Film Fest en octobre dernier au cinéma le Brady à Paris. Stoïquement assis derrière une table, des comédiens lisent collectivement un script de film porno. Le résultat, visible sur cette page web, est désopilant.
Dans le même esprit et à plus grande échelle, le réalisateur américain de films gore James Gunn propose quant à lui le « porno sans sexe », flanqué de la suivant exergue: « Combien de fois avez-vous regardé un super film porno – dont vous appréciez vraiment l’histoire, le jeu d’acteur, la réalisation – quand, tout à coup, ils gâchent tout avec des scènes de sexe ? ». En résulte une série de saynètes franchement poilantes, où se croisent acteurs de télévision et starlettes du porno américain, mais en tout bien tout honneur. A découvrir sur son site web: http://www.jamesgunn.com/
