Imam Massamba, dirigeant de l’ONG sénégalais Jamra, qui lutte contre le SIDA :
« Aucune argutie, aussi fumeuse soit-elle, ne réussira jamais, sous nos cieux, à faire accréditer dans notre conscience collective – imbue de valeurs traditionnelles et religieuses – un quelconque contre-précepte selon lequel cet organe anatomique qu’est le rectum humain ait été conçu par Dieu pour une fonction autre que celle d’évacuation des matières fécales ! »
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Louis-George Tin, président du comité Idaho (International Day Against Homophobia) :
« En 2005, un premier texte défendant la dépénalisation de l’homosexualité, présenté par la Norvège au Conseil des droits de l’homme, avait recueilli 35 signatures. Cette fois-ci, nous en avons recueilli 66. L’évolution est palpable. Mais 80 pays pénalisent encore l’homosexualité. Quand certains pays avancent, d’autres reculent. Les Etats-Unis ont abrogé en 2003 une loi contre la sodomie, mais le Burundi se pose aujourd’hui la question de pénaliser l’homosexualité. Au Kenya, il est même question de durcir la loi, alors que l’homosexualité est déjà passible de quatorze ans de prison. »
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Willi Pasini, psychiatre médiatique :
« De nombreuses femmes présentent des tendances certaines au masochisme. Mais on parle alors de masochisme moral plus que sexuel. Ces femmes sont mues par le fantasme de souffrir pour l’autre. Le masochiste pervers, lui, demande à l’autre de le réduire à l’état d’objet. »
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Andreas Dresen, auteur du film Wolke 9 :
« Au départ, je ne faisais pas le film pour briser un tabou. Je voulais juste raconter une histoire d’amour entre deux personnes âgées, sans le côté fleur bleue. Je voulais que ça soit très passionné. Pendant mes recherches, j’ai parlé à plusieurs personnes âgées et j’ai entendu des histoires merveilleuses. Ils m’ont raconté que le sexe peut être meilleur à cet âge parce qu’ils prennent plus leur temps, qu’il y a plus de tendresse entre eux et que ce n’est pas important d’avoir le plus vite possible le plus gros orgasme. »
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Eva Karera, actrice de X :
« Si je devais jouer dans un film porno avec un homme politique je prendrais Sarkozy. C’est pas tellement son corps, c’est sa gueule, je crois qu’il a une tête de vicieux. »
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Bruno Cirillo, footballeur italien :
« Mon rêve a toujours été d’être acteur porno. Depuis tout petit. Peut-être qu’un jour je réussirais à réaliser mon rêve. »
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Jacques-Aimé, 42 ans, handicapé moteur :
« Le plus étonnant de tout cela c’est que l’accident m’a privé de mes jambes, mais ne m’a pas privé de mes capacités sexuelles, mais ce sont les gens qui m’ont littéralement castré et asexué. Depuis toutes ces années, je n’ai connu aucune relation affective ou sentimentale, excepté un bref épisode auprès d’une jeune femme qui très rapidement s’est révélée uniquement intéressée par le petit confort financier que je pouvais lui procurer. En fait, quand on était en public elle allait se cacher, car elle avait honte de moi. Toutefois je ne cherche aucune pornographie pour me satisfaire, car je crois que je domine ma chair et que j’arrive à m’épanouir avec ma peinture, où je représente toujours l’harmonie, la paix en sorte que je vis toujours entouré d’amour. »
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Nathalie Margi, membre de la Women’s Environement ans Development Organization :
« Je ne me retrouve pas dans la majorité des films pornographiques aujourd’hui parce qu’ils renvoient à une norme masculine du plaisir qui me paraît artificielle. Ils sont basés sur la soumission féminine, et tendent à normaliser des pratiques humiliantes, voire violentes, qui n’ont rien à voir avec la réalité des rapports sexuels. En revanche, je ne me retrouve pas non plus dans l’idée d’une pornographie féminine, parce que ça implique qu’il existe un désir « féminin », propre à toutes les femmes, par opposition à un désir « masculin », propre à tous les hommes. Ce n’est pas vrai : toutes les femmes n’ont pas les mêmes fantasmes ! »
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Odilon, abbé de Cluny (Xe siècle), cité par l’historienne Florence Colin-Goguel :
« Si les hommes voyaient ce qui est sous la peau, la vue des femmes leur soulèverait le coeur. Quand nous ne pouvons toucher du bout du doigt un crachat ou de la crotte, comment pouvons-nous désirer embrasser ce sac de fiente ? »
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Helen Fischer, anthropologue américaine :
« Pendant des millions d’années nos ancêtres ont voyagé en tribu pour chasser et tout le monde connaissait à peu près tout des autres. Nos concepts d’ »intimité » sont très récents à l’échelle de l’histoire de l’humanité. S’exhiber sur le Net est une publicité à la fois d’ordre social et sexuel que beaucoup de gens font tout naturellement. »
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Yves Ferroul, professeur d’histoire de la sexologie à Lille :
« Beaucoup de femmes à sexualité importante jouissent et sont bien dans leur peau. Celui qui passe tous ses week-ends à faire du parapente n’est pas insensible aux émotions mais cherche à renouveler des émotions particulièrement appréciées. Pourquoi en serait-il autrement pour celle qui passe beaucoup de temps à la sexualité ? »
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Roberto, internaute anonyme répondant sur Yahoo question/réponses:
« c’est dégueulasse une fille qui ne se rase pas la chatte ! perso je ne peux pas bander ! et puis les mecs se rasent aussi bien sûr ! »
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Ronan Chastellier, sociologue:
« Longtemps, on a opposé la constance d’un amour solide à la volatilité du désir. Ce n’est désormais plus le cas. L’idée d’assouvissement, de contentement sexuel nécessaire, exprimée par ailleurs, est une nouvelle facette du romantisme, un romantisme amélioré, façonné par le couple contemporain. »
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Magali, strip-teaseuse, marraine du salon Eropolis de Toulouse :
« J’ai encore beaucoup de choses à faire. Pourtant je songe déjà à autre chose, comme la radio ou la télévision ».
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Agnès Giard, auteur du « Dictionnaire de l’amour et du plaisir au Japon »
« Au Japon, il n’y a pas de tabou religieux concernant la sexualité: faire l’amour est considéré comme un acte sacré, qui participe de l’acte divin. C’est en faisant l’amour que les dieux ont créé le monde. En se laissant envahir par le désir, en se laissant emporter par le plaisir, par cette force motrice qui anime toutes choses sur Terre, les humains deviennent donc l’égal des dieux. Ils luttent contre les forces de la mort et de l’anéantissement. »
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Béatrice Royer-Copper, psychologue, cofondatrice de l’association E-enfance :
« Je me souviens d’une ado qui posait en petite culotte sur son blog. Pourtant, elle n’imaginait absolument pas pouvoir faire la même chose dans son salon devant ses amis. Elle ne comprenait même pas l’analogie. »
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Tristan Garcia Fons, directeur d’un centre médico-psycho-pédagogique :
« Cent ans après Freud, on est toujours dans un déni massif de la sexualité infantile qui est tout autre chose qu’une sexualité d’adulte en miniature. Or on ne la voit qu’à travers l’abus. Et dans le même temps, on assiste à une normalisation de toutes les perversions : nous sommes invités à être de gentils pervers, tout en niant aux enfants l’expérimentation d’une sexualité qui leur est propre. Pour laisser l’enfant vivre son enfance et être à sa place, il est souhaitable que l’adulte puisse être à la sienne. Mais aujourd’hui, chacun doute de sa fonction : on demande aux psys de jouer aux flics, aux enseignants de faire des diagnostics, on veut éduquer les parents à la parentalité… La confusion s’installe. Essayons plutôt, chacun à notre mesure, de tenir notre place. L’enfant n’est ni angélique ni démoniaque. Il a besoin d’être accompagné dans les crises nécessaires qu’il traverse. »
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