
Christophe Bier, rédacteur en chef de feu le magazine Cinérotica:
« Il semble en effet aujourd’hui de plus en plus difficile d’éditer des revues traitant de pornographie. Nous traversons une période de grand retour à l’ordre moral. A coups d’intimidation auprès des kiosquiers, en brandissant l’article 227-24 du code pénal , le nouveau puritanisme entend purger les kiosques et les maisons de la presse de tout ce qui serait susceptible d’être vu ou perçu par un mineur. Aussi, beaucoup de points de vente n’ont même pas exposé les exemplaires de Cinérotica, les laissant dormir en réserve ! Des marchands refusant la presse porno classique et assimilant Cinerotica à celle-ci ont refusé son exposition dans le rayon cinéma. Dès le n°1, affichant une très soft Viviane Romance dans La Maison du Maltais, notre magazine a été perçu par de nombreux kiosquiers comme odieusement pornographique. A écouter certains d’entre eux, il aurait même fallu changer le titre, beaucoup trop… provocateur ! »
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Samba Saër Diop, citoyen sénégalais inquiet:
« Aujourd’hui si l’homosexualité est promue, ne devons-nous pas nous attendre demain à la légalisation de la pédophilie, de la zoophilie, de la végétophilie (si ça existe), de la drogue, du trafic d’organes humains sous le prétexte fallacieux de la sauvegarde des Droits de l’homme. Liberté ne veut pas dire libertinage. La liberté n’est rien sans la responsabilité. »
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Fabrice Lucchini, acteur:
« J’aurais aimé avoir accès à la bisexualité. Et je n’ai jamais osé. Mais j’aime vraiment, vraiment les femmes. C’est une obsession. Entre un sexe féminin et un sexe masculin, il y a plus de tactilité et de retentissement. Je trouve le sexe masculin un peu univoque, alors que le sexe féminin est totalement équivoque, riche en variations. Le sexe masculin est pauvre, car, au max, il sort le sperme, il n’y a pas avant toute l’humidité, toute la dimension des deux lèvres avant le clitoris. Tout ça produit des richesses. Le sexe masculin n’est qu’un clitoris gonflé qui n’a pas de retentissement interne. »
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Dalila Touami, présidente de la Région Ile-de-France du Planning Familial:
« Les droits en santé sexuelle font partie des droits fondamentaux reconnus internationalement. Pour les appliquer il faut parler de la sexualité sans tabou, permettre l’accès à une information précise sur les contraceptifs, garantir l’accès à l’avortement à toutes celles qui ne désirent pas poursuivre leur grossesse »
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Damien Mascret, sexologue:
« L’ambiguïté des films pornos qui, quoi qu’on en dise, constituent un repère sinon un guide pour une tripotée d’adolescents (et pas seulement d’ados d’ailleurs) est qu’ils ressemblent furieusement à la vraie vie. Autrement dit, alors que dans un polar, on sait bien que le type qui vient de se faire fracasser la tête par une balle explosive n’est pas mort pour de vrai (c’est du cinémaaaa…), on sait aussi quand dans un porno le pénis est bien là où il a l’air d’être. Bref, se glisse insidieusement dans l’esprit l’idée que si Rocco l’a fait, je peux bien le faire aussi ! Certes la réalité viendra parfois cruellement vous rappeler que, ben non, vous n’êtes pas Rocco, en tout cas pas un vrai sportif entraîné pour tenir des positions improbables pour des raisons d’angle de prise de vue. (…). Malheureusement, on éduque rarement les jeunes au langage cinématographique et ceux-ci mettent souvent un certain temps (voire toute une vie) à comprendre que les acteurs font de véritables pénétrations, mais pas pour leur plaisir à eux… juste pour celui de la caméra. »
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Tanxxx, auteur de BD:
« Avec Lisa Mandel, nous voulions mettre en scène des personnages types, presque caricaturaux. Et nous sommes allées assez loin dans les clichés avec ces séquences de porno gay. Inventer un acteur nommé Demon Dick, doté d’un masque de bourreau et d’une grosse bite, c’était vraiment marrant ! »
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Alain Héril, sexothérapeute:
« N’oubliez pas que l’acte sexuel est une question de rencontre. Nous ne sommes pas essentiellement des « machines à jouir », mais aussi des êtres d’émotions. Plus la rencontre et l’échange sont forts, plus on se donne la possibilité d’une « aventure orgasmique » forte. »
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