Le gros avantage d’un magazine dont le nom commence par un « L’Autre » alternatif, c’est de pouvoir en faire un procédé applicable à l’ensemble de son contenu. Par exemple, dans le cadre d’un édito de janvier, de ne formuler ni bons voeux ni bonnes résolutions et de faire comme de rien n’était, comme si le diktat festif et l’hystérie consumériste des fêtes de fin d’année n’avaient pas eu lieu, comme si le vieux saumon fumé Leader Price de tante Josiane ne nous avait pas filé une gerbe de tous les diables, comme si la nuit du 31 n’avait pas été ponctuée à minuit pile par 60 millions de « bonne année », que l’on peut donc se dispenser de souhaiter à son honorable lectorat, puisqu’en somme, janvier, mars ou octobre, bonnet blanc, blanc bonnet. A L’Autre Sexe, le champagne coule aussi volontiers l’hiver que l’été, y compris pour les apôtres de la sexualités extensive, qui n’étendent pas le postulat de leur sexualité à leur alcoolémie. Comme si de rien n’était donc, une fois encore, une farandole de réponses aux questions les plus inattendues: D’où vient l’expression « tailler une pipe »‘ ? Combien coûte un changement de sexe dans World or Warcraft ? Comment réconcilier pédophilie et un gérontophilie ? Où se carrer Barack Obama ailleurs que dans une urne électorale ? Sodomiser son amoureux avec un sex toy, ça craint ou pas? C’est quoi au juste, le massage tantrique ? C’était bien la soirée Démonia ? Toutes les réponses ici et maintenant.
