Je reçois chaque jour une série d’alertes Google qui offrent une sélection de l’actualité vue sous le prisme de certains mots-clés en rapport avec la sexualité, parmi lesquels le mot « fessée ». Mais plutôt que de l’art de la claque érotique sur les fesses, c’est presque systématiquement de sport qu’il est question. Quelques exemples empruntés aux alertes de ces deux derniers jours :

« Basket : A Fleurance-Préchac, les minimes caussensois ont pris une fessée 73 à 34. »
(La Dépêche)

« Une fessée en Coupe de la Ligue »
(Dernières nouvelles d’Alsace)

« Espérons que du côté du PSG, les joueur n’auront pas oublié la fessée données par cette même équipe Toulousaine la saison dernière. »
(psgteam.net)

« L’énervement gagne les rangs des Cognaçais et fait le jeu des arbitres qui ne se privent pas d’infliger les sanctions. Les éclairs de Godin et Bigote ne vont faire qu’alléger la fessée. »
(Charente Libre)

« Rugby a XIII. Elite. Villeneuve prend une fessée »
(La Dépêche)

« Basket-ball : Samedi soir, les Nordistes de Denain ont infligé une belle fessée au CBB. »
(Sud Ouest)

Chaque jour se succèdent ainsi des dépêches écrites par des journalistes sportifs issus de tous les supports possibles et imaginables, des versions online des grands quotidiens aux sites spécialisés sur le sport en passant par les blogs d’amateurs et les sites de supporters : tous, unanimement, parlent de fessée pour évoquer une défaite en football, en rugby, en basket-ball et autres sports collectifs virils. Il faut se rendre à l’évidence : les journalistes sportifs, pour avoir à ce point envie de les claquer, aiment les fesses des hommes. Cependant, dans un monde où l’homophobie règne en maître, ils ne peuvent l’avouer autrement que par l’expression inconsciente de leur désir refoulé.

A tous ces chroniqueurs des évènements sportifs qui souffrent en silence de leurs pulsions homosexuelles, L’Autre Sexe est heureux d’offrir cette photo de mignon petit footballeur juvénile et coquine. Soin leur est laissé d’imaginer le postérieur qui va avec.

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4 réponses à “Les journalistes sportifs aiment les fesses des hommes”

  1. Candice Elias-Dubosc dit :

    Grands dieux, monsieur R., prenez garde: un esprit pénible pourrait vous soupçonner d’avoir établi là une corrélation entre juvénilité et homosexualité masculine.

    Par les temps qui rampent, c’est très imprudent.

    Z’auriez dû opter pour un sportif mûr.

    Le genre quadra.

    En évitant quand même les boxeurs thaï, hein. C’est plus prudent. J’ai idée que ces gars-là ne sont pas toujours aussi conciliants qu’on voudrait le croire.

  2. Monsieur R. dit :

    Ne vous inquiétez pas, j’ai pensé à tout: le premier qui la ramène, je lui sors ma phrase massue:

    « Cela rappelle les heures les plus sombres de notre histoire ».

    Avouez que c’est imparable.

  3. Candice Elias-Dubosc dit :

    Bien vu, bien vu. Imparable en effet. Le nouvel ordre moral interneto-islamo-fascisto-gauchiste est fait et refait. C’est tellement efficace que je me sens moi-même un peu stalino-mahométo-pétainiste, d’un coup, rien que d’avoir pointé le péril.

    Imparable.

    Le seul risque que vous courrez désormais est d’être poké par Frédéric « le chimique » Lefebvre.

  4. Sanne dit :

    Fell out of bed flieeng down. This has brightened my day!

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Les journalistes sportifs aiment les fesses des hommes Par Monsieur R. Tags :