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Anna Span, réalisatrice anglaise de films X, vient de remporter une victoire contre la censure qui pose d’intéressantes questions au porno féministe. Le British Board of Film Classification lui a en effet demandé de retirer six minutes de son film « Woman love porn » montrant des orgasmes de femmes fontaines. Motif : une femme fontaine qui jouit, c’est de l’urine qui jaillit, et dans le porno anglais, l’urine est interdite au même titre que la scatophilie ou le SM dur par une loi générique sur la « pornographie violente ». En réussissant à faire admettre leur erreur à ses censeurs (ben non, c’est pas de l’urine, bande d’ignares), Anna Span a obtenu la création d’un label spécial pour les pornos féminins. Une victoire pour le porno féministe ? Pas sûr. Certes, la reconnaissance de l’éjaculation féminine et son exclusion d’une liste noire de la « pornographie violente » en est une, mais le fait qu’elle justifie un label « porno féminin » isole cette spécificité féminine du reste des composantes communément admises du corps féminin et de la sexualité. Isolée dans le « porno féminin » plutôt qu’admise dans le porno tout court, la femme fontaine, allégorie de la femme dans ce qu’elle peut avoir de plus spécifique, s’en trouve de fait monstrueuse et exclue. Et donc indésirable aux yeux du plus grand nombre. Je dis ça, je dis rien.


4 réponses à “Une réalisatrice de X anglaise impose l’éjaculation féminine à ses censeurs”

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Une réalisatrice de X anglaise impose l’éjaculation féminine à ses censeurs Par Monsieur R. Tags :