
Benjamin Fau :
Construction mentale, souvent fondée sur des principes de fictionnalisation et de sublimation, destinée à tenter de se convaincre que l’acte sexuel est quelque chose d’exceptionnel, soit par l’excitation de l’attente et de la suggestion, soit par le plaisir tant physique que psychologique qu’on en retire, alors qu’en fait, l’acte sexuel – on ne me la fait pas à moi, merci bien – c’est juste mettre sa zézette dans le pilou-pilou de sa voisine pour oublier qu’on va mourir un jour. Ah ben oui, j’avais prévenu que je ne suis pas de bonne humeur le matin, alors pour votre dictionnaire collectif, là, la prochaine fois, merci de ne pas téléphoner avant le déjeuner, merci, vous s’rez bien aimable.
Bob :
Préliminaires du désir oui, c’est court, mais parfois, même quand c’est court, c’est bon.
Candica Elias-Dubosc
Idiot utile de l’industrie pornographique.
David Vauclair :
Nom par trop commun, on va jusqu’à en faire des salons moins attirants que ceux de l’agriculture. Eros reste désormais caché dans les définitions charmantes et ciselées de Barthes ou Desnos.
Dr Von Laks :
Il faut bien que l’esprit s’occupe quand le coeur est sec, et le corps, assoupi.
Le loup :
Est érotique tout ce qui saigne notre désir, nous réveille du comateux besoin, et nous appelle à une étrange chasse où nous n’attraperons rien si ce n’est le sentiment d’exister. Il est vrai que, sophistiqué ou pas, tout cela passe par le sexe. Mais il faudra bien un jour admettre que nous ne pensons qu’au cul.
Lina C :
Conversation des corps, étreinte des imaginaires.
Monsieur R :
Procédé artistique visant à esthétiser l’image pornographique pour la débarrasser de son obscénité, et la rendre ainsi inexploitable à des fin masturbatoires. Cette supercherie de l’esthétique sexuelle aveugle à l’animalité (pourtant nécessaire au plaisir sexuel) rend l’image érotique en tout point comparable à l’image pieuse.
Et en guest star, Georges Perros:
L’érotisme, c’est de donner au corps les prestiges de l’esprit.
