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	<title>L&#039;Autre Sexe &#187; Humeur</title>
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	<description>Le magazine des sexualités au pluriel (manifestement)</description>
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		<title>Sociologie et prostitution, ou les difficultés d’un véritable débat public</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Apr 2010 08:16:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lina C.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quelques années après la loi sur la sécurité intérieure pénalisant le « racolage passif » (2002), quelques jours après les Assises de la prostitution et à l’heure des débats sur la réouverture des maisons closes, il est intéressant de se pencher sur la manière dont la sociologie aborde la question de la prostitution. Comme d’autres questions brûlantes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quelques années après la loi sur la sécurité intérieure pénalisant le « racolage passif » (2002), quelques jours après les Assises de la prostitution et à l’heure des débats sur la réouverture des maisons closes, il est intéressant de se pencher sur la manière dont la sociologie aborde la question de la prostitution. Comme d’autres questions brûlantes auxquelles notre société est confrontée, telles que le mariage homosexuel,  la place aujourd’hui dans le débat public est en effet aux « grandes gueules », aux positionnements tranchés, « audibles », « audimatoires », vendeurs.</p>
<p>Peut-on se satisfaire d’un débat limité à une opposition franche entre abolitionnistes pour qui prostitution est toujours synonyme d’esclavage et défenseurs de la prostitution comme « métier » comme les autres ? Ni interdite ni vraiment autorisée, la prostitution questionne notre société dans son rapport à la morale, au sexe, à l’argent, au corps.</p>
<p>L’histoire même de la relation de la sociologie à l’analyse de la prostitution témoigne de la complexité du phénomène. Longtemps laissée aux approches historiques, la prostitution, en dehors de quelques études, est tardivement devenue un champ à part entière, de la sociologie. Et pour cause : phénomène au croisement de la sociologie de la déviance (école interactionniste), de la sociologie de la sexualité et de la sociologie du travail, les recherches l’analysant sont volontiers interprétées sur le ton de la polémique et leurs conclusions souvent directement portées sur le terrain politique. A en croire les spécialistes, toute une série d’études a par exemple visé à légitimer les prises de position abolitionnistes, et lorsqu’elles ne le faisaient pas, les chercheurs étaient soupçonnés d’alimenter les positions adverses, voire de légitimer le phénomène.</p>
<p>Il faut surtout constater que la parole des prostitué(e)s a été tardivement prise en compte par les chercheurs en France, analysant davantage les politiques publiques en la matière et l’histoire de la prostitution avant les années 1990. Longtemps silencieuses, les personnes prostituées s’expriment aujourd’hui davantage dans l’espace public, souvent pour défendre leur « métier » même si on les soupçonne alors d’être doublement victimes, d’abord de leur statut, ensuite de leur illusion de liberté quand elles affirment se prostituer de leur plein gré.</p>
<p>Une étude est intéressante à ce sujet : celle de S.Pryen, sur la prostitution dans les rues de Lille de 1991 à 1998, centrée sur le vécu et les conditions de vie des personnes prostituées. Elle analyse la prostitution à la fois comme une transgression stigmatisée d’un point de vue social, et comme métier » : elle serait une « relation de service » stigmatisée, un « sale boulot », un « mal nécessaire » qui oscille toujours entre la tolérance voire la reconnaissance d’une utilité sociale (prévention du viol, initiation sexuelle des jeunes hommes, etc) et la réprobation.</p>
<p>Citons également l’ouvrage de Lilian Mathieu, sur la condition prostituée, qui montre que la prostitution est un univers largement hétérogène, traversé par de nombreuses divisions. Ne devrait-on pas alors mieux les distinguer et davantage parler de<strong>s </strong>prostitution<strong>s</strong> ? Il montre également que la répression dans les politiques publiques stigmatise, comme elles le font pour d’autres populations vulnérables socialement, une population en particulier et la rend bouc-émissaire, point d’attention commode d’une insécurité sociale qui en fait traverse la société toute entière.</p>
<p>Et les clients dans tout cela ? La prostitution est en effet à trois dimensions, dont la dernière a longtemps été oubliée des recherches sur le sujet : la personne prostituée (l’ « offre »), les politiques publiques en la matière (appelons cela la « gestion de l’offre »), et le client (la « demande »). Force est de constater que le client a longtemps été le grand absent des études. Mais lorsqu’il en est question, diantre, l’étude en question est financée par le Mouvement du Nid, mouvement abolitionniste s’il en est, créé dans les années 1930 par le Père André-Marie Talvas. La démarche est pourtant intéressante, en tentant de saisir les effets des représentations sociales de la femme et de la sexualité sur le parcours d’un client de la prostitution. Comment et pourquoi devient-on client de la prostitution ?</p>
<p>On n’a pas fini d’en parler, d’étudier, d’essayer de comprendre le phénomène et du chemin reste à parcourir pour que les sciences sociales nous apportent leurs lumières et alimentent un débat citoyen qui fait défaut, sur la question.</p>
<p>Peut-on sortir des représentations des personnes prostituées entre victimes et délinquantes ou d’inadaptées sociales ? Considérer leur parole comme toutes les paroles, à la fois libres et contraintes par leurs conditions sociales ? Peut-on sortir des stéréotypes, des prises de position réductrices dictées par des considérations trop souvent uniquement morales ? Est-on capable d’animer débat public digne de ce nom sur ce sujet, de prendre collectivement des décisions et faire en sorte que leurs conséquences soient le moins douloureuses possibles ? Car en matière de prostitution, de bonnes décisions il n’y a pas, seulement des choix en creux, non tranchés en quelques sortes, dont il s’agit d’amoindrir les conséquences négatives.</p>
<p>Quelques références récentes :<br />
<em>Femmes publiques. Les féminismes à l’épreuve de la prostitution</em>, C.Deschamps et A.Souyris, 2009<br />
<em>La condition prostituée</em>, L.Mathieu, 2007 (Textuel)<br />
<em>Le sexe et l’argent des trottoirs</em>, C.Deschamps, 2006 (Hachette)<br />
<em>La prostitution à Paris</em>, M-E.Handman et J.Mossuz Lavau (dir), 2005 (La Martinière)<br />
<em>Stigmate et métier, une approche de la prostitution de rue</em>, S.Pryen, 1999 (PUF Rennes)</p>
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		<title>David Vauclair sort de sa neutralité suisse et émet un avis tranché sur la prostitution</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Apr 2010 08:15:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Vauclair</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La prostitution, en voilà un beau thème ! Casque d’or, Pretty Woman, L’Autre Sexe se prépare pour les Oscars. La difficulté de traiter ce thème est la confusion régulière entre cas particulier et règle générale. Très souvent on met côte à côte une prostituée heureuse, une « travailleuse du sexe » épanouie, qui défend son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La prostitution, en voilà un beau thème ! Casque d’or, Pretty Woman, L’Autre Sexe se prépare pour les Oscars. La difficulté de traiter ce thème est la confusion régulière entre cas particulier et règle générale. Très souvent on met côte à côte une prostituée heureuse, une « travailleuse du sexe » épanouie, qui défend son droit au libre-choix et un expert assurant que son expérience et son point de vue sont certes respectables mais si minoritaires qu’il équivaudrait à décréter que les tigres sont habituellement blancs parce que les rares albinos existants apparaissent à Las Vegas dans les étonnants spectacles de Siegfried and Roy. Malheureusement, nous sommes, tout comme nos médias, attirés par l’émotion, le témoignage et le spectaculaire plutôt que l’analyse, ce qui fait que l’expert, sans vouloir le vexer, hein, il peut reprendre ses statistiques, je vais continuer d’écouter la sympathique dame, qui en plus flatte la noble âme en moi. Parce que, oui, je me flatte d’être pour la liberté et une sexualité épanouie, contre la violence inique et le mal, je sais, c’est courageux, vous pouvez m’envoyer vos dons.</p>
<p>En réalité, il ne serait pas totalement absurde d’écouter mon gentil quoique parfois terne expert, qui se demande souvent pourquoi diable, il (ou elle) s’évertue à publier ses recherches depuis son doctorat dans une indifférence quasi totale.  Parce que contrairement aux idées reçues, il n’y a que peu de travailleurs et travailleuses du sexe, mais une majorité imposante de personnes exploitées. La moyenne d’âge d’entrée dans la prostitution étant de 14 ans, on peut imaginer que le choix n’était pas totalement libre pour la plupart des 40 millions de personnes environ qui se prostitueraient à travers le monde, ce qui en fait le troisième trafic mondial après la drogue et les armes. Dans l’Union européenne seulement, la prostitution rapporte en moyenne 30 milliards d’euros par an aux proxénètes. Quatre personnes prostituées sur cinq sont entre les mains de ces exploiteurs selon le rapport 2009 de l’UNODC (United Nations Office on Drugs and Crimes), qui ajoute que presque aucune ne soupçonne la violence qui les attend et le niveau d’esclavage auquel elles vont être presque toujours réduites.</p>
<p>De manière finalement presque cocasse, la position réglementariste, la légalisation de la prostitution, ne réduit ni le nombre de viols, ni les violences subies par les personnes prostituées et ne diminuent pas la prostitution. En France, par exemple, le nombre de viols déclarés est passé de 2500 à 10000 par an entre 1985 et 2000. Les maisons closes sont des lieux de maltraitance (viols, agressions, exigence de rapports sexuels non protégés) et n’aident que marginalement à une amélioration des conditions sanitaires des personnes qui s’y prostituent. Les exemples allemands ou néerlandais sont de ce point de vue éloquents. Aux Pays Bas,  pays dans lequel la prostitution est légale, 76% des personnes prostituées restent victimes des réseaux mafieux et souffrent de violences diverses, physiques et psychologiques. Somme toute, la loi Marthe Richard (1946) statuant que « la France se doit d’assurer une existence honnête et digne  à toutes et tous » et en conséquence fermant officiellement les maisons closes, se basait sur une bonne idée et des faits.</p>
<p>Mais dans le fond peut-être que l’Autre Sexe, à l’instar de la majorité, se trompe de question, il ne s’agit pas tant de parler prostitution que clientèle car si aujourd’hui aucun corps  n’échappe plus à la vénalité du sexe (1,2 million d’enfants victimes de traite par an selon l’UNICEF, prostitution masculine en pleine expansion selon l’Organisation Internationale pour les Migrations – l’OIM) ce sont les clients qui influent le plus sur le marché et amènent les changements les plus efficaces pour tous. Dans les pays où les clients sont responsabilisés et pénalisés, les résultats sont impressionnants. En Suède par exemple, cette action a permis de réduire de 50% la prostitution de rue depuis 1999, le nombre de clients a lui été réduit de 80% et la violence est en baisse continue. Et on voit des résultats équivalents dans les pays qui ont choisi ce genre de législation que ce soit dans le reste de la Scandinavie, en Corée du Sud et, je sais, cela va surprendre, aux Philippines.</p>
<p>Alors pourquoi tout le monde ne suit-il pas cette méthode ? Sans doute par méconnaissance du sujet, liée aux clichés sur cette activité. L’opinion publique voit plutôt la prostitution comme « le plus vieux métier du monde » et un « mal nécessaire », fait par des personnes qui l’ont choisi. Or la prostitution n’est pas franchement un métier, un artisanat fièrement enseigné, connaitriez-vous un parent revendiquant ce « métier » pour ses enfants, le souhaiteriez-vous pour les vôtres ? La périphrase « le travail du sexe » est d’abord une banalisation qui profite aux consommateurs.</p>
<p>La demande masculine est au cœur du dispositif prostitutionnel et on passe cette évidence sous silence. En 2004, une étude présentée par le Mouvement du Nid révélait que la clientèle occasionnelle était composée à 71% d’hommes vivant en couple. L’étude montrait également que les clients réguliers ou occasionnels ne sont pas des « paumés » et sont de tous âges, de toutes origines éducatives, sociales, catégories professionnelles, familiales, culturelles ou religieuses. Et prétendre que les hommes ont des besoins irrépressibles est faire preuve d’une dommageable ignorance. Toutes les études psychologiques et sociologiques montrent depuis les années 1950 « qu’il n’y a pas de besoin sexuel ni de désirs irrépressibles ». Revendiquer qu’il est normal qu’un homme puisse soulager ses pulsions dans le corps d’une femme, ou d’un autre homme ou d’un enfant est faire preuve d’un singulier manque de discernement, ou peut-être d’une certaine hypocrisie.</p>
<p>Encourageons donc, comme dans cette estimable production mensuelle qu’est l’Autre Sexe, la curiosité et le respect entre les genres et les sexes et une meilleure connaissance de cet univers si refoulé qu’est notre vie sexuelle.</p>
<p>Et si vous souhaitez vous battre pour un monde libéré de toutes formes d’exploitation sexuelle commerciale, vous pouvez choisir par exemple la Fondation Scelles (<a href="www.fondationscelles.org" target="_blank">www.fondationscelles.org</a>) ou la Coalition contre la traite des femmes (<a href="www.catwinternational.org" target="_blank">www.catwinternational.org</a>).</p>
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		<title>Crise et disparition &#8211; Mais où est passé le point G?</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 15:04:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Vauclair</dc:creator>
				<category><![CDATA[Février 2010]]></category>
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		<description><![CDATA[La crise est partout en ce début d’année jusque dans nos sous-vêtements. L’austère quotidien Les Echos va la dénicher dans les soutiens-gorge des demoiselles. Les ventes de prothèses mammaires ne sont plus aussi florissantes. Quinze pour cent de baisse, c’est une femme sur six tentées par la chirurgie esthétique, qui préfère donner une chance au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2010/01/g1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-814" title="g1" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2010/01/g1-300x250.jpg" alt="" width="300" height="250" /></a>La crise est partout en ce début d’année jusque dans nos sous-vêtements. L’austère quotidien <em>Les Echos</em> va la dénicher dans les soutiens-gorge des demoiselles. Les ventes de prothèses mammaires ne sont plus aussi florissantes. Quinze pour cent de baisse, c’est une femme sur six tentées par la chirurgie esthétique, qui préfère donner une chance au chocolat plutôt qu’au silicone, fut-il bio.</p>
<p>- Certes, me direz-vous, mais est-ce un mal ? Le plaisir du toucher excède celui des yeux et la nouvelle, bien qu’elle bouleverse sans doute nos amis chirurgiens, ne remet pas en cause ni ma vie, ni ma sexualité.</p>
<p>Oui, mais attendez, impatients lecteurs,  amateurs de plaisirs et frivolités que je vous assène la nouvelle suivante : George Perec avait fait disparaître la voyelle « e », un groupe de chercheurs et médecins britanniques ont annihilé le point G. Oui, vous avez bien lu, le fameux Graal, la zone sacrée située dans la paroi antérieure du vagin, « découverte » par Dr. Ernst Gräfenberg, dans les années 1950 n’est plus ! Nommée point G en l’honneur du bon docteur au début des années 1980 par des sexologues américains (Addiego et al, 1981 puis Ladas et al., 1982), cette zone érogène correspondant aux glandes de Skène est aujourd’hui admise par tous même si jusqu’à présent aucun travail scientifique n’apporte la preuve irréfutable de son existence et de sa position.</p>
<p>Selon le <a href="http://www.timesonline.co.uk/tol/news/science/article6973971.ece" target="_blank">Times</a>, une équipe de médecins et scientifiques du King’s College de Londres menée par le généticien et épidémiologiste Pr. Tim Spector a conclu après avoir étudié 1804 vraies et fausses jumelles britanniques, âgées de 23 à 83 ans que « le point G est une donnée totalement subjective ». En effet, <em>« 56 % des femmes étudiées affirment posséder un point G, mais ces femmes sont souvent les plus jeunes et les plus actives sexuellement. D&#8217;autre part, si une personne affirme avoir un point G, sa jumelle monozygote devrait le posséder également, or l&#8217;enquête révèle que la fréquence de mêmes réponses est identique entre vraies jumelles et jumelles hétérozygotes ! Au vu de ces résultats, il semble évident que les femmes qui disent avoir un point G sont influencées par les sexologues et les magazines ou livres traitants du sujet …»</em></p>
<p><a href="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2010/01/g2.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-815" title="g2" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2010/01/g2-185x300.jpg" alt="" width="185" height="300" /></a>De fait, dans les trente dernières années, cette quête légitime de plaisir a enrichi de nombreux guides et éducateur de ce territoire érogène avec souvent d’excellents résultats. Beverly Whipple, une des sexologues qui ont vulgarisé ce point dans les années 1980,  a souligné en dénigrant l’étude qu’ « on ne nait pas avec un point G, on le trouve », en fait  qu’il faut l’activer. « C’est bien ce que nous affirmons » fut la réponse venue de King’s.  Car si chacun s’accorde à trouver une zone particulièrement innervée sur les paroi vaginale, la question est de savoir si elle vous mènera généralement à l’orgasme et sera véritablement érogène ou pas. Et c’est là que les avis divergent brutalement, et comme dirait Desproges dix verges cela fait quand même beaucoup pour un point.</p>
<p>Et j’ignore si vous vous trouvez du côté des <a href="http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2010/01/point-g-l%C3%A9tude-stupide-de-lann%C3%A9e.html" target="_blank">zélateurs</a> et <a href="http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2010/01/le-point-g-existe-je-lai-rencontr%C3%A9-.html" target="_blank">croyants</a> comme la brillante et pugnace Agnès Giard, ou plutôt dans le camp des <a href="http://www.dailymotion.com/video/xc13n4_le-point-g-nexiste-pas_fun" target="_blank">réfutateurs</a> et <a href="http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/CAA8300178801/plateau-sexualite-feminine.fr.html" target="_blank">sceptiques</a> comme la sage et charismatique Françoise Dolto, mais n’êtes-vous pas frappé de la violence de cette polémique et d’une ignorance aussi étendue de nos corps et des manières de les contenter ? Que penser d’une société où la jouissance est si présente et tellement taboue, plus encore si elle est féminine ? En ce moment même des équipes de gynécologues français et italiens mené par Dr Sylvain Mimoun et Dr Odile Buisson parlent de machisme médical, tandis que leurs collègues britanniques vont jusqu’à répondre que cette défense acharnée du point G n’a qu’un but terroriser et culpabiliser les femmes et leurs partenaires présumés incompétents. Avec un certain pragmatisme un chirurgien esthétique californien propose une augmentation de cette zone innervée supposée érogène, afin de maximiser le plaisir de ces clientes. Problème ! Elles deviennent si sensibles que les vibrations du train ou celles de leur automobile leur cause parfois trop d ‘émotions et que celles-ci sont rarement agréables.</p>
<p>Décidément, sale temps pour les prothèses et plus encore pour les aventuriers du plaisir. Restent l’idée que la zone est malgré tout plaisante pour bien des femmes, et qu’elle peut s’éduquer, alors foin de toutes ces hésitations, explorons, explorons, et partageons toutes nos <a href="http://www.youtube.com/watch?v=TCeD_6Y3GQc" target="_blank">bonnes vibrations</a>.</p>
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