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	<title>L&#039;Autre Sexe &#187; Il était une fois&#8230;</title>
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	<description>Le magazine des sexualités au pluriel (manifestement)</description>
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		<title>Il était une fois… une saint valentin et des célibattantes.</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Jan 2009 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lina C.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Février 2009]]></category>
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		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[célibat]]></category>
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		<description><![CDATA[Il était une fois un 14 février du début de ce siècle, quatre jeunes femmes hétérosexuelles célibataires et un sapin de Noël.
Je fêtais la Saint Valentin avec ma colocataire et deux de ses amies, au pied du sapin que, pour faire plaisir à ma mère, j’avais acheté quelques semaines auparavant, et qui finissait là de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il était une fois un 14 février du début de ce siècle, quatre jeunes femmes hétérosexuelles célibataires et un sapin de Noël.</strong></p>
<p>Je fêtais la Saint Valentin avec ma colocataire et deux de ses amies, au pied du sapin que, pour faire plaisir à ma mère, j’avais acheté quelques semaines auparavant, et qui finissait là de crever doucement.</p>
<p>Quelques éléments de contexte. Ma colocataire et ses copines étaient diplômées, professionnellement actives, gagnaient honorablement leur vie et correspondaient à peu près au profil de ce qu’on commençait à l’époque à appeler les « célibattantes ». Plutôt jolies, talons, maquillage, shopping le samedi après-midi, afterwork en semaine et sorties les week-ends dans des lieux dits branchés de la capitale, and Co.</p>
<p>Un autre point commun les réunissait : elles avaient passé la majeure partie de leur vie sans hommes en particulier, et se défendaient plutôt d’en avoir besoin, alors même qu’elles parlaient beaucoup, beaucoup d’eux. Quelques aventures ici ou là, quelques « sexfriend » ou coups d’un soir, mais, sauf pour l’une d’elles qui avait connu une histoire à l’âge de vingt ans, jamais un homme n’avait pris une place dans leur vie. Non. Je les connaissais, de plus ou moins loin, depuis presque dix ans : elles avaient cheminé seules, sans s’installer dans une relation amoureuse un tant soit peu durable, sans même une vie sexuelle régulière.</p>
<p>Moi pour qui le sexe et les relations amoureuses étaient grosso modo le point central de l’existence, j’avais jusqu’ici vécu, pour beaucoup, dans l’espoir de construire avec un homme, une relation épanouissante : leur situation m’était tout-à-fait étrangère. Même dans mon célibat, qui durait depuis six mois environ, les hommes et le sexe étaient omniprésents et j’allais de rencontres en expérimentations. Je sortais, me baladais sur Meetic, discutais, écrivais, rencontrais. J’en profitais pour flirter avec la diversité des essences masculines.</p>
<p>Revenons à cette St Valentin. La discussion est partie en vrille précisément au moment où l’une d’elles, prenant moult pincettes je le voyais, m’a dit que j’avais peut-être un problème avec les hommes et l’amour, qu’il n’était pas normal que ça soit si important pour moi, notamment que je passe si longtemps sur des sites de rencontres. Mais pourquoi avoir tant besoin d’un homme ? me demanda-t-elle en faisant les gros yeux. A l’entendre, ça l’étonnerait pas que ça soit un peu pathologique.</p>
<p>Ma première réaction, outre que je me demandais comment elle pouvait bien avoir une idée du temps que je passais sur des sites de rencontres et donc soupçonnais ma colocataire d’en faire un sujet de conversation de leurs soirées désœuvrées entre filles, fut de protester. Non, je n’avais pas de problèmes, j’appréciais de vivre seule. Et puis très vite, je n’étais pas à l’aise dans cette argumentation. Elle avait raison : je passais un temps considérable sur ces sites, à écrire des mails, à tchatter, j’avais du rencontrer une douzaine d’hommes au cours des six derniers mois, mais surtout, je ressentais depuis quelques temps un manque terrible de ne pas partager ma vie avec quelqu’un. Fort agréable au début, mon célibat commençait sérieusement à me peser. J’avais bien essayé, je n’y arrivais pas. J’étais seule, trop seule, ma vie sexuelle avec plusieurs « amants » ne me satisfaisait plus. J’avais besoin d’un homme dans ma vie. Un seul, longtemps.</p>
<p>Je leur ai dit. Là, ça y’était, j’avais avoué ma faute, elles pouvaient me dire ce qu’elles semblaient avoir sur le cœur depuis des mois : je n’étais pas indépendante, je n’étais pas capable de vivre pour moi-même. Elles avaient même l’idée que j’étais prête à rencontrer n’importe qui plutôt que personne. Mais le plus important dans leur discours était que mon « problème » était mis au regard de leur indépendance à elle, de leur liberté féminine. Et puis, les ami(e)s, ça apporte tout ce qu’il faut. D’ailleurs, si homme elles rencontraient, hors de question d’y renoncer à cette liberté et à leur groupe d’ami(e)s à tel point qu’elles ne savaient pas si elles étaient « prêtes » à vivre une histoire amoureuse. Effectivement, depuis toutes ces années, leur identité s’était construite en dehors d’une relation suivie avec quelqu’un, en dehors d’une dimension sexuée et sexuelle partagée. Elles n’avaient jamais été la femme de, et ne s’en portaient pas si mal à les voir pavaner ainsi devant ma faiblesse.</p>
<p>Elles continuaient : il ne faudrait pas que je m’étonne si ça ne marche pas, les sites de rencontre. L’amour, on ne le provoque pas, c’est inutile. Il vient quand on ne l’attend pas, c’est la règle. Mais où ? Quand ? leur demandais-je ? N’importe où, n’importe quand. Dans une manif, un homme les ayant d’abord discrètement regardées derrière sa banderole, les inviterait naturellement à prendre un café lors de la dispersion des troupes ; ou au supermarché, dans un même élan qu’elles, il tenterait de rattraper la bouteille de vin prête à tomber du tapis roulant ; ou bien il ferait un peu trop de bruit avec sa petite cuiller au café pour attirer leur regard et entamerait dans la foulée une conversation passionnante ; ou encore, au gymnase ou à la piscine, il leur ramènerait gentiment la veste qu’elles avaient oublié après le cours. Voilà, c’était simple. L’homme surgirait.</p>
<p>Et puis même, imaginons que je rencontre quelqu’un sur internet, qu’est-ce que j’allais raconter à mes enfants et petits-enfants ?</p>
<p>Fichtre, je n’y avais pas pensé. C’est vrai que ça fait moins bien que le type à la banderole, une histoire d’amour qui part d’un rencard sur meetic. Ce que j’ai réussi à leur dire, c’est qu’il me semblait ne pouvoir être pleinement femme sans un homme avec qui partager cette « condition », et accueillir la sienne. Que je me sentais sans cela inachevée, frustrée. A ce moment de la discussion, je l’ai vu dans leurs yeux, on touchait du doigt mon véritable problème : une conception de la femme liée à l’homme, donc complètement archaïque et qui remettait en cause toutes ces luttes féministes qu’elles convoquaient sans les connaître.</p>
<p>Mais voilà, comment dire la valeur de la confrontation de deux histoires, deux identités, en outre de genre différent, dans une relation impliquant sentiments, émotions, plaisirs, sexe, enjeux à court, moyen, éventuellement long terme ? comment dire son rôle dans la construction de soi, à quelqu’un qui ne l’a jamais connu ? Je ne pouvais leur répondre, j’étais déclarée malade par des jeunes femmes n’ayant non seulement jamais connu la santé, mais prétendant que la santé, finalement, hein, on s’en passe bien.</p>
<p>En effet, dans ces conditions, on s’en passe. A bien y regarder, les demoiselles en question n’étaient pas idéalement placées pour me faire la leçon sur la manière dont je gérais mon rapport à l’amour, au sexe, aux hommes. Ce sont les mêmes qui se sont retrouvées à des rendez-vous foireux, où personne n’a rien à se raconter. A passer des nuits avec des rustres qui leur ont sauté dessus et les ont laissées avec un goût amer le lendemain. Les mêmes qui évaluent la qualité d’un rendez-vous au temps que le premier texto de l’homme en question met à arriver après leur rencontre, puis débattent collectivement pendant des heures du sens de la moindre virgule dudit texto (si tant est qu’il ait été envoyé). Mais aussi, ce sont elles qui se rendent, pour des soirées entre copines dans quelque bar, apprêtées davantage encore que lorsque je me rendais à les rendez-vous ouvertement sexuels avec mes amants. Leur rapport aux hommes est entravé par le jeu de dupes qu’elles cultivent entre filles : si elles sont seules, ce n’est pas parce que personne ne s’intéresse à elle, non, c’est parce qu’elles n’ont pas trouvé un homme à leur hauteur. Et les filles qui n’ont pas trouvé d’homme à leur hauteur, elles se maquillent, beaucoup, et marchent la tête haute.</p>
<p>Cette soirée m’a laissée avec un peu de colère et de tristesse. Nos relations avec les hommes souffrent de conceptions féminines de l’amour et de la liberté qui laissent peu d’espace à l’altérité. Aujourd’hui, deux ans plus tard, je crois encore davantage à la puissance de la relation amoureuse dans la construction de soi : célibattante je ne serai jamais, célibataire épanouie guère longtemps, célibattue d’avance. J’ai besoin d’expérimenter, le temps qu’elle dure, une relation avec ses chaos, ses tristesses, son temps qui passe, son désir qui se transforme, pour caresser de temps à autres le petit plaisir fou de partager l’essentiel. Construire ce lien privilégié que constitue le partage d’une condition sexuelle, pour vivre, mûrir et vieillir pleinement en tant qu’individu femme. Reconnaître ce besoin, c’est faire un pas vers l’autre, pour la véritable cause des femmes, et celle des hommes.</p>
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		<title>Quatuor à heure tardive</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 2008 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur M.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Il était une fois...]]></category>
		<category><![CDATA[Janvier 2009]]></category>
		<category><![CDATA[échangisme]]></category>
		<category><![CDATA[libertinage]]></category>

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		<description><![CDATA[Il était une fois un couple avec un couple. Mais cette fois là, femme contre homme, homme contre femme, ce fut un véritable échange, notre premier, et il nous combla.
Pendant toute une nuit, nous avons troqués nos peaux, nos attentions et nos vices. Dans notre appartement, nus dans la moderne ville, nous nous crûmes primitifs.
Au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il était une fois un couple avec un couple. Mais cette fois là, femme contre homme, homme contre femme, ce fut un véritable échange, notre premier, et il nous combla.<br />
Pendant toute une nuit, nous avons troqués nos peaux, nos attentions et nos vices. Dans notre appartement, nus dans la moderne ville, nous nous crûmes primitifs.</p>
<p>Au commencement, il y avait des huîtres, belles et grasses, qui devaient égayer un samedi soir un peu désoeuvré. Qui chantera les charmes érotiques de ce coquillage ! « A l’intérieur l’on trouve tout un monde, à boire et à manger : sous un <em>firmament</em> ( à proprement parler) de nacre, les cieux d’en-dessus s’affaissent sur les cieux d’en-dessous… » a dit le poète. On a répété maintes fois que ses courbes et ses bosses figurent l’antre féminin. Son goût aussi n’est pas sans affinités avec les effluves salés des sexes, quoique plus complexe. Mais, il faut dire la satisfaction conquérante de l’ouvrir et de répandre ainsi son jus sur ses doigts. Et d’engloutir et de croquer cet amas de vie venu du fond des âges marins dont nous venons aussi, moi, je m’en délecte comme un sauvage cannibale. Nous forcions donc la matrice aquatique, et nous nous régénérions de la manger. Dans le bruit des succions et les odeurs de marée, notre chair redevenait humide et vivante, prête à sortir de la coquille de ses habitudes, pour s’unir à d’autres.</p>
<p>Je m’inondais des saveurs du dernier mollusque quand ma belle chavira et proposa d’aller au sauna. L’enchaînement, là, s’est perdu. Le sauna, agréable, mais on savait comment cela finirait. Je lançai l’idée de Net échangisme. Net échangisme, le marché des amours libérées et cependant si désespérément<br />
formatées, le royaume des sans poils, des corps plastiques et des sexes TBM<a name="_ftnref1" href="http://lautresexe.com/il_etait_une_fois_quatuor.htm#_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span>[1]</span><!--[endif]--></span></a>. Net échangisme, tentant, mais entre la horde des hommes seuls et l’élite du cul en tenue de soirée, on y rencontrait rarement nos semblables. Exemple, un couple : « on s’échange mais chaque couple séparé dans une chambre ». Et le plaisir de voir ma moitié crier devant moi ? « Non, bonne soirée ». Fin de la discussion, pas l’ombre d’une chance n’est laissée pour se découvrir, pour se perdre. Tristes personnes. A quoi sert l’échange si c’est pour refuser le risque de changer. Niet !, Net échangisme.<br />
Nous allions finalement nous rabattre sur le sauna quand un dernier message nous arriva : « Bonsoir vous êtes charmants, nous aimerions faire votre connaissance ».<br />
Un clic sur la fiche. Un jeune couple. Des photos assez artistiques sans visages : des poses en clair-obscur, une superbe paire de seins laiteux et une queue dressée fièrement entre deux fesses pleines. Une annonce accueillante. Nous fûmes titillés. Mais oui, faisons connaissance. Il était onze heures du soir.<br />
Il est une heure du matin. Entre temps, nous avons rangé, enfoui nos huîtres, trouvé de l’alcool. Nous tourbillonnons sur notre désir quand ils arrivent.<br />
Les salutations sont simples. Ils sont plus jeunes, ce qui me rassure. Ils vont s’offrir, cela semble acquis. Je savoure mi anxieux mi excité le passage au réel : ces visages qui enfin s’animent, ces gestes qui ne peuvent plus mentir, et la tenue, assez légère, de cette nouvelle femme, dernier voile entre sa nudité et moi.<br />
Ils sont plutôt sages, presque timides. Nous parlons de nos expériences, nous parlons de coquineries, nous parlons de sexe mais nous ne faisons qu’en parler. Il n’y a pas de doutes cependant, les choses vont se faire. Il nous faut ce temps de paroles pour nous apprivoiser, installer nos présences, atténuer la brusquerie de ce qui est tout de même une intrusion dans nos intimités. Il nous faut donc parler alors que chacun voudrait se taire.</p>
<p>Je propose comme transition un jeu assez bête mais qui a fait ses preuves : une « strip-bataille ». Il s’agit bien du jeu de cartes mais agrémenté là d’une règle qui autorise le vainqueur d’un duel à demander ce qu’il veut à la personne de son choix.<br />
Je me souviens des seins de cette femme que son homme fait dégager d’un puissant soutient-gorge noir : ils sont lourds et tombent un peu plus que sur les photos mais ce défaut ravit ma gourmandise.<br />
Je me souviens du premier baiser que j’ordonne aux deux femmes. Leurs gros seins déjà nus se heurtent, leurs lèvres timides au début s’ouvrent, leur langue finissent par lier leur corps dans une magnifique étreinte.<br />
J’entends entre nos quatre corps, la vibration du désir.<br />
Je me souviens que ma moitié, victorieuse, leur demande de se laisser aller comme s’ils étaient seuls chez eux. Je revois la fille prendre en bouche le membre encore mou de son homme et comme s’engager obstinément à le ravigoter ; je vois sa croupe monter et descendre ; et la queue de son mâle répondre présente. La mienne n’est pas en reste.<br />
La vibration se fait éclair. C’est le moment.<br />
J’amène ma belle près d’eux. Je l’embrasse en caressant les fesses de l’autre qui s’arrête pour nous sourire. Elle vient vers moi, ma belle va vers lui.</p>
<p>Il est inutile de tout raconter. Baise animale et complice. Nos goûts étaient communs.<br />
Les hommes ont entouré les femmes, contourné leurs dernières pudeurs et les ont fouillées avec obscénité ; les femmes les ont accueillis, ont laissé leurs cuisses s’amollir et ont ressenti l’impérieuse envie d’être remplies.<br />
J’ai eu plaisir à soumettre une autre femelle tout comme à voir ma moitié se laisser aller sous les coups de butoir directifs de mon comparse.<br />
Qu’il est doux de chuchoter d’abord gêné des mots cochons sur un cul qu’on vient à peine de connaître et de voir qu’ils produisent leurs effets.<br />
D’agripper fermement la tête d’une femelle pour qu’elle embrasse goulûment sa belle, et d’ainsi souiller d’amour celle qu’on aime par la voie des autres.<br />
De sentir que cette coquine qui au début, n’osait mélanger franchement sa langue à une bouche étrangère, se donne maintenant tout à moi et attend de ma queue les clés de sa jouissance.<br />
Nous nous sommes partagés et repris, accouplés et reposés, abandonnés tout en restant à sa moitié.</p>
<p>Il était six heures du matin quand la fatigue nous arrêta. Nous sentions la sueur et le sexe. Le désordre avait repris notre salon. Et nous parlions à nouveau. Nous ne parlions plus de sexe mais de nos vies, de nos métiers, de nous, et tout cela était délicieux de spontanéité. Peut-être avions-nous besoin de nous retrouver en tant qu’hommes après avoir fait les bêtes. Peut-être attendions-nous un dernier sursaut de volupté et de vice. Le sommeil l’emporta, nous promîmes de nous revoir.</p>
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		<title>Un hors saison à Phuket, Thaïlande</title>
		<link>http://lautresexe.com/2008/12/01/un-hors-saison-a-phuket-thailande/</link>
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		<pubDate>Sun, 30 Nov 2008 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lina C.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Décembre 2008]]></category>
		<category><![CDATA[Il était une fois...]]></category>
		<category><![CDATA[prostitution]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme sexuel]]></category>

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		<description><![CDATA[Il était une fois un homme et une femme qui, lors de leur premier voyage ensemble, se retrouvent, malgré eux, sur les traces de Houellebecq.
Les guides touristiques avaient confirmé nos craintes et ravivé nos souvenirs de Plateforme : empire du tourisme de masse en partie sexuel, Phuket est à éviter soigneusement par les voyageurs ayant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="line-height: 115%">Il était une fois un homme et une femme qui, lors de leur premier voyage ensemble, se retrouvent, malgré eux, sur les traces de Houellebecq.</p>
<p style="line-height: 115%">Les guides touristiques avaient confirmé nos craintes et ravivé nos souvenirs de <em>Plateforme</em> : empire du tourisme de masse en partie sexuel, Phuket est à éviter soigneusement par les voyageurs ayant un minimum le sens des responsabilités.<br />
Mais. Etape obligée entre un avion depuis le Nord et un bateau le lendemain vers une autre île, on n’avait pas le choix, on devait y passer une nuit. A Patong Beach précisément, qui concentre toutes les tares le long de ses plages selon lesdits guides, les autres étant désertes en ce mois d’août.</p>
<p style="line-height: 115%">Effectivement, Patong Beach dévoile sans pudeur tout ce qu’il y a de plus détestable dans ces pays : le sacrifice d’une nature sublime aux bons plaisirs des touristes et la dissolution de la culture locale dans le coca-cola et le Jack Daniels. Des bars partout, une procession de bimbos-minets-vieux plein de frics le long de boutiques où objets en noix de coco et autres produits artisano-manufacturés se disputent la vedette, des hôtels de luxe, des chaises longues en enfilade, des marchands de glace, un petit manège bien rodé.</p>
<p style="line-height: 115%">Bon. Puisqu’on était là, autant profiter de la plage.<br />
La mer d’Andaman. Le choc. Inimaginable trois heures auparavant alors qu’on se battait contre une mousson impitoyable dans le Nord du pays : une baignoire géante avec juste ce qu’il faut de petites vagues pour m’affoler le fond du bikini en matant mon homme allongé sur le sable blanc.<br />
Après ça, les cocktails vantés par les paillotes nous ont fait de l’œil pour prolonger le plaisir.<br />
Alors voilà, on s’est posé là, le soleil sur la peau, la mer et les cocotiers plein les yeux, à arroser tranquillement le joli cliché de petites gorgées de mojito frais et piquant qui, après dix jours de sevrage, m’ont fait valser le cerveau en moins de deux. L’envie que mon homme m’immobilise sous son grand corps, là maintenant, aussi. Il fallait plus qu’on tarde à trouver une piole, sinon il allait devoir me violer derrière ce petit cabanon, ça ne serait pas correct.<br />
On est donc parti la chercher et on l’a rapidement trouvée, la piole, enfin, plutôt, le mignon bungalow, niché dans un touffu jardin exotique avec d’autres et un restaurant, le tout élégamment disposé autour d’une grande piscine.<br />
Pour des voyageurs partis vadrouiller en sacs à dos, décidés à découvrir ce qu’il y avait d’authentique dans le pays et à s’aventurer là où d’autres ne vont pas, cette arrivée à Phuket commençait à jurer dans le paysage du périple. Sous des cieux paradisiaques, la chair est faible, l’appétit culturel encore plus. Trois heures à peine sur cette île et on était envoûtés : on ne pensait plus qu’à baiser, boire un coup, goûter la piscine, manger, rebaiser.</p>
<p style="line-height: 115%">Quand on est sortis le soir, on a vite vu qu’effectivement, sous ces cieux paradisiaques en particulier, beaucoup d’hommes seuls étaient venus s’essayer à la baise. Le plus souvent avec de jeunes créatures bien du pays.<br />
Au début, on les observe quand on les croise, on les scrute même, forcément. Effrayé mais attiré, on ouvre grand les yeux. On tente de saisir comment les choses se passent. Certains hommes sentent ce regard et montrent de légers signes de malaise, mais la plupart fait ses petites affaires avec une nonchalance tout à fait surprenante. Pourquoi avoir honte, ils sont venus là pour ça, et tellement d’autres comme eux. Ainsi, le long des rues, dans les bars et restaurants, il y a un peu partout de ces « couples » composés d’un quinquagénaire bedonnant et d’une jeune nymphe mat, qui se baladent, mangent un bout, prennent un verre, tout ça l’air de rien. Le phénomène n’est pas criard mais discrètement omniprésent. A tel point que par endroits, on ne sait plus s’il se situe du côté de la norme ou de la déviance.</p>
<p style="line-height: 115%">On est entré dans un restaurant de poissons, où l’on s’est régalé, à la chandelle, face au large. Le vin était bon. Au cours du dîner un marchand ambulant est venu à nous avec un objet fort astucieux : a première vue un petit godemiché en plastique souple, qui, quand on lui soulevait le gland, s’avérait être aussi un briquet. Pas pu m’empêcher de l’acheter. Plus tard, avant le dessert, mon homme m’a mise au défi d’aller prendre un bain de mer, histoire qu’il puisse mieux voir le bikini string aux reflets bruns chauds que je venais d’acquérir dans une méchante boutique.<br />
Bref, après le dîner, aller faire un tour du côté des bars à fille, j’étais plus à ça près.</p>
<p style="line-height: 115%">Pas compliqués à trouver, les bars : une nuée de jeunes types vous assaille dès le coin de la rue en agitant devant vos yeux les petites cartes des établissements qui leur verseront une rondelette commission s’ils parviennent à vous y amener. Ils répètent tous et sans cesse les mêmes mots : « ping pong show ! » ou quelques chose du genre. Pas de « no, thank you » qui tiennent, ils veulent rien savoir, les « ping pong show ! » sont souverains. Plus tard on a compris ce que ça signifiait : les jeunes filles placent des balles de ping-pong dans leur chatte. Des oiseaux aussi. Les touristes adorent ça. Mais bref, la nuée de jeunes types vous montre aussi de petites pancartes où l’on peut voir des silhouettes dessinées, s’adonnant à telle ou telle pratique sexuelle, et le prix que ça vous coûterait si l’idée vous venait de les imiter.<br />
Et puis quelques mètres plus loin, on y est. Les musiques électriques des bars fondent sur la rue dans un vacarme qui couvre presque les « hello » que vous lancent les filles en devanture. Elles sont là avec leurs petites jupes, porte-jarretelles et maquillages appuyés. Elles vous invitent à les rejoindre. Non merci, on n’est que de passage, on marche, on fait un tour, on observe de loin.</p>
<p style="line-height: 115%">Puis quand même on a eu soif. On est entré dans un bar. Avec des comptoirs en quinconces et des danseuses aux jambes dorées qui se déhanchent avec une agilité certaine, de l’un à l’autre, au dessus de vous. Elles vous regardent, l’œil brillant, aguichent les hommes assis-là. Des hommes de toutes sortes, de toutes nationalités, jeunes et moins jeunes, venus seuls ou en petits groupes, en tenue de plage ou de sortie, buvant bière, cocktails ou whisky, discutant un peu, matant, beaucoup, les jeunes filles évoluant devant eux, avec leurs corps magnifiques, leurs tenues coquines et leurs cheveux noirs étincelants. On regardait aussi.</p>
<p style="line-height: 115%">Une danseuse revenait souvent vers nous dans son mouvement, nous souriait, titillait mon homme, et moi avec. A un moment, elle m’a glissé à l’oreille quelques chose du style « vous, c’est quand vous voulez ». Oh. A un autre, elle s’est accroupie, en rythme, devant mon homme qui en a profité, alors qu’elle se retournait pour lui montrer sa croupe, pour lui déposer un petit baiser sur la fesse. Tant qu’à faire.<br />
On a rencontré un Français, jadis cadre à Levallois Perret, qui gérait désormais l’un de ces bars. On a essayé d’en savoir un peu plus sur la manière dont les choses se passaient. On a discuté avec des filles, aussi. La plupart étaient de jeunes travailleuses ou étudiantes qui venaient de temps en temps ici, des campagnes aussi bien que de Bangkok, gagner un peu d’argent. L’une d’elles nous a dit que ça lui convenait de faire ça, elle retrouvait des copines sur l’île, elle était plus indépendante avec l’argent qu’elle gagnait. Et puis, les touristes étaient « gentils », « respectueux », « pas violents ». Certaines sont fières de vous dire qu’elles ont plusieurs « fiancés », un belge, un français, un néerlandais, que sais-je, avec qui elles passent ici plusieurs semaines chaque année. Ces filles ne sont pas tant dépendantes de proxénètes que de leurs familles à qui revient une bonne partie de ce qu’elles gagnent. Il était difficile de savoir quelle part de ces discours était la vérité.</p>
<p style="line-height: 115%">Néanmoins, c’était véritablement frappant : ces lieux n’avaient rien du glauquissime que j’imaginais. Ce ne sont pas ces filles au regard sombre, arrachées à la jeunesse, que l’on voit sur les maréchaux, à Vincennes ou à Boulogne. La plupart souriaient, se donnaient à la danse. Si bien qu’on ne croirait pas à des prostituées mais à des danseuses de charme.<br />
Le lendemain matin, à l’hôtel, après une nuit d’amour embrasée avec mon amant, une ambiance toute particulière régnait sur la terrasse où l’on prenait le petit déjeuner : attablés, plusieurs « couples », un vieux blanc, une jeune thaï, beurraient leurs tartines et buvaient leur café, comme à la maison. C’était très étrange. Tout le monde voit, sait, pense, mais un « que veux-tu… » soupire au dessus de nos têtes et l’emporte. On laisse les choses à ce qu’elles sont. S’installe une sorte de complicité silencieuse autour du vice. A la fois gênante et excitante, on ne sait jamais vraiment.</p>
<p style="line-height: 115%">Nous sommes finalement restés deux jours là-bas, à nous gorger de plaisirs et de sexe. Entre nous, dans ce mignon bungalow, près de cette piscine. Le reste, on en avait assez vu. Juste profité de la mer, un peu. Phuket reste Phuket.<br />
Quant à l’idée de payer une jeune fille pour accompagner nos élans lubriques, qui nous avait traversé l’esprit il est vrai, on n’avait pas hésité longtemps et ce n’est qu’entre nous qu’elle a vécu : l’ambiance chiadait les fantasmes que l’on se détaillait pendant nos ébats. On y cassait la gueule à la morale, on l’assommait de mots obscènes, on la noyait dans le foutre. A Phuket, mon homme s’était paré d’atours grisants : aventurier immoral, homme des grands horizons, animal solitaire, la cigarette au bec et l’œil canaille, il parcourait la planète, se frottait à la puissance des vices, des plaisirs et des séductions féminines.</p>
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		<title>Mon homme et une prostituée</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Oct 2008 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lina C.</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Novembre 2008]]></category>
		<category><![CDATA[exhibitionnisme]]></category>
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		<description><![CDATA[Il était une fois un couple et le petit monde fantasmatique où ils vagabondent en faisant l’amour : parmi toutes les cochonneries qu’ils se racontent, il y en a qu’ils ne réaliseront sans doute jamais, d’autres qu’ils expérimenteront éventuellement plus tard, d’autres enfin qu’ils ont non seulement envie de vivre, mais en plus, là, maintenant.
« [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il était une fois un couple et le petit monde fantasmatique où ils vagabondent en faisant l’amour : parmi toutes les cochonneries qu’ils se racontent, il y en a qu’ils ne réaliseront sans doute jamais, d’autres qu’ils expérimenteront éventuellement plus tard, d’autres enfin qu’ils ont non seulement envie de vivre, mais en plus, là, maintenant.<br />
« Mon homme et une prostituée » est un peu tout ça à la fois…</p>
<p>« Mon homme et une prostituée », parfois, c’est moi et je travaille pour lui. On part rue St Denis : lui, les mains dans les poches d’un blouson en cuir, au coin d’une rue, m’observant de biais, quelques mètres plus loin, petite jupe et bas résille sur hauts talons. Je déambule lentement sur le trottoir, attendant le client, puis disparais dans un couloir sombre en compagnie d’un gros type transpirant de manque, jusqu’à la pièce exiguë où il me donne le fric que mon homme enfourne dans la poche de son jean quelques minutes plus tard, le travail accompli, avant de m’envoyer attendre le prochain avec une petite claque sur les fesses. Bon, celui-là, on ne l’a jamais fait.</p>
<p>« Mon homme et une prostituée », d’autres fois, c’est lui tout seul. Il rentre du travail stressé et l’envie lui prend en sortant du métro d’un petit plaisir avec l’une des filles qui parsèment le trottoir, juste là. C’est encore mieux si je l’attends à la maison et qu’il choisit malgré ça ce délassement facile et rapide ; avant d’apparaître dans l’appartement, l’air fatigué et serein, prêt éventuellement à puiser dans ses ressources pour me satisfaire moi. Ou pas : s’il n’en a plus, tant pis pour moi, j’avais qu’à pas choisir un salaud pareil. Ça, on ne l’a pas fait non plus, ou alors je ne suis pas au courant.</p>
<p>« Mon homme et une prostituée », une fois, ça a failli être lui et elle, devant moi. Nous disposions d’une voiture louée pour un déplacement professionnel, sortions d’une soirée gentiment arrosée et avions décidé de faire un tour du côté du bois de Vincennes et, tant qu’à faire, de pousser jusqu’à Boulogne. Je m’étais mise en tête de lui offrir une pipe. J’étais au volant, je ralentissais devant les filles, il en cherchait une qui lui plaisait. Après avoir tourné un certain moment sans succès, on avait décidé d’aller plus loin et je roulais plus vite. C’est à ce moment-là qu’il en a repéré une, dans un virage, une grosse femme mûre, blonde, en manteau épais et rouge à lèvre sombre, qui marchait en sens inverse, à l’orée des bois : Celle-là ! En une demi seconde, il l’avait vue et m’avait demandé de vite, vite faire demi-tour en se dévissant le cou pour ne pas la perdre des yeux. On est revenus sur nos pas en roulant lentement à la recherche de la femme, mais elle avait disparu. J’ai été un peu soulagée à vrai dire, parce qu’au moment de le faire, je ne le sentais plus. Il est déstabilisant d’expérimenter, pendant quelques secondes, sa propre absence à la situation fantasmatique qu’on souhaite réaliser : il n’y avait plus que lui et son enthousiasme à l’idée de se laisser aller dans la bouche de cette femme. On est rentré à la maison.</p>
<p>« Mon homme et une prostituée », ce soir-là, c’était d’abord entre nous. Il me prenait et il était avec elle, viril, dominateur, puissant : bien décidé, en ayant payé le prix, à soulager ses couilles tendues de désirs et de perversions. Classique. Mais cette fois-là, je ne me souviens plus bien comment, l’idée de le faire vraiment et de suite, a émergé ; et plus elle a émergée, plus ça nous a excités… On approchait peu à peu du plaisir ultime, au moment où, stop, on a décidé de tout arrêter, histoire de garder l’excitation pour avoir le courage de le faire, là, maintenant. Il irait sur le boulevard, juste à côté, chercher une fille, l’amènerait à l’appart et la baiserait devant moi. C’est moi qui paierais. Entendu.</p>
<p>Il s’est levé, est parti à la salle de bains, puis est revenu vers moi en refermant son jean sur sa queue. « Non… tu y vas vraiment ? », « Ben oui, non ? », « Ben… non mais si, vas-y ! » : le truc bête et confus qui confirme à chacun que chacun le souhaite mais ne se l’avoue et ne l’avoue à l’autre que partiellement, bref, que c’est à la fois simple et compliqué. Quand des questions morales interviennent dans la réalisation des fantasmes, c’est toujours simple et compliqué.</p>
<p>Et il est parti. Je me suis retrouvée seule dans l’appartement, entre excitation et tranquillité, entre allumage frénétique de quelques bougies et lent sirotage de whisky. A ce moment là s’est produite une anecdote dont je me souviendrai longtemps. Alors que mon homme devait revenir d’un instant à l’autre en compagnie d’une pute, tout ça parce que je le voulais et que lui aussi, j’ai remarqué qu’il était écrit, sur la bouteille de Lagavullin : « à consommer de manière responsable ». Magnifique. Ça m’a fait rire. Et puisqu’il n’était apparemment pas question de modération mais bien de responsabilité, je me suis resservie un verre pour mieux réfléchir à ce que ça pouvait signifier dans ce contexte.</p>
<p>Un bruit dans le couloir, une voix : celle de mon homme. L’adrénaline m’a fouetté les veines, j’ai retenu mon souffle, tendu l’oreille : pas d’autre voix. Dans un sursaut, j’ai failli me lever, aller vers la porte et lui dire « aller, fais pas semblant, je savais que tu le ferais pas ». Mais la porte s’est ouverte et elle était là. Une petite chinoise, la quarantaine bien consommée, était là.</p>
<p>Je me suis levée. Elle a regardé vers moi, a semblé extrêmement surprise de me voir, s’est immobilisée d’un coup. Je me suis demandée pourquoi il ne lui avait pas expliqué que sa femme serait là, puis j’ai compris, alors que je m’avançais vers elle pour l’accueillir, qu’elle ne parlait pas le français. Je lui ai souri et elle me l’a rendu. Je crois qu’elle a compris qu’il n’y avait pas de problème, même si elle ne devait pas bien saisir ce qu’il se passait dans cet appartement où une femme les attendait avec lumière tamisée et musique d’ambiance. Je lui ai proposé un verre qu’elle a refusé gentiment. C’est à ce moment là qu’elle m’a la première fois demandé si j’allais bien. J’ai dit que oui et expliqué par des gestes que je souhaitais qu’ils fassent comme si je n’étais pas là : j’allais m’asseoir à tel endroit dans la cuisine pour regarder. Elle a compris l’essentiel, qui ne semblait pas lui déconvenir : elle s’est dirigée vers la pièce principale. Mon homme m’a demandé les euros nécessaires ; je me suis assise dans la cuisine, ai allumé une cigarette, me suis resservie un whisky.</p>
<p>Elle était là, la situation de réalisation de ce fantasme partagé tant de fois. Mais.</p>
<p>Elle s’est déshabillée rapidement, empilant ses vêtements sur le sol, ôtant machinalement ses sous-vêtements basiques, découvrant un corps très mince et usé, puis a attendu que mon homme en ait fait de même de son côté. Tout sauf excitant, mais là où nous en étions, nous ne pouvions plus nous raviser. Whisky.</p>
<p>Elle a caressé mon amant juste ce qu’il fallait pour lui enfiler une capote puis lui a indiqué de s’asseoir sur le bord du lit et a commencé à le sucer. Ça lui a plu, ça, quand même ; il a recommencé à être un peu excité et la regardait attentivement lui gober tout le sexe, puis lui taquiner le gland énergiquement. Il a levé les yeux plusieurs fois vers moi. J’ai gardé cette image.</p>
<p>Puis ça a semblé suffisant, elle s’est relevée, m’a envoyé un autre « ça va ? » gêné qui n’attendait pas de réponse et lui a demandé comment il voulait qu’elle se positionne pour la suite. A quatre pattes sur le lit, voilà ce qu’il voulait. Je ne l’avais jamais vu pénétrer une femme. Aussitôt, elle s’est mise à gémir et à pousser des petits cris qui semblaient de surprise et de satisfaction. Il a un peu accéléré, une ou deux minutes peut-être, en gémissant aussi pour se donner de l’entrain, s’est retourné pour me regarder. Elle aussi d’ailleurs, c’en était presque cocasse. Puis il a accéléré encore et les cris se sont intensifiés, avant de ralentir, comme il le fait souvent pour trouver d’autres sensations et repartir ensuite plus rapidement.</p>
<p>A ce moment-là, elle a cru qu’il avait déjà joui et a fait mine que c’était terminé. Cinq minutes, même pas. Il lui a demandé d’attendre et voulait continuer un peu, essayer de se faire un peu de bien, mais non, décidément, la situation ne l’excitait pas des masses, et c’en est resté là. Il est sorti d’elle, le sexe un peu pendant ; elle s’est rhabillée.</p>
<p>Revenant dans la cuisine, elle m’a une fois de plus lancé un « ça va ? » tout à fait étonnant, comme plein de sollicitude, comme si elle s’inquiétait pour moi depuis tout à l’heure ; elle allait bien aussi, elle souriait. Elle ne voulait toujours rien boire alors nous l’avons remerciée et elle est partie.</p>
<p>C’était davantage mon fantasme que celui de mon homme au départ. A l’arrivée, ça ne lui avait effectivement pas beaucoup plu « d’attraper une vieille chinoise », comme il me l’a dit après. On en a ri.</p>
<p>Je n’ai jamais vraiment ressenti de honte d’avoir fait cela ; cette femme n’avait pas l’air malheureuse et plutôt amusée par la situation. Mon homme néanmoins, pendant quelques temps, a eu l’impression de la croiser plusieurs fois vers la rue de Belleville. Il raconte même qu’un jour elle était avec d’autres femmes et qu’elles le montraient du doigt en riant…</p>
<p>Plus tard, en faisant l’amour, je lui raconterais avec force détails à quel point ce que j’avais vu ce jour-là faisait de lui un salaud.</p>
<p>Aujourd’hui encore, des images de cet épisode me reviennent parfois, dans l’ultime danse sensorielle où son corps m’éparpille vers la jouissance.</p>
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		<title>Une femme avec une femme (et deux hommes)</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Sep 2008 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lina C.</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Octobre 2008]]></category>
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		<category><![CDATA[échangisme]]></category>
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		<description><![CDATA[Il était une fois un homme, une femme, et leur envie de prolonger le plaisir d’une longue après-midi coquine sous la couette, par une gentille sortie libertine.
Peu après notre arrivée, depuis l’un des canapés au bar, on les avait remarqués : un couple charmant, qui discutait et riait. Lui, bel homme mûr, assez grand, la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il était une fois un homme, une femme, et leur envie de prolonger le plaisir d’une longue après-midi coquine sous la couette, par une gentille sortie libertine.</p>
<p><span>Peu après notre arrivée, depuis l’un des canapés au bar, on les avait remarqués : un couple charmant, qui discutait et riait. Lui, bel homme mûr, assez grand, la quarantaine passée. Elle, légèrement ronde, cheveux longs, brune et mat, la trentaine. </span></p>
<p><span>Entre temps, on s’était agréablement détendus quelques instants au jacuzzi et on avait tournoyé quartier sauna-hammam où tout prenait un peu les mêmes airs que lors de notre première visite, quelques semaines auparavant. Plutôt des airs d’ « on n’est pas là pour ça », d’ « on est bien entre nous » ou de « vite, branlons-nous devant cette salope le temps que ça dure ». On ne les avais pas recroisés. Alors on était revenus au bar. </span></p>
<p><span>Soudain, ils ont réapparu et traversé la pièce pour prendre le chemin des vestiaires. Mon homme me dit « oh, regarde, ils s’en vont ». « Tu crois ? ». J’ai un peu hésité puis me suis levée, ai gravi les quelques marches en réajustant mon paréo avant de me retrouver devant eux, alors qu’ils se rhabillaient. J’ai dit « Pardon, je vois que vous vous apprêtez à partir, et en fait, je ne sais pas si vous nous avez vus tout à l’heure, on est au bar, là, avec mon homme, vous nous plaisez bien… on aimerait vous offrir un verre ».</span></p>
<p><span>C’était parti comme ça, de ce « vous nous plaisez bien », dans un élan auquel, en y repensant par la suite, j’étais moi-même un peu étonnée d’avoir laissé cours. On n’a pas l’habitude de ça. Ces attitudes et ces mots pourtant simples et naturellement adaptés, on les a tués ou s’ils vivent encore, on les tait le moment venu. Parce qu’ils nous exposent à l’autre, aux autres, à la possibilité que nos élans ne soient pas réciproques. Toutes ces personnes qu’on a à peine osé regarder. Toutes ces rencontres qui n’ont jamais eu lieu. Ces échanges qui ne vivront jamais que dans nos imaginaires. Prenons ça ne serait-ce qu’à l’échelle d’une vie, et si on aime avoir mal, multiplions ne serait-ce que par deux millions de parisiens : on sent poindre le formidable potentiel relationnel que, par crainte d’égratigner les orgueils de nos petites individualités souveraines, on passe notre temps à saccager comme des sagouins.</span></p>
<p><span>Ils avaient remis leurs paréos quand ils nous ont rejoint sur le canapé. On a discuté, plaisanté, le courant est passé très vite. Ils s’étaient rencontrés deux mois auparavant au bal d’un site libertin. Lui, journaliste pour quotidien national ; elle, chanteuse lyrique. C’est sexy ça, chanteuse lyrique. Discussion à quatre, avec petits apartés entre filles qui me plaisaient bien. Elle était belle, sensuelle, les yeux sombres. Et bisexuelle. Elle me glisse qu’elle a trouvée « charmante » ma « spontanéité » dans les vestiaires. Je regarde ses épaules, ses jambes, sa bouche. Puis mon homme propose d’aller nous délasser au jacuzzi. Ravis. On y va.</span></p>
<p><span>Jusqu’à ce moment-là, je ne m’étais jamais interrogée sur mon hypothétique bisexualité. J’ai toujours regardé les femmes dans la rue, sans doute plus que les hommes, parce je les trouve plus jolies. Plus jeune, dans les vestiaires des gymnases, j’aimais regarder les corps. J’ai encore aujourd’hui précisément en mémoire les courbes de deux de mes coéquipières de handball, au lycée. L’une des deux, ma meilleure amie à l’époque, avait d’ailleurs entre temps officiellement déclaré des penchants bisexuels, et avait eu une histoire avec une fille. Ça m’avait rendue un peu jalouse il est vrai, mais c’était de cette jalousie débile qu’on a parfois en amitié à ces âges là. Grande, brune, ronde et mate, elle était belle. Et drôle : elle avait ce côté cynique qu’on est heureux de croiser dans les adolescences difficiles. A la fac, on s’était éloigné mais quand je la revoyais, elle semblait cultiver ce côté « femme bisexuelle », cheveux très courts et attitude équivoque, notamment lors de soirées bien arrosées. Je m’étais prise au jeu une fois. Le principe était simple : une foule de rugbymen qu’on avait pris grand soin d’aguicher en amont ; et une musique pourrie sur laquelle on ne peut que se déhancher. L’alcool aidant, on s’était engagées dans un jeu des corps sous les yeux de bière des hommes accoudés. Elle s’approchait et s’éloignait en se trémoussant, passait ses bras autour de moi, me caressait les épaules et le cou, frottait ses fesses en me croisant. C’était un peu troublant par instants, mais c’était un jeu, et il m’amusait beaucoup. Je me souviens de cris de surprise du comptoir quand elle s’est approchée pour m’embrasser, avec la langue, un baiser profond auquel j’avais spontanément répondu. C’en était resté là, il ne m’était pas venu à l’idée d’en reparler ; j’avais classé l’événement au dossier des « égarements de fin de soirée », au milieu d’autres choses.</span></p>
<p><span>Paris, 2007. Quatre paréos tombent. Je la regarde alors qu’elle rentre dans l’eau du jacuzzi. Ils s’installent en face de nous, on se regarde un peu sourire, et je ne sais comment je me retrouve à faire un pas vers elle, puis deux et trois ; elle en fait un vers moi et on se rejoint face à face, nues, de l’eau jusqu’aux hanches. En tendant ma main vers cette épaule que j’avais longuement regardée tout à l’heure, je lui dit : « il faut me dire si je fais quelque chose qui ne te plaît pas ». ça a l’air d’une évidence pour elle, alors je lui caresse les<span> épaules, le décolleté, la nuque. Dans mon souvenir de cet instant, il n’y a pas mon homme, ni le sien, juste sa peau, son regard. Et le velours de ces petits seins de femme que je caresse pour la première fois. </span></span></p>
<p><span>Quand on est habituée aux grands torses velus, ça fait un choc. Les corps que j’avais touchés jusqu’à présent étaient non seulement masculins, mais le plus souvent grands et costauds. Un homme, ça tient la route, on peut y aller, palper. Je découvrais-là, alors qu’elle n’était pas particulièrement petite ou mince, une fragilité corporelle que j’effleurais avec un plaisir nouveau et particulier. On s’est embrassé. Elle avait une petite langue timide, que j’allais chercher et caressais lentement ; je refermais la bouche, la regardais, et recommençais. Je laissais mes mains aller sur elle et lui caressais les cheveux. Je me remplissais de sa finesse et de sa douceur.</span></p>
<p><span>Je ne sais pas combien de temps ça a duré, je ne sais plus si nos hommes nous ont rejoint. Je me souviens m’être dit, après : et dire que les hommes ont tout ça entre leurs mains. C’est tellement petit et délicat, un corps de femme.</span></p>
<p><span>Puis on fait un tour au hammam. Chaque couple se donnait en caresses érotiques à son partenaire, puis je me suis retrouvée avec lui, et mon homme avec elle. De cet instant-là, j’ai cette image gravée en moi : mon homme la lèche, dans la buée, à genoux devant le banc sur lequel elle écarte les jambes, et elle me regarde d’une manière qui me fait comprendre qu’il lui fait ça plutôt bien.</span></p>
<p><span>La complicité masculine, quand elle naît, s’exprime oralement à travers des mots salaces visant le plus souvent à valider conjointement la qualité de grosse cochonne de la ou des femmes qui se trouvent là. La complicité féminine que j’ai connue parfois, rarement, elle, en est toujours restée à des regards qui se disent plutôt « t’as vu, pas mal, hein ? ».</span></p>
<p><span>Son homme s’occupait donc de moi, assez plaisamment d’ailleurs. Au bout d’un moment, je me suis relevée et me suis agenouillée devant lui pour honorer sa queue, d’abord de quelques coups de langue, puis d’une visite au fond de ma gorge. Il me plaisait lui aussi, un homme charmant et délicat, plutôt du genre mâle dominant. Il imprimait son rythme à mes mouvements, d’une main virile sur ma nuque. Eux deux n’avaient pas bougé. Elle gémissait. Visiblement, il lui faisait même ça très bien.</span></p>
<p><span>Enfin, on s’est isolés dans un coin câlin. Sans lucarne sur l’extérieur. Une intimité à quatre. Je me souviens d’elle à quatre pattes suçant mon homme, du sien à genoux et moi en train de goûter encore à sa queue, et puis surtout du moment où il l’a pénétrée. C’était beau, très excitant. J’ai approché ma tête, il a sorti sa queue luisante de mouille et me l’a mise dans la bouche, avant de la replonger là d’où elle venait. Enfin, j’ai voulu la goûter. Je lui ai embrassé le ventre, caressé la chatte avec les doigts, puis les lèvres avec ma langue. S’occuper d’une petite chatte est véritablement fascinant. Plusieurs textures et recoins, des lèvres grandes et petites, un petit truc chaud et sensible au milieu, une aventure. Je me suis souvent demandée ce que les hommes peuvent bien ressentir quand on prend soin de leur queue de telle ou telle manière. Là, la langue et les doigts au chaud, j’avais une petite idée de ce que ça faisait. Alors j’y ai mis une attention toute particulière. Toute la douceur qui m’avait manquée lors de ces cunnis maladroits ou trop appuyés que j’avais reçu si souvent, je me suis appliquée à la lui donner.</span></p>
<p><span>Puis on a du partir, l’établissement fermait. On s’est revus une fois à quatre lors d’une soirée « normale » avec des amis à lui. Ils se sont ensuite séparés. Elle, je l’ai revue trois ou quatre fois. Elle avait été étonnée de savoir que je ne me définissais pas comme bisexuelle, et qu’elle était la première femme avec qui j’avais eu une aventure. Selon elle, j’étais « carrément bi », il n’y avait aucun doute possible.</span></p>
<p><span>Ça m’avait fait réfléchir. Je n’avais jamais eu envie d’une femme avant elle, encore moins éprouvé un soupçon de sentiment amoureux. Je ne savais si j’aurais envie d’autres femmes par la suite. Et j&#8217;avais décliné la proposition qu’elle m’avait faite plus tard d’une nuit ensemble. Ça faisait pas épais tout de même, pour une femme « carrément bi ». Mais c’était comme ça, j’avais suivi mes envies ce soir-là et, en plus d’être devenue « libertine » la fois dernière, je me retrouvais « femme bi », dans le jargon. Allez savoir ce que ça veut dire.</span></p>
<p><strong>Le regard de l’homme</strong></p>
<p>Je savais donc qu’en ce lieu chaud et humide, les hommes pouvaient en avoir de très grosses et que s’il me plaisait de partager ma femme, il fallait, pour cela, mettre mon ego de côté.</p>
<p>J’allais apprendre qu’une autre femme pouvait être aussi une rivale et que si, en plus, elle était accompagnée d’un homme charmant et bien doté, cela pouvait tourner pour moi à la petite catastrophe, moi qui croyais toucher enfin aux rivages voluptueux du véritable libertinage : l’échangisme avec un couple.</p>
<p>Un couple ! quelle idée bête pouvais-je m’en faire d’abord ! j’y voyais une femme de plus pour ma virilité quand l’autre mâle devait rester dans l’ombre ou m’épauler.</p>
<p>Là j’avais une femme qui aimait les femmes et notamment la mienne. Je n’étais que son compagnon.</p>
<p>Là j’avais un homme qui avait tout d’un lion mature sûr d’une conquête de plus. Je n’étais qu’un novice.</p>
<p>Au moins croyais-je pouvoir initier la chose, ma douce moitié me laisserait leur offrir son corps et je gagnerais pour cela, outre le plaisir qu’elle se fasse baiser par une femme, un petit droit de cuissage sur l’autre femelle. Or, qu’elle ne fut pas ma stupéfaction de voir, dans les remous du jacuzzi, cette douce moitié, d’elle-même, sans un mot, quitter mes lèvres pour la donzelle que je convoitais, qui lui ouvrit ses bras, et son homme, sans permission aucune, d’enlacer mes deux femmes !<span> </span></p>
<p>Mon ego avait bien fondu : ma douce moitié aimait les femmes, je ne le savais pas ; ce couple n’avait pas d’envies pour moi, j’en étais maintenant sûr. Mais c’était excitant de les voir ainsi emmêlés et mon orgueil prit le relais : à coup de langue et de caresses, je me ferai bien une place entre vous !</p>
<p>Le mélange donc de prendre, et j’en étais ou en tout cas j’essayais de suivre. Mais je n’étais pas au bout de mes peines. On fila au sauna. Cette fois la donzelle bisexuelle n’était que pour moi, je l’attaquais mais toutes mes tentatives pour dresser mon membre s’évanouirent dans les vapeurs d’eucalyptus. On s’échoua enfin dans un coin câlin et comme si ma faiblesse n’était pas assez humiliante, voilà que l’autre mâle, pourtant plus âgé, exhiba une énorme et vigoureuse queue, et que, fort de son bâton de maréchal, prit les commandes de notre petite sauterie. Je fus condamné à jouer les seconds rôles, je compensai comme je pouvais avec mes mains, ma douce moitié comprit et vint me faire du bouche à bouche ; mais rien n’y faisait, je désespérais, je m’isolais, je les jalousais. La situation aurait pu même devenir pénible si la fermeture matinale des lieux ne m’avait sauvé.</p>
<p>Fin de l’échange et début d’un vrai partage avec ma belle. Nous avons parlé, nous nous sommes aimés, nous avons baisé. Elle avait été magnifique dans la vision de son corps ainsi partagé et dans le don de son âme qui ne m’a jamais abandonné. Et moi ? De cette soirée, me restent des images brûlantes qui pimentent encore mes désirs mais aussi des peurs : n’est pas libertin qui veut, et peut-être ne le suis-je pas ? sûr que je suis un invivable narcissique mais peut-on délier la queue et l’ego ?</p>
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		<title>Ma première sortie en sauna libertin</title>
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		<pubDate>Sun, 31 Aug 2008 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lina C.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Il était une fois...]]></category>
		<category><![CDATA[Septembre 2008]]></category>
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		<description><![CDATA[Il était une fois un jeune couple fraîchement créé, a priori hétérosexuels, a priori en ballade tout ce qu’il y a de plus courant, un dimanche après-midi d’avril, à Paris.
C’est sûr qu’on ne partait pas de nulle part. 
Ce jour là nous avions décidé de rendre visite à sept étages d’érotisme sous toutes ses formes, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il était une fois un jeune couple fraîchement créé, a priori hétérosexuels, a priori en ballade tout ce qu’il y a de plus courant, un dimanche après-midi d’avril, à Paris.</p>
<p><strong>C’est sûr qu’on ne partait pas de nulle part. </strong></p>
<p>Ce jour là nous avions décidé de rendre visite à sept étages d’érotisme sous toutes ses formes, populaire ou sacré, objets, photos, peintures, sculptures et autres, des quatre coins du monde aux maisons closes de Paris : au musée de l’érotisme, à Pigalle.</p>
<p>Et puis on en avait parlé, enfin, on s’en était raconté de bonnes à ce sujet en tous cas : de merveilleuses saloperies dans l’humidité et les remous de nos étreintes, qui nous projetaient toujours plus loin, entreprenants, essoufflés, vers du plus gros, nombreux ou poilus, et ça n’arrêtait plus. J’avais fini par comprendre que mon homme me voyait précisément faire n’importe quoi et pire que ça. Le petit salaud. J’aimais ça.</p>
<p>Restaient les questions que tout le monde se pose sur ces fantasmes partagés : on tente l’expérience ? que peut-on faire ? que ne doit-on pas faire ? On les avait effeuillées une à une, puis foutues à poil complètement, tournées et retournées afin d’y voir plus clair. Et puis c’en était resté là : salopes les questions hein, étant donné qu’on ne peut y apporter que peu d’éléments de réponse tangibles, finalement, tant qu’on n’a pas essayé.</p>
<p><strong>Alors voilà, ce jour là, on est passés devant.</strong></p>
<p><strong> </strong>Oh regarde, on y va ?, mon dieu, attends, asseyons nous un instant, cigarette et verre de vin, qu’on examine la situation. Et une autre cigarette, et un autre verre, d’alcool cette fois. Et ainsi, de sérieuses questions en sourires coquins &#8211; plus perspicaces ces derniers, presque autant que l’alcool &#8211; l’excitation montait, et on a cessé tout à fait d’examiner. L’enthousiasme de l’inattendu, de l’inconnu, celui qu’on passe notre temps à oublier depuis gosses. Mais là on était bien adulte et ça nous transportait cette histoire-là, ça nous rendait un peu fous. On a d’abord entrepris de faire le guet à quelques mètres de l’entrée histoire d’observer ce qui se tramait autour du lieu, puis comme on n’y voyait pas grand chose et qu’on commençait à se sentir un peu ridicules aussi, on a traversé le boulevard et on a sonné. C’était pas compliqué en fait : sonner, se faire élire fréquentable par l’œil avisé du patron des lieux, payer une contribution à la vénérable structure organisatrice, se rendre au vestiaire, abandonner nos vêtements pour un paréo mauve, et puis c’était tout, on y était.</p>
<p><strong>C’est assez curieux d’entrer dans un lieu où le sexe est a priori constitutif de la présence de chacun.</strong></p>
<p>C’est écrit sur nos fronts en quelque sorte : nous là, qui descendons les escaliers en paréo, la serviette à la main, on veut du sexe. Qui sait, peut-être avec vous là, assis au comptoir ou sur les canapés, en pleine discussion ou en observation, parce que vous aussi, fichtre, vous voulez du sexe.</p>
<p>Et pourtant, dans un premier temps autour du bar, l’atmosphère différait peu d’un bar lambda où les gens sortent le soir pour se rencontrer. Seule une certaine occupation de l’espace nous a permis un premier et vague repérage entre couples et hommes seuls, principalement. Mais à part ça, quelques regards fuyants et peu de séduction ou de sensualité, presque comme si on n’était pas là pour ça. Et pourtant, des choses allaient bien se passer, tout le monde le savait. Mais pour le moment, c’était comme si elles se joueraient ailleurs, ou autrement. On veut tous du sexe a priori, mais on ne sait pas qui, quoi, comment, combien, y’a rien d’indiqué.</p>
<p><strong>On s’est dirigés vers le hammam.</strong></p>
<p>Pour s’y rendre, on est passé devant un espace avec canapé et grand écran où des gens, hommes et femmes, regardaient non pas un film de cul comme on pouvait s’y attendre, mais un match de foot.</p>
<p><strong>Et puis le sexe a émergé</strong>.</p>
<p>C’est venu d’un seul coup, dans la luxuriante buée du hammam, on n’a pas bien su d’où ça sortait. Subitement, une brune au petit cul est descendue goûter la bite d’un homme assis là ; un autre s’est mis à la caresser, lui a relevé le bassin, puis l’a prise en levrette. Petit Attroupement, Début de Branlette Collective. Joli effet. Mais ça s’est curieusement terminé aussi vite que ça avait commencé, et ils sont partis.</p>
<p><strong>Si furtive que l’aventure avait été, ça avait fait bander mon homme.</strong></p>
<p>C’était la première fois que je le voyais réagir franchement à autre chose que ce que je lui faisais moi. Il m’a regardée, en se caressant la queue. Il était beau avec ses gouttelettes de sueur et d’envie partout sur le corps et dans les yeux. Il m’a entraînée vers les douches, caressé les seins et la croupe, retournée, posé mes mains sur le carrelage mouillé, puis pénétrée debout. On se croyait seuls et isolés par une petite porte plastifiée dans cette cabine, mais pas du tout : les yeux fermés, j’ai senti une main sur mon ventre, d’abord un peu timide, puis nettement moins alors qu’elle s’aventurait sur mes seins. Je n’ai pas ouvert les yeux, je ne voulais pas savoir qui et comment, surtout pas ; je sentais mon homme s’affairer familièrement derrière mon cul, m’empoignant des hanches aux épaules, et cette main étrangère me palper les seins. C’était délicieux.</p>
<p><strong>Plus tard, au sauna cette fois. </strong></p>
<p>Alors que je m’acclimatais doucement à l’atmosphère, allongée sur les caillebotis, j’ai senti une autre main, sur mes jambes cette fois, puis une autre et encore une, bref, je devinais deux hommes.</p>
<p>J’ai compris par la suite comment les choses se passaient : les hommes s’approchaient, tentaient un mouvement vers moi et si je ne me manifestais pas, cherchaient alors auprès de mon homme un signe d’approbation ou l’absence de signe de refus, et devenaient dès lors nettement moins hésitants. Je le percevais ça, le moment où ils y allaient plus franchement ; c’était bon, de sentir mon corps à la fois protégé et exposé par ces discrètes joutes masculines.</p>
<p><strong>En tant que femme dans ces lieux, on se sent un peu reine. </strong></p>
<p>On est regardée, convoitée. Ensuite, tout dépend de notre volonté. On calme ou débride le désir masculin. On l’apprivoise. Mon partenaire m’a confié ensuite avoir été un peu surpris par l’aisance de mes comportements lors de cette première sortie. Mais c’était assez simple, avec un homme comme lui. Il me connaissait, je lui faisais confiance. Et il semblait pleinement dans son élément, dans ce rôle de mâle dominant qui sort sa poule, se laisse aller tout en maîtrisant parfaitement la situation, prenant soin de moi et de mes désirs, dans un mélange d’autorité et de délicatesse. Je me laissais porter, je m’en remettais à lui, je n’avais plus qu’a ressentir. J’ai ce soir là approché une liberté et une spontanéité que je ne connaissais pas dans un autre lieu que l’intime : la liberté d’un être sexuel et rempli de désir. Sauna, hammam, bar, je me baladais en accentuant légèrement l’ondulation de mes hanches, croisant d’autres êtres de même nature, égaux et un peu complices, devant le Cul.</p>
<p>Le sauna, donc. Toujours allongée, les yeux clos, l’un d’eux a entamé un cunnilingus, d’abord un peu trop viril mais, après léger ajustement, plus que convenable et même surprenant ; tandis que l’autre continuait ses caresses un peu partout. Soupirs et petits gémissements : ça me plaisait bien. Mon homme s’effaçait un peu, mais sa main n’était jamais bien loin, plus souvent sur ma nuque ou dans mes cheveux.</p>
<p><strong>Deux hommes, trois en tout, c’était pas rien</strong>.</p>
<p>Il fallait que je vois ça d’un peu plus près. Je me suis redressée, ai ouvert les yeux, embrassé mon homme à pleine bouche, posé ma main sur sa queue et croisé des regards. Puis, il l’a dit. J’ai Envie que Tu Les Suces. Pour une première, c’était mignon. Par la suite, il prendra de l’assurance et j’entendrai davantage des Suce-Les, point. Mais on n’en était pas là, pour l’instant il avait juste gentiment envie que je les suce, c’était moi qui voyait. Et comme c’était assez bien vu, je me suis consciencieusement affairée autour de ces deux sexes, de l’un à l’autre ou les deux ensemble, avec la bouche, la langue, les mains, de haut en bas et de bas en haut, petit travail sur la pression et la profondeur, mouvements circulaires ; je m’amusais. Je pouvais même m’occuper de mon homme en même temps. Deux mains et une bouche, c’est formidable.</p>
<p><strong>Il faisait un poil chaud dans ce sauna, tout de même. </strong></p>
<p>J’ai donc poliment réclamé une pause, et on est sorti rejoindre le bar pour se désaltérer. Je me souviens à cet instant avoir été étonnée : je venais d’approcher l’intimité de deux hommes, sans en avoir trace particulière sur la langue. Les bites et les couilles de là-bas n’avaient donc pas de goût. Dans ce genre de lieu, l’eau et l’humidité ambiantes étouffent les saveurs et odeurs. En outre, la mode est indéniablement au sans poil. D’après mon homme, ça peut même quelque peu bloquer l’excitation. A vrai dire, au delà de l’étonnement du contact avec ces corps aseptisés, j’y avais sans doute trouvé un certain confort, car je ne suis pas sûre d’avoir eu envie de les percevoir, ces effluves intimes.</p>
<p><strong>De nouveau au bar. </strong></p>
<p>Quand on revient dans la lumière après une première expérience de saloperie collective, on se sent un peu bizarre et on commande une coupe de champagne en souriant connement. Dans ce bar, rien n’avait changé depuis tout à l’heure. Douce lumière, même musique. On ne reconnaît pas les gens, on cherche des yeux la petite salope à la turlute du hammam et on ne la voit pas, on sirote son verre en observant autour de soi, on croise quelques regards fuyants, et il ne se passe pas grand chose. Assurément, si on souhaite prolonger l’excitation, c’est ailleurs.</p>
<p><strong>Retour au jacuzzi : rien, sauna : rien, hammam, ah, hammam, si, un sursaut. </strong></p>
<p>Pipe à la sauvette, fugace cunnilingus, Attroupement-Début-de-Branlette-Collective encore, un doigt ou deux, cinq-dix minutes en gros. Et puis, comme tout à l’heure, tout ça s’évapore dans les volutes d’eucalyptus. Intermède agréable, certes, mais un peu léger.</p>
<p>Mais que font-ils ? Où sont-ils ? Et là, ça y’est, on croit comprendre : on n’a pas saisi le truc, les jeux sont faits, ils sont tous en train de baiser comme des dingues et sans nous, aux fameux « coins câlins ».</p>
<p><strong>Un couloir sombre. </strong></p>
<p>De petites pièces étroites aux banquettes de cuir, avec petites fenêtres donnant sur le couloir, qu’on laisse ou non ouvertes, selon humeur plus ou moins exhibitionniste. Oh, des cris de femme. Un groupe d’hommes devant la lucarne, toutes queues dehors, plus ou moins extravertis. Je peux jeter un coup d’œil ? Un homme besogne un derrière d’un air plutôt sérieux, avec de grands coups de queue qui remuent les petits seins d’une femme de manière inouïe, et des cris, des cris. Un porno américain en gros. On va voir plus loin. Là, des petites fenêtres sont fermées, on entend des souffles et gémissements par endroit. Continuons. Merde, le bout du couloir. Pas d’autres coins câlins, si possible ouverts et accueillants ? Ah. Moi qui imaginais une grande fête de la baise, des corps nus et luisants emmêlés, l’air saturé de plaisirs libérés et de gémissements multiformes… un kaléidoscope de cul en somme, rien de tout ça. On est retourné sur nos pas. On n’a pas bien compris comment les choses se déroulaient.</p>
<p>Ce qu’on fait avec telle ou telle personne à certains moments de la soirée ne semble pas conditionner ce qu’on fera éventuellement avec elle un peu plus tard, en « conclusion » si on peut appeler ça comme ça. Il n’y a pas de règle apparemment. L’un des deux hommes que j’ai sucés dans le sauna, on ne l’a pas revu de la soirée, on n’a même pas discuté avec lui. On n’avait pas davantage discuté avec l’autre, avant de le croiser de nouveau dans les couloirs, au moment justement où on avait envie d’une « conclusion » avant de rentrer. Il nous a proposé de me masser.<strong> </strong>Ça fait courtois et respectueux le massage dans ce genre de lieux. C’est : bon, il se fait tard, je veux te baiser tu le sais, mais avant je vais aussi m’occuper de toi autrement.</p>
<p><strong>C’est assez plaisant de se sentir ainsi, mi-dame, mi-pute. </strong></p>
<p>Surtout avec l’homme en question, un bel homme noir assez doué pour la chose, assez sensuel. Après le cunni dont il m’avait gratifié tout à l’heure, respect. Ses grandes mains musclées ont parcouru mon dos et mes fesses avec beaucoup de science et je me suis laissée aller ; nous avons discuté, c’était une rencontre très agréable.</p>
<p><strong>Puis est venu le moment où la conclusion s’est accélérée. </strong></p>
<p>Mon homme m’a mis la tête au dessus de sa queue, a présenté ma croupe à notre ami, et c’était parti. En levrette, légèrement penchée. Au bout d’un moment, il y a eu un Défonce-La. J’ai dit : pas trop quand même… On a changé de position, classique missionnaire au bord de la banquette et notre ami a joui, assez vite, ça m’a un peu surprise. Ça avait duré quoi, une dizaine de minutes. On s’est mutuellement remercié de ce plaisir partagé et l’homme est parti.</p>
<p>Pour moi, c’était loin d’avoir été terrible à vrai dire. Ce qui l’était en revanche, c’est d’avoir vu ainsi mon homme, qui se caressait tranquillement devant sa putain généreusement confiée à un autre mâle, approchait de temps à autres sa queue de ma bouche ou me gratifiait d’une petite gifle sur les fesses.</p>
<p><strong>Alors on a fermé la petite fenêtre. </strong></p>
<p>Retrouvant notre intimité, il m’a corrigée comme il se doit, comme à la maison, et on a joui ensemble ; avec une petite vague de bonheur particulier, d’avoir partagé cette expérience. Et de savoir qu’on en tenterait bien d’autres.</p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm"><strong> Coup d’œil masculin sur cette escapade aquatico-érotique </strong></p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm">Il y a peu de femmes dans ces endroits. Petite déception de mâle.</p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm">Fierté de frayer au milieu de la meute au bras d’une belle, de sentir que des yeux suivent nos pas. Mais bientôt, inquiétude devant ce que je crois être des rivaux, certains plus grands, plus forts et comme je l’apprendrais, bien mieux membrés ; ils sont de plus en plus nombreux et je comprends que les regards n’espionnent que ma compagne.</p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm">Je pourrais me recroqueviller mais celle qui me plait ne veut que me plaire ; ses caresses raniment mon excitation, ses baisers prennent le goût d’un salutaire champagne et ses mots ont l’intelligence qui libère. Nous ne continuerons qu’ensemble et nous continuons.</p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm"><strong> Hammam, première suée. </strong></p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm">Une brune, cul de face, suce un homme. Toujours des yeux d’hommes partout. Je bande. Mais je n’ose encore chercher dans l’amour de ma belle la délicate démonstration publique d’une pipe. J’ai pourtant envie d’exhiber notre désir et sa soumission consentie de femelle. Nous nous contentons de la pudeur d’une cabine de douche, quand surgit par la porte une main velue d’homme mûr venue lui palper les seins. Je pourrais l’arrêter… Non, c’est l’occasion de passer la barrière : la main continue de fouiller, je poursuis ma cognée agrippé à sa croupe ; elle gémit, son premier cri : ma belle devient une putain, ma putain !</p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm"><strong> Sauna, deuxième suée. </strong></p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm">Je ne réalise pas que des mains remontent ses jambes alors que je me laisse couler sous la chaleur. Deux hommes attendent d’obtenir de moi une approbation polie et curieuse. Mais quel étonnement de voir ma chérie écarter les jambes aussi aisément sous les coups de langue de ces inconnus. Petite blessure d’amour propre. Je ne suis pas dans le coup. Putain, je veux bien, mais garce, non !</p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm">Je me ressaisis. Elle mouille peut-être sous ces quatre mains mais elle ne veut pas se sentir seule. Elle m’attend. Et puis le vice vient en viciant. Je l’embrasse, je l’entoure, je l’emballe : « j’ai envie que tu les suces ». Sa tête part encapuchonner ces deux queues. Et la mienne de retrouver de l’audace.</p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm">C’est alors que je découvre la splendeur de la queue noire d’un de nos comparse. Qui n’a jamais vu sa femme sucer la tige épaisse et longue d’un athlète noir ne peut comprendre le sentiment mélangé d’excitation voyeuse et de dépit narcissique qui vous envahit. Je désire et je crains, ce qui fait flancher ma bite. L’air chaud insupportable met fin à ce jeu hasardeux.</p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm"><strong> Cette queue noire, je l’affronte pourtant de nouveau avant de quitter les lieux. </strong></p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm">Nous nous retrouvons à trois dans ce petit réduit tapissé de rouge. Il a juste proposé un massage. Gentil garçon ! Mais j’avais déjà accepté de voir ma belle baiser cette bite énorme. Par lubricité probablement mais aussi par un étrange abandon : celui du mâle qui se résigne à ce que la plus belle queue du troupeau serve, comme par respect pour l’ordre de la nature.</p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm">Cet abandon me met en fait à l’aise et, moins soucieux de rivaliser, je participe à la fête. (Plus tard, le fait mesquin que cette « colonne d’ébène » se révélera finalement peu endurante m’a même permis de redresser la tête.) Peut-être que j’en veux même un peu trop maintenant, car au « défonce-là » lancé de bon cœur &#8211; auquel devait suivre une bordée d’autres salaceries destinées à parachever ma complicité avec l’autre mâle &#8211; ma compagne met un bémol. Tout cela se termine donc gentiment : notre ami jouit ; elle est ravie de sa première avec deux hommes ; moi, je suis content du chemin parcouru mais rêve déjà de saloperies plus escarpées.</p>
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