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	<title>L&#039;Autre Sexe &#187; fétichisme</title>
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	<description>Le magazine des sexualités au pluriel (manifestement)</description>
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		<title>L’Autre Sexe lance « l’image de la semaine »</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 12:58:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur R.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Ouverte à tous nos visiteurs, cette nouvelle rubrique se propose de promouvoir une image qui aura particulièrement interpellé la rédaction de L’Autre Sexe.
Photographie, dessin, image numérique, affiche d’évènement, collage, que sais-je encore : toutes les formes d’images sont les bienvenues du moment qu’elles illustrent, de près ou de loin, l’idée d’un « autre sexe », d’une « autre sexualité ». [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2010/01/photographer.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-771" title="photographer" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2010/01/photographer-300x216.jpg" alt="" width="300" height="216" /></a></p>
<p>Ouverte à tous nos visiteurs, cette nouvelle rubrique se propose de promouvoir une image qui aura particulièrement interpellé la rédaction de L’Autre Sexe.</p>
<p>Photographie, dessin, image numérique, affiche d’évènement, collage, que sais-je encore : toutes les formes d’images sont les bienvenues du moment qu’elles illustrent, de près ou de loin, l’idée d’un « autre sexe », d’une « autre sexualité ». Ce qui peut englober des thématiques allant du SM au brouillage des genres en passant par le burlesque, le goth-sex, les divers fétichismes, déviances et paraphilies connus ou mal connus, soumis à un regard érotique, pornographique, esthétique ou pas, réaliste ou pas… au choix.</p>
<p>Photographes amateurs ou professionnels, modèles, artistes : tout un chacun est invité à participer.</p>
<p>Chaque image choisie sera agrémentée d’une interview de la personne qui nous l’aura envoyée.</p>
<p>Pour participer, une seule adresse : <a href="mailto:lautresexe@gmail.com">lautresexe@gmail.com</a></p>
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<p class="MsoNormal">Ouverte à tous nos visiteurs, cette nouvelle rubrique se propose de promouvoir une image qui aura particulièrement interpellé la rédaction de L’Autre Sexe.</p>
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<p class="MsoNormal">Photographie, dessin, image numérique, affiche d’évènement, collage, que sais-je encore : toutes les formes d’images sont les bienvenues du moment qu’elles illustrent, de près ou de loin, l’idée d’un « autre sexe », d’une « autre sexualité ». Ce qui peut englober des thématiques allant du SM au burlesque en passant par les divers fétichismes, déviances et paraphilies connus ou mal connus, soumis à un regard érotique, pornographique, esthétique ou pas, réaliste ou pas… au choix.</p>
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<p class="MsoNormal">Photographes amateurs ou professionnels, modèles, artistes : tout un chacun est invité à participer.</p>
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		<title>La lactophilie</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Dec 2009 06:22:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Karl Gustav II von Laks</dc:creator>
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		<category><![CDATA[La consultation du docteur Von Laks]]></category>
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		<description><![CDATA[Parce que Noël, c’est après tout une affaire de petits Jésus et que nous sommes encore dans l’écoeurement des agapes de la fin 2009, j’ai choisi aujourd’hui une paraphilie de circonstance : la lactophilie. Fétichisme très singulier, la lactophilie a par ailleurs l’avantage de déborder un peu (si j’ose dire) sur d’autres fétichismes et d’autres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-655" title="charite_romaine" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/12/charite_romaine1.jpg" alt="charite_romaine" width="464" height="360" />Parce que Noël, c’est après tout une affaire de petits Jésus et que nous sommes encore dans l’écoeurement des agapes de la fin 2009, j’ai choisi aujourd’hui une paraphilie de circonstance : la lactophilie. Fétichisme très singulier, la lactophilie a par ailleurs l’avantage de déborder un peu (si j’ose dire) sur d’autres fétichismes et d’autres paraphilies. Car si, au sens strict, la lactophilie est une attirance sexuelle pour les femmes allaitantes et un goût spécial pour le lait maternel, au sens décorseté de la chose, c’est de la maternité et de la fertilité dont il s’agit. De gros seins gonflés, de jolis tétons taquins, en sont ici le symbole et la métonymie.</p>
<p>Le patient X me le rappelle souvent (mais c’est un homme du gimmick verbal, de l’obsession et de la franchise), l’humanité mâle hétérosexuelle se scinde en deux groupes distincts. D’une part, il y a ceux qui vous regardent dans les yeux, Mesdames, c&#8217;est-à-dire qu’ils cherchent le sein pour chercher la femme. D’autre part, ceux qui vous regardent toujours dans les yeux, mais plus au fond des choses, qui se retournent sur votre passage et observent la danse de vos hanches, le mouvement marin de ces rotondités charnues qu’on appelle parfois les « fesses ». Le plus drôle – mais je n’ose le dire au patient X pour qui j’éprouve une tendresse déplacée – c’est que certaines théories mettent évidemment en parallèle le sillon des seins avec celui des fesses. Ce serait une seule et même chose. Car rien ne rappelle autant deux globes de chair (et de gras) serrés l’un contre l’autre, que deux autres globes. Après, c’est une question d’altitude.</p>
<p>Les anciens (les très anciens, les préhistoriques) ne s’y trompaient pas. Leurs Vénus et autres déesses de la fertilité se résumaient souvent à des fesses et des seins en proportions inégales – et à un ventre aussi, parce qu’ils avaient finalement l’esprit logique. Sans faire ici une apologie des rondes et des girondes (une autre chronique à venir), il est évident qu’à la célébration de la maternité et de la fertilité, il faut associer le culte et le fétichisme des seins, des hanches et du ventre. Et comme tout bon fétichiste le sait : plus il y en a, mieux c’est. On peut donc considérer (et de nombreux penseurs de la chose n’hésitent pas un instant à pouvoir) que le fétichisme des gros seins, la compulsion du tétin, la lactophilie sont une expression métonymique et sexualisé d’un rite de fertilité et de maternité. La maïeusophilie (l’attirance pour les femmes enceintes en général) en étant la traduction non fétichiste, plus directe et sincère, si l’on veut.</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-656" title="venus" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/12/venus.jpg" alt="venus" width="399" height="600" />Souvent, la lactophilie laisse perplexe ou dégoûte. Ainsi, en Occident, si l’allaitement d’un nourrisson en public est largement toléré, l’allaitement d’un adulte peut jeter un froid le dimanche midi, chez belle-maman. Pour des raisons à l’évidence culturelles en grande partie, le sein d’une femme enceinte est tout autant un symbole de pureté maternelle que d’impureté sexuelle. C’est ainsi que le christianisme (dont on sait toute l’ambiguïté en ce qui concerne la maternité et la figure de la mère en général) collectionne des histoires de Saints allaités (oui, oui, ce n’est pas qu’un jeu de mots), souvent objets de représentations très équivoques. Si le sein qui n’allaite pas est une zone érogène classique, le sein allaitant, tout comme la femme enceinte, est encore partiellement l’objet d’un certain tabou.</p>
<p>Les sondages plus ou moins fantaisistes des sexologues contemporains estiment que plus de 50% des femmes avouent un plaisir sexuel à l’allaitement (d’un enfant ou d’un adulte) mais que 50% d’entre celles-ci en éprouvent de la culpabilité. Le partage remarquable de cette statistique trahit en fait la persistance d’une ligne de fracture, d’un interdit. La loi islamique (qui est attentive à tout) évoque en l’occurrence un âge et une situation légale en ce qui concerne l’allaitement. Encore une preuve. En quelque sorte, le sein est à l’image du sexe en général, indispensable à la procréation (le sein en tant qu’il nourrit le nourrisson), et source troublante (donc douteuse) de plaisir. C’est pourquoi votre fille est muette mais qu’elle a une jolie gorge. C’est pourquoi il y a des normes et des règles.</p>
<p>Il faut ajouter que très franchement l’humanité n’a pas de bol. Parce qu’en tant que primate, la norme (puisque ce n’est que de cela dont on parle) n’est pas au sein. Mais pas du tout. La femme est en l’occurrence le seul primate de sexe féminin à décolleté. Essayez de mettre une robe à Madame Chimpanzé (oui, cela a déjà été beaucoup tenté, y compris au cinéma), vous comprendrez rapidement qu’au balcon, c’est désert, nib, rien du tout. De fait, la règle en ce qui concerne la mamelle du primate, c’est de n’apparaître qu’au moment opportun, lorsqu’on a un petit à nourrir. Une seule exception : la femme. Les scientifiques se battent encore pour savoir la raison de tout cela. Pas de bol, je vous dis. L’humanité est condamnée à l’ambiguïté de ses objets de plaisirs, définitivement. Et je ne vous parle pas de saison des amours ou de période de rut, autres exceptions confirmées propre à l’humanité.</p>
<p>Leibniz faisant le moine (mais nul ne sait s’il se travestissait parfois ou mettait de faux seins), <em>nihil est sine ratione</em> – rien n’est sans raison. Fort de cette certitude, l’homme en cherche, des raisons, au prix parfois de la légende urbaine ou de la demi-vérité. Ainsi, une croyance populaire (impossible à contredire, cependant, il y aurait peut-être du vrai) affirme que la tétée régulière prévient le cancer du sein. Sachant qu’à raison de plusieurs tétées par jour, on peut entretenir et maintenir des montées de lait régulières, même hors périodes d’allaitement, cela vire chez certains au sacerdoce plutôt qu’à la gentille perversion. En 2005, une proportion assez conséquente d’hommes anglais (entre 25 et 40%, les sexologues anglais sont bien renseignés) avoue avoir un jour cédé à des pulsions lactophiles, cependant. Il y a de l’espoir (en Angleterre).</p>
<p>Phénomène relativement courrant, la lactophilie participe à l’occasion de comportements plus exceptionnels. Ainsi de l’infantilisme ou de l&#8217;autonepiophilie (selon la part de cuistre en vous), qui consiste à éprouver du plaisir à se faire traiter comme un enfant ou un nourrisson. Il faut noter en l’occurrence que dans cette dernière variante d’autant plus, la lactophilie n’implique pas forcément de relation sexuelle complète, ni de pénétration. Ou plus exactement, la relation hétérosexuelle normée s’inverse. L’homme n’est plus celui qui montre ses organes sexuels à tout va, qui se fait lécher, sucer et boire. Il n’est plus celui qui expulse un liquide blanchâtre après pénétration de sa partenaire. Dans un sens symbolique, c’est l’inverse. De la phallocratie, on passe à la mammocratie, si l’on peut dire. Au matriarcat. Et politiquement, cela donnerait presque envie d’être lactophile, parfois.</p>
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		<title>Arrestation d&#8217;un fétichiste du plâtre à Sotteville-lès-Rouen</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Dec 2009 10:22:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur R.</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Agnès Giard]]></category>
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		<description><![CDATA[Les dépêches régionales relatent régulièrement des arrestations de fétichistes voleurs de culottes, de lingerie ou de chaussures, qu’ils prélèvent sur leurs victimes ou en cambriolant leurs maisons. Un exemple parmi d’autres, pris dans feue la rubrique Mondo Sexo (novembre 2008) de L’Autre Sexe : Michel Houle, 41 ans, a été arrêté à son domicile de Drummondville [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les dépêches régionales relatent régulièrement des arrestations de fétichistes voleurs de culottes, de lingerie ou de chaussures, qu’ils prélèvent sur leurs victimes ou en cambriolant leurs maisons. Un exemple parmi d’autres, pris dans feue la rubrique Mondo Sexo (novembre 2008) de L’Autre Sexe : <em>Michel Houle, 41 ans, a été arrêté à son domicile de Drummondville au Québec, soupçonné d’avoir épanché ses penchants fétichistes du pied sur neuf filles âgées entre 10 et 21 ans contre leur gré. Il les aurait abordées, parfois en entrant chez elles par effraction, en les implorant de le frapper au visage pour ensuite leur arracher une chaussure et la sentir. Hormis les introductions par effraction et des attouchements sexuels dans certains cas, aucune « agression sexuelle grave » ne lui est reprochée.</em></p>
<p>Je me souviens aussi de l’affaire d’un bagagiste australien condamné en 2008 à de la prison pour avoir volé des cheveux dans des valises appartenant à des femmes pour satisfaire son fétichisme. La dépêche de l’agence Reuteurs de l’époque (que j’ai précieusement gardée dans les archives) expliquait <em>: « Rodney Lyle Petersen, âgé de 30 ans a plaidé coupable à 50 chefs d&#8217;accusation.  Dès qu&#8217;il avait une occasion, Petersen fouillait les valises pour cueillir des cheveux féminins sur les brosses et les vêtements pour satisfaire ses fantaisies sexuelles. Il conservait les cheveux dans des sachets en plastique, et il notait différents détails (robe, couleur, taille, etc.). La police a trouvé 80 sachets accompagnés de notes descriptives. »</em></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-651" title="platre" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/12/platre.jpg" alt="platre" width="440" height="360" />A Sotteville-lès-Rouen, c’est un fétichiste épris d’une passion encore plus exotique qui est entendu ces jours-ci par la police locale. Le journal L’Ardennais explique: <em>il se présentant soit sous la qualité d&#8217;agent d&#8217;enquête de la CPAM (Caisse primaire d&#8217;assurance-maladie), soit sous l&#8217;étiquette d&#8217;un journaliste de TF1, l&#8217;homme &#8211; qui repérait ses victimes au sortir de la clinique de l&#8217;Europe à Rouen et les suivait jusqu&#8217;à leur domicile &#8211; se présentait au domicile de femmes ayant subi un accident aux jambes. À force de persuasion, il parvenait à se faire ouvrir les portes des domiciles pour expliquer qu&#8217;il effectuait une enquête &#8211; aux contours flous &#8211; sur les personnes portant un plâtre. Une méthode de « démarchage » qui était parfois un peu agressive. La dernière victime, une jeune fille de 13 ans, a été suivie jusqu&#8217;à son domicile. Et le suspect, sachant sans doute qu&#8217;elle était seule, a tambouriné à sa porte jusqu&#8217;à ce qu&#8217;elle cède et ouvre. Ensuite, il filmait et photographiait les plâtres de ces femmes, âgées de 13 à 40 ans, sous toutes les « coutures », afin d&#8217;assouvir une forme de fétichisme très particulière</em>. (l’intégralité de l’article est à lire <a href="http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/400061/Pierremande__Insolite__Fetichiste__des___platrees__" target="_blank">ici</a>)</p>
<p>Un cas plutôt rare de fétichisme, qui rejoint la panoplie des fantasmes hospitaliers recensés par Agnès Giard dans son je le rappelle indispensable ouvrage <em>Le sexe bizarre</em>, toujours disponible aux éditions du Cherche Midi. Elle y dresse notamment le portrait d’un allemand de 26 ans se définissant comme <em>« gay, sportif et emplâtreur</em> », qui n’aime rien tant que porter des plâtres <em>« pour le simple plaisir de sentir ses jointures coincées dans un carcan presque incassable »</em>.</p>
<p>Les amateurs de membres plâtrés se retrouvent sur des sites comme <a href="http://www.castplanet.com" target="_blank">castplanet.com</a>, <a href="http://www.lospac.com" target="_self">lospac.com</a> ou <a href="http://www.castcentral.org" target="_self">castcentral.org</a>, qui révèlent que le fétichisme du plâtre est une niche pornographique comme une autre. Prodigieuse diversité des désirs humains…</p>
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		<title>Interview d&#8217;Isabelle183, fétichiste (et théoricienne?) de la fessée</title>
		<link>http://lautresexe.com/2009/11/03/interview-disabelle183-fetichiste-et-theoricienne-de-la-fessee/</link>
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		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 10:16:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur R.</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'interview du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2009]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[fessée]]></category>
		<category><![CDATA[fétichisme]]></category>
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		<description><![CDATA[« Pensées et émotions illustrées d’une intellectuelle, passionnée par la fessée et la discipline d&#8217;antan », c’est la baseline du blog Autour de la fessée, de l’énigmatique Isabelle183. Elle y publie chaque jour ou presque des articles en rapport avec sa passion pour la fessée, dont elle témoigne sans pudeur en l’agrémentant de mille et une références [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Pensées et émotions illustrées d’une intellectuelle, passionnée par la fessée et la discipline d&#8217;antan »,</em> c’est la baseline du blog <a href="http://isabelle-183.blogspot.com/?zx=f320745d9b1d9720" target="_blank">Autour de la fessée</a>, de l’énigmatique Isabelle183. Elle y publie chaque jour ou presque des articles en rapport avec sa passion pour la fessée, dont elle témoigne sans pudeur en l’agrémentant de mille et une références culturelles, au grand bonheur de ses nombreux lecteurs dont beaucoup rêvent de la rencontrer…. mais c’est sans espoir : pour Isabelle, la fessée est strictement conjugale et privée. Mais alors, pourquoi ce blog ? On lui a posé la question.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-560" title="spanking1" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/spanking11.jpg" alt="spanking1" width="250" height="327" />Certaines personnes tiennent des blogs sur l&#8217;actualité politique, d&#8217;autres sur leurs livres de chevet, d&#8217;autres encore sur leurs recettes de cuisine favorites&#8230; Vous c&#8217;est sur la fessée érotique. Pourquoi un tel choix?</strong></p>
<p>La fessée me passionne autant comme pratique que sujet d’étude ou écriture. Sous cette dénomination un peu globale se cache une multitude de fantasmes bien distincts. Ce qui rend le sujet quasi inépuisable. Puis, le fait qu’une personne adulte reçoive la fessée intrigue et intéresse pas mal de monde. Ne serait-ce que sur un point de vu distrayant. Tant de raisons alors pour en parler.</p>
<p><strong>Si je comprends bien, vous prenez plaisir à &laquo;&nbsp;intiguer et intéresser le monde&nbsp;&raquo; en montrant (métaphoriquement) vos fesses rouges de toutes ces fessées&#8230; Faut-il y voir, parmi cette &laquo;&nbsp;multitude de fantasmes bien distincts&nbsp;&raquo;, une forme d&#8217;exhibitionnisme de votre part?</strong></p>
<p><strong> </strong>J’aime mieux le terme « démonstratif », emprunté à la psychanalyse qui met en avant une mise à nu de mes émotions autour de la fessée. Communiquer sur l’acte en soi me tente peu.</p>
<p><strong>Etes-vous en analyse? Et faut-il en déduire que votre blog participe d&#8217;une démarche analytique, ou à défaut introspective?</strong></p>
<p>J’ai fait une analyse, il y a bien longtemps. Elle m’a permise de voir mes fantasmes avec le recul nécessaire et de leur consacrer une place dans ma vie sans prise de tête. Beaucoup de mes écrits se basent sur des textes d’analystes que j’essaye de rendre accessibles à un large public.<strong></strong></p>
<p><strong>Vos écrits? C&#8217;est-à-dire (en dehors de ce blog)?</strong></p>
<p>J’ai écrit entre autres deux romans autour de la fessée que j’ai publiés en intégralité sur un autre blog. L’un aborde le S/m chic d&#8217;une manière plutôt philosophique, l’autre les fantasmes de la petite enfance, transposés dans un cadre d’adulte. <strong></strong></p>
<p><strong>Que vous apporte l&#8217;écriture d&#8217;un blog sur la fessée que ne vous a pas apporté l&#8217;écriture de deux livres sur le même thème? Et que peut apporter ce blog à ceux qui ont déjà lu vos deux livres?</strong></p>
<p>Avant tout j’aime écrire. Un blog c’est plus direct qu’un roman. Ce sont des petits épisodes de vie qui s’alignent pour former un univers particulier. Il y a le défi d’un travail régulier. Le défi aussi d’affronter quasi journalièrement la feuille blanche.<strong></strong></p>
<p>Pour le reste il faudrait demander plutôt à ceux qui me lisent. Je pense que certaines personnes préfèrent une petite distraction qui se lit en quelques minutes et d’autres aiment se dépayser pour de longues heures. C’est un tout cas ce qui ressort de mes stats.</p>
<p><strong>Au rythme effréné ou vous allez, ne craignez-vous pas de finir par manquer rapidement de matière pour ce blog?</strong></p>
<p>En matière d’illustration peut-être. En matière de sujet non. Mon blog n’est pas axé uniquement sur ma personne. J’inclus l’actualité et l’histoire de la fessée. Ses aspects socioculturels. J’aborde également les fantasmes et suggestions de mes lecteurs avec leur autorisation en donnant mon avis. Ou en faisant une petite histoire inventée sur mesure quand le sujet m’inspire. J’ai plutôt du mal à suivre.</p>
<p><strong>Quel fantasme d&#8217;un lecteur vous a le plus amusé ou émoustillé?</strong></p>
<p>J’ai une réputation de confidentialité et j’y tiens. C’est vital dans ce que je fais. Je ne peux donc parler que dans les grandes lignes sans trop rentrer dans les détails.</p>
<p>J’ai reçu dernièrement un courrier sur la fessée avec une canne sur un jean, en prévoyant un rembourrage astucieux qui évite les marques et répartit l’effet sur une large surface. J’avoue, plus que l’amusement, je suis restée la bouche ouverte. Puis en essayant je ne puis que lui donner raison.<img class="alignright size-full wp-image-556" title="spanking3" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/spanking3.jpg" alt="spanking3" width="304" height="400" /></p>
<p>Ma fantaisie favorite, inspirée par une autre lectrice: son conjoint fait des confidences à une de ses amies. Puis l’invite à manger. L’émoi tourne autour du fait de converser avec une personne qui sait parfaitement ce qui lui arrive de temps à autre quand elle n’est pas sage.</p>
<p><strong>Quelle place a la fessée dans votre sexualité? Occasionnelle ou systématique?</strong></p>
<p>Elle est quasi absente dans ce que j’appelle la vanille. Au mieux elle se résume à quelques claques gentillettes. J’aime séparer ma sexualité proprement dite de la pratique de la fessée. Et même cette dernière dans ma vie quotidienne occupe beaucoup plus de place comme un sujet d’écriture que comme pratique. Disons en moyenne deux vraies fessées par semaine qui ont autant une répercussion sur la libido générale du couple que sur ma capacité de travail.</p>
<p><strong>La vanille?</strong></p>
<p>Une sexualité plutôt classique qui tourne autour d’une pénétration et un échange de caresses.</p>
<p><strong>Oui mais pourquoi appelez-vous ça la vanille? Quel rapport avec la plante aromatique?</strong></p>
<p>C’est une expressions très en vogue entre filles qui me plait beaucoup. Il y a allusion pour moi à quelque chose de  doux et de sensuel à la fois qui reflète bien ma vision de la sexualité classique.</p>
<p>Puis cela m’évite un discours plutôt explicite en un domaine qui n’est pas le sujet de mon blog.</p>
<p><strong>Justement, revenons au sujet de votre blog et arrêtons de tourner autour pour nous y plonger vraiment. Lors d&#8217;une séance de fessée, êtes-vous celle qui donne ou celle qui reçoit la fessée?</strong></p>
<p>Je reçois uniquement.</p>
<p><strong> </strong><strong>Qui vous l&#8217;inflige? Votre amoureux? Ou un/des autre(s) partenaire(s) de fessée?</strong></p>
<p>Mon conjoint. Je vis en couple depuis 11 ans et je suis fidèle parce que cela me correspond bien. Les aventures, peu importe leur forme, ne me tentent pas. Mis à part si on considère mon penchant pour la fessée comme une petite excentricité, j’ai une vie de famille des plus banale et classique.</p>
<p>J’ai beaucoup de visiteurs qui se retrouvent dans mon approche de la fessée en couple ou qui ont des aspirations semblables. Je pense que le net érotique fausse un peu la réalité. Il y a peut-être surestimation du libertinage en matière de fessée. Il suffit de se rendre sur les forums de fessée qui servent de lieu de rencontres. Le nombre d’inscrits est bien faible.</p>
<p><strong>J&#8217;entends bien, mais on peut aussi &laquo;&nbsp;libertiner&nbsp;&raquo; en couple ! C&#8217;est même le propre du libertinage dans le sens contemporain du terme&#8230; Combien de temps dure une &laquo;&nbsp;séance&nbsp;&raquo; de fessée?</strong></p>
<p>Je n’ai aucun à priori intellectuel ou moral contre le libertinage en couple. Mais je suis terriblement jalouse. C’est donc perdu d’avance. Puis mon homme est plutôt casanier et plus soucieux de ses habitudes et surtout de ma petite personne que de la nouveauté en matière de partenaires.</p>
<p>En incluant tout ce qui entoure la fessée, une séance peut durer pas mal de temps. Mais c’est rare. Je ne chronomètre pas, mais je dirais que cela peut atteindre parfois plus d’une ou deux heures.</p>
<p>L’acte en soi est relativement court. Disons maximum cinq minutes. Nous ne nous retrouvons pas dans les approches d’endurance ou de hautes sensations.  Nous pratiquons essentiellement la fessée dans son sens primaire. Une punition qui intervient pour un fait concret.  Et sans forcement empiéter sur un terrain explicitement coquin. Toutefois à la fin de journée nous aimons beaucoup la « réconciliation » au lit. C’est le décalage horaire entre la fessée et la sexualité classique qui rajoute une saveur particulière.</p>
<p><strong>Le &laquo;&nbsp;fait concret&nbsp;&raquo; en question est-il décidé ou scénarisé à l&#8217;avance, ou l&#8217;improvisez vous?</strong></p>
<p>C’est la confiance en son partenaire qui permet l’improvisation. Cette dernière a le mérite de reproduire une fessée crédible de A à Z.  Avec des vraies émotions qui dépassent un simple jeu érotique entre adultes consentants. Ne nous voilons pas la face. A moins le cas du masochisme primaire, toutes les autres fantasmes de fessée cachent un contexte psychologique qui cherche une décharge. Je parle ici d’une fessée qui fait réellement mal. Sans tomber dans les scènes de la fessée commerciale qui laisse le derrière de la dame dans un piteux état.</p>
<p>(Je distingue la « vraie fessée » de ses variantes soft qui se résument grosso modo à un gentil tapotage du fessier de la dame. Elles offrent à mon goût une panoplie de sensations agréables qui s’apparentent plus à massage corsé qu’à autre chose. Ceci dit, j’aime beaucoup. J’aime également à très petite dose les variantes ludiques et coquines avec des fautes prétextes et un scénario délirant qui vise la bonne stimulation sexuelle et qui se finit par un joli acte.  Mais dans ce cas quel intérêt d’en parler sur un blog ?)</p>
<p><strong>Nous feriez-vous l&#8217;honneur de nous raconter un scénario de fessée auquel vous vous êtes déjà livré avec votre amoureux?</strong></p>
<p>De fessée ludique ou aux allures réalistes ?</p>
<p><strong>Euh&#8230; un de chaque?</strong></p>
<p><img class="alignleft" title="spanking2" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/spanking2.jpg" alt="spanking2" width="450" height="331" />J’aime gâter mon homme. Je le surprends souvent dans des tenues les plus hallucinantes. Il m’arrive de me présenter comme sa soubrette, secrétaire, infirmière, majorette, bonne sœur, voire la fée clochette qui exhausse tous les souhaits d’un homme. Pas de scénario précis prévu d’avance. Je suis à sa disposition et aguichante à souhait.  Des prétextes de fessée ne manquent pas. Pour mauvais service, faute professionnelle, harcèlement sexuel envers son employeur. Ou pour aveux pas chastes de la bonne sœur pendant une confession.</p>
<p>Dans ce dernier cas, Monsieur me questionne agenouillée sur un prié dieux. C’est le moment aussi de lui faire part de mes nouveaux fantasmes. C’est plus un échange de confidences que de confession imaginée. Monsieur aussi y met son grain. Il peut me demander que j’accomplisse les caresses évoquées devant lui ou sur lui.  Que je continue ma confession toute nue. Puis pour obtenir absolution, il faut que je passe par ma pénitence. Cela peut être une fessée à la main ou avec un instrument. Il en va de soi qu’après ma punition j’exprime ma gratitude et dans ce cas nous rentrons dans la pratique sexuelle qui tente mon homme le plus à ce moment.</p>
<p>Voila du ludique. Mais ce que nous aimons avant tout c’est la fessée pour vraie faute. Un exemple très concret.</p>
<p>Mon homme était en train de refaire le carrelage du coin de cuisine sur mon initiative. L’ancienne couleur me ne plaisait plus. Pour être tranquille, il m’avait proposé que je fasse du shopping. J’ai horreur de faire du shopping sans mon homme. Son conseil m’est précieux  et j’ai passé une très mauvaise journée sans pouvoir me décider. A mon retour mon homme était dans la salle de bain. J’ai admiré le beau travail en me faisant un café. J’avais un peu l’impression que le sol tanguait sous mes pieds.  Ce que j’ai attribué à ma fatigue de la journée.</p>
<p>Puis mon homme sort de la salle de bain et constate mes dégâts. Le ciment colle n’avait pas encore pris de partout et il fallait tout recommencer comme il m’a expliqué. Sans me reprocher quoique ce soit.</p>
<p>Pour part je me voyais bannie de la maison pour une longue journée de plus et je me suis sérieusement énervée. Style : « C’est de ta faute. Tu aurais dû me mettre la machine à café dans le coin salon. Tu sais bien que je bois mon café en rentrant à la maison »</p>
<p>Je peux être de très mauvaise foi et le ton a monté. Conclusion, mon homme m’a renversée sur ses genoux, puis j’ai passé un mauvais moment qui n’avait rien d’érotique.</p>
<p>C’est un accord entre nous. A chaque fois que j’exaspère mon homme par mon mauvais caractère ou par mes inattentions, il a le droit de me punir à sa guise par la fessée. Rien à voir avec de la violence conjugale ou une séance de torture. Cela reste raisonnable. C’est un régulateur de tension entre nous qui nous convient et nous réussit.</p>
<p><strong>Mais du coup, n&#8217;avez-vous pas tendance à provoquer son exaspération à dessein? En vous aventurant sur ce carrelage fraîchement posé, par exemple, ne vous êtes-vous pas dit &laquo;&nbsp;avec un peu de chance, je vais occasionner quelque dégât qui me vaudra une bonne fessée&nbsp;&raquo;?</strong></p>
<p>A priori je ne suis pas du style à provoquer intentionnellement. Mon homme ne me supporterait pas dans ce cas. Mais loin de moi d&#8217;exclure des traits névrotiques de ma personne. La fessée qui rattache au sol me saute aux yeux.</p>
<p>Rationnellement cela donne: Je dors trop peu et je fais trop de choses dans ma journée. Je suis tout le temps active sans me reposer. De plus je suis assez égocentrique et mon confort passe avant tout. Je vois le carrelage posé, puis je suis déjà ailleurs dans ma pensée. Le fait qu’il faut le temps d’un séchage ne m’avait même pas effleurée l’esprit. Je n’y connais rien à ce genre de truc. Je n’ai aucun sens pratique.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;A chaque fois que j’exaspère mon homme par mon mauvais caractère ou par mes inattentions, il a le droit de me punir à sa guise par la fessée.&nbsp;&raquo;, dites-vous. Que répondriez vous au militant ou à la militante féministe  qui vous reprocherait de vous asservir ainsi à la domination masculine?</strong></p>
<p>Je distingue entre vie sociale et privée. C’est la transcendance sociale de la femme qui est réclamée essentiellement par le féminisme. Mais les abus réels envers les femmes à l’intérieur du couple nécessitent une législation claire qui protège la femme. En matière de fessée la violence conjugale commence pour moi du moment où le monsieur ne respecte pas le « non » de la dame. Sinon, le reste ne regarde personne.</p>
<p>Personnellement à la maison je ne cherche pas une juste répartition des rôles, domination masculine présente ou pas, mais une répartition qui me rend heureuse.</p>
<p>Ou comme disait Simone de Beauvoir : « Il est absurde de prétendre que l’orgie, le vice, l’extase, la passion deviendront impossible si l’homme et la femme étaient concrètement des semblables »</p>
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		<title>Rencontre &#171;&#160;autour de la fourrure&#160;&#187; avec Gala Fur et Gérard</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 10:15:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur R.</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'interview du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2009]]></category>
		<category><![CDATA[Numéros]]></category>
		<category><![CDATA[BDSM]]></category>
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		<category><![CDATA[La Vénus à la fourrure]]></category>
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		<category><![CDATA[psychanalyse]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans l’ombre des campagnes anti-fourrures de la SPA et de ses équivalents internationaux, les partisans du manteau à poil assouvissent clandestinement l’amour déviant qu’ils vouent aux bêtes. Avec la curiosité du candide et la neutralité du journaliste, j’ai rencontré, accompagné du photographe Bruno Lévy, deux farouches partisans de l’érotisme de la fourrure : Gala Fur, dominatrice [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans l’ombre des campagnes anti-fourrures de la SPA et de ses équivalents internationaux, les partisans du manteau à poil assouvissent clandestinement l’amour déviant qu’ils vouent aux bêtes. Avec la curiosité du candide et la neutralité du journaliste, j’ai rencontré, accompagné du photographe <a href="http://bobines.blogs.liberation.fr" target="_blank">Bruno Lévy</a>, deux farouches partisans de l’érotisme de la fourrure : Gala Fur, dominatrice parisienne célèbre dont le pseudonyme est une allusion direct à la <em>Venus in Fur</em> de Masoch, et Gérard, fétichiste et collectionneur de fourrure. Une rencontre organisée en maître par romancier cinéphile Patrice Herr Sang, lui-même fidèle apôtre du manteau en poil de bête.</p>
<p>Vendredi 16 octobre 2009, 19h30, dans le spacieux salon d’un appartement parisien. Tandis que Bruno prépare son matériel, Gala se bande les yeux. <em>« Gala Fur ne se montre jamais à visage découvert »</em>, explique-t-elle en demandant à Bruno s’il compte prendre beaucoup de photos. <em>« Je n’aime pas qu’on me prenne en photo. Je suis réalisatrice, et donc d’un certain côté de la caméra. Je n’aime pas être de l’autre. »</em> Finalement la séance de photos durera le temps de cette interview, soit environ une heure. Gérard, qui n’avait pas prévu de poser, se joindra à Gala en couvrant son visage de ses mains.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-539" title="fur4" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/fur4.jpg" alt="fur4" />Gérard, parlez-nous un peu de votre manteau…</strong></p>
<p>C’est un manteau en poils de loup que j’ai acheté récemment en Italie via internet, mais il date des années 80. Les manteaux en fourrure de loup et de renard sont interdits depuis 1985.</p>
<p><strong>Et avant internet ? </strong></p>
<p>C’était plus compliqué : il fallait éplucher les petites annonces spécialisées, les ventes aux enchères… pour finalement ne tomber la plupart du temps que sur des manteaux de vison… Internet a non seulement ouvert le choix mais également fait baisser les prix.</p>
<p><strong>Et c’est quoi, les prix ?</strong></p>
<p>Aujourd’hui, il faut compter 3500 euros en moyenne pour une pièce.</p>
<p><strong>Et vous en avez combien ?</strong></p>
<p>Une dizaine : loup, marmotte, vison… tous sous la forme de longs manteaux à l’exception d’une veste en renard-lynx blanc, pour laquelle j’ai eu un tel coup de foudre que je n’ai pas pu faire autrement que de l’acheter. Mais je ne la porte pas volontiers à l’extérieur, elle est trop féminine pour moi. Alors qu’un manteau, de mon point de vue, est unisexe.</p>
<p><strong>Depuis quand vous intéressez-vous à la fourrure ?</strong></p>
<p>Mon attirance pour la fourrure remonte à l’enfance. Je me suis un jour focalisé sur une fourrure aperçue dans un placard qui m’a permis d’échapper à la dureté de mon éducation. Jeune homme, la fourrure m’a donc d’abord apporté chaleur et réconfort, puis je l’ai intégrée progressivement à ma sexualité en utilisant comme une caresse particulièrement douce et agréable. Aux alentours de la quarantaine, la fourrure est devenue l’actrice à part entière de ma sexualité.</p>
<p><strong>C’est-à-dire ? Vous en avez besoin pour jouir ?</strong></p>
<p>Oui.</p>
<p><strong>Et vous Gala ? Quels rapports entretenez-vous avec la fourrure ?</strong></p>
<p>J’aime le contact de la fourrure, faire l’amour sur une peau de bête, devant une cheminée. J’aime aussi la porter. Cette veste de putois que je porte aujourd’hui pour la photo, je la porte habituellement à l’envers, ce qui me permet d’une part d’être en contact avec le poil, et m’évite d’autre part de me prendre un coup de couteau dans le dos !</p>
<p><strong>C’est à ce point ?</strong></p>
<p>L’hostilité se calme un peu en France depuis quelques temps, mais en Angleterre, elle est encore si vive qu’on ne peut même pas laisser sa fourrure au vestiaire&#8230;</p>
<p><strong>Et dans le SM ? Quel rôle joue la fourrure ?</strong></p>
<p>Elle m’offre la possibilité de revêtir la peaux d’animaux intéressants pour leur sauvagerie, comme le loup ou le renard. Mais pas question de les faire porter à mes patients, bien sûr ! Je leur réserve en revanche des petits accessoires comme des menottes en fourrure, tabliers bordés de fourrure, ou des oreilles de lapin ou de chat, très populaires en ce moment, qui sont fabriqués en Chine.</p>
<p><strong>A vos « patients ? » Est-ce à dire qu’ils viennent chez vous pour se soigner ?</strong></p>
<p>Je suis comme une psychanalyste : ouverte à ce qu’ils ont à raconter et à l’écoute de leurs désirs, qui sont aussi parfois leurs problèmes. Quand quelqu’un veut être fouetté pendant très longtemps, il y a matière à se poser des questions !  La différence est qu’ils ne les manifestent pas verbalement, mais physiquement. Mes patients ne font pas d’analyse, c’est l’un ou l’autre. Dans le SM tous les gens que je connais en lien avec l’analyse sont des psychanalystes, et ils sont dominants.</p>
<p><strong>Est-ce à dire que les gens de pouvoir ne sont jamais soumis ?</strong></p>
<p>Dans les courses hippiques, il y a les chevaux qui courent, très heureux, et les chevaux qui entraînent les chevaux qui courent, que l’on appelle les bout en train, et qui sont très malheureux : entraînés comme des chevaux de course, ils n’ont pour autant jamais l’occasion de faire une course, et en nourrissent donc une frustration terrible, et le sentiment de culpabilité qui va avec. C’est ça, le profil type du soumis. Les gens de pouvoir, politiciens ou chef d’entreprises, sont plus proches des lapins : éjaculateurs précoces perpétuellement empressés, ils se vident très rapidement entre deux portes et deux rendez-vous. D’ailleurs, il ne faut pas croire que le milieu SM n’attire que des gens des catégories sociales aisées. Dans mes hommes de ménage actuels, j’ai un postier, un électricien…</p>
<p><strong>Vos hommes de ménage ?</strong></p>
<p>Oui. Comme leur nom l’indique. Ils font mon ménage dans la tenue qu’ils affectionnent : l’un déguisé en femme, l’autre habillé en mohair, j’en ai même un qui s’habille dans une tenue jaune citron assortie aux gants mapa, c’est très chic.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-541" title="fur5" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/fur5.jpg" alt="fur5" /></p>
<p><strong>Postier, électricien, est-ce à dire que vous ne prônez pas, comme d’autres, une pratique élitiste du SM ?</strong></p>
<p>Je suis pour la démocratisation du SM, mais à condition qu’elle ne s’accompagne pas d’affadissement et de vulgarité, ce qui est malheureusement un peu la tendance. Je trouve les soirées BDSM de plus en plus bas de gamme, les gens ne savent pas exactement ce qu’ils y font. Au même titre que l’échangisme ou le libertinage ils considèrent le SM comme une façon de pimenter leur sexualité, mais sans en connaître les règles, ce qui donne du grand n’importe quoi. Récemment, dans une soirée Torture Garden à Paris, j’ai vu une dominatrice se faire enlever sa culotte pour se faire lutiner par des soi-disant soumis. Il suffit de connaître un tant soi peu le SM pour savoir que c’est une absurdité totale ! Se balader en latex avec sa copine en laisse ne suffit pas à définir une relation de soumission.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-543" title="osez_gala" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/osez_gala.jpg" alt="osez_gala" width="302" height="482" />Justement, vous venez de publier aux éditions La Musardine un second ouvrage dans la célèbre collection Osez  : « Osez les jeux de domination et de soumission ». A qui s’adresse-t-il ?</strong></p>
<p>A tous ceux qui débarquent dans le SM. Ce livre leur apportera toutes les idées nécessaires pour enrichir leurs scénarios. Pour chaque cas de figure, je présente ce qui peut se passer classiquement dans le SM, et ce qu’ils peuvent en retenir à leur compte pour éviter que ça ne parte dans tous le sens. Et pour rester dans le thème de cette interview, je parle notamment de la fourrure et de quelques bêtes à poils.</p>
<p><strong>Quelle différence entre ce « Osez les jeux de domination et de soumission » et le « Osez le SM » que vous aviez déjà publié dans la même collection ?</strong></p>
<p>« Osez le SM » était plus un livre d’initiation au SM. Il était beaucoup plus didactique. Le dernier est plus pratique : il présente plein de petits scénarios et de petits jeux.</p>
<p><strong>Toujours chez La Musardine, Vous avez également publié deux récits : « Les soirées de Gala » et « Séances »… </strong></p>
<p>« Les soirées de gala » sont une autobiographie qui raconte la vie d’une dominatrice dans tous ses détails, y compris les plus problématiques : problèmes amoureux quand elle tombe amoureuse d’un patient, problèmes occasionnés par plusieurs patients qui entrent en guerre au point d’en venir aux armes, le tout entre l’Angleterre, l’Allemagne, la France et la Hollande, lors de la grande époque SM des années 90.</p>
<p><strong>Il y a donc eu une « grande époque » du SM ?</strong></p>
<p>Oui, indubitablement. Une grande époque magique, ponctuée de fêtes incroyables qui relevaient presque de l’hallucination collective : les soirées Rubber Ball, Torture Garden, les soirées du Château à Cologne… Tout cela est derrière nous.<img class="alignright size-full wp-image-545" title="soireesdegalapoche" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/soireesdegalapoche.jpg" alt="soireesdegalapoche" width="134" height="220" /></p>
<p><strong>Et « Séances » ?</strong></p>
<p>J’y raconte une grosse dizaine de séances avec mes patients, toutes très différentes des unes des autres : ça va du patient amateur d’arts martiaux qui a envie de se faire dérouiller au patient dont le grand truc est de se faire étouffer jusqu’à la suffocation.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-546" title="seances" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/seances.jpg" alt="seances" width="120" height="200" />« Séances », on retombe dans la métaphore psychanalytique…</strong></p>
<p>Effectivement. Du reste, comme avec certains psychanalystes, pour devenir mon patient ou ma patiente, on écrit une lettre de motivation. Et je choisis ou non de donner suite.</p>
<p><strong>Et on paye ?</strong></p>
<p>Bien sûr. A chaque début de séance, comme en analyse.</p>
<p><strong>Un autre livre en projet ?</strong></p>
<p>Oui, un recueil de nouvelles SM que j’ai dirigé avec Wendy Delorme, qui sortira début février à la Musardine.</p>
<p><strong>Et vous Gérard, pas de livre à promouvoir ?</strong></p>
<p>Je rêverais d’écrire un livre sur la fourrure, mais je n’ai malheureusement pas le talent pour l’écrire…</p>
<p><strong>Et vous diriez quoi, dans ce livre ?</strong></p>
<p>Je prendrais un point de vue militant pour défendre la fourrure, comme je suis en train de le faire aujourd’hui dans cette interview, et comme je le fais dans les cercles que je fréquente. Je défendrais mon point de vue contre celui des anti-fourrures, qui mettent le monde animal au même niveau que le monde humain. Pour moi on ne peut pas les mettre sur le même niveau, c’est absurde. Et je fustigerais aussi les manteaux en « fausse fourrure ». Pourquoi les appeler ainsi, puisqu’ils ne sont pas de la fourrure ? Il n’y a pas la vraie et la fausse fourrure, il y a la vraie fourrure, et pour le reste, il faut inventer un autre mot.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-547" title="fur2" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/fur2.jpg" alt="fur2" /></p>
<p><strong>Et la fausse fourrure, justement, tous les deux, vous en pensez quoi ? </strong></p>
<p>Gala : Elle est moins douce, et les coupes ne sont souvent pas terribles…</p>
<p>Gérard : Pour moi ça ne m’intéresse pas, ce n’est pas de la fourrure, c’est autre chose.</p>
<p>Gala : C’est de la moquette à poil long.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-548" title="fur1" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/fur1.jpg" alt="fur1" /></p>
<p style="text-align: left;"><strong>LA VENUS A LA FOURRURE AU CINEMA</strong></p>
<p>La <strong><em>Venus à la Fourrure</em></strong> est un roman de l’Autrichien Leopold von Sacher-Masoch, narrant la soumission d’un homme à une dominatrice via le fétichisme de la fourrure. Sa jouissance est associée au fait que Wanda, sa dominatrice, portait de belles fourrures lors de leurs séances amoureuses.</p>
<p>Le nom de son auteur est devenu un nom commun recouvrant, au-delà de la fourrure, toutes les expériences de soumission, le MASOCHISME, tout comme le nom du divin marquis de Sade couvre celles liées à la domination, le SADISME.</p>
<p>Evidemment, le cinéma s’est emparé d’un tel sujet et une bonne demi-douzaine de films ont vu le jour autour de ce thème, parmi lesquels :</p>
<p><strong>LE MALIZIE DI VENERE</strong> (connu aussi sous le titre <em>Devil in the flesh</em>) de Max Dillmann, pseudo cachant le réalisateur italien Massimo Dallamano, avec Laura Antonelli dans le rôle de Wanda. Un thiller où, déception, la fourrure est quasi absente, hormis dans la scène finale de dénouement. (Allemagne/Italie 1969). Disponible en VHS.</p>
<p><strong>VENUS IN FURS/PAROXISMUS </strong>de Jess Franco (Espagne 1969)<strong>, </strong>un polar érotique et exotique. Disponible en DVD.</p>
<p><strong>VENUS IN FURS</strong> de Joe Marzano (Etats-Unis 1967), en noir &amp; blanc, d’une facture gentiment grivoise. Disponible en DVD.</p>
<p><strong>VERFüHRUNG : DIE GRAUSAME FRAU</strong> (<em>Séduction femme cruelle</em> en français) de Monika Treut &amp; Elfi Mikesch (Allemagne 1985) avec Mechthild Grossmann et l’acteur culte Udo Kier. Disponible en DVD, en France.</p>
<p><strong>VENUS IN FURS, </strong>une des meilleures adaptations<strong>,</strong> un film de Maartje Seyferth et Victor E. Nieuwenhuijs (Pays Bas 1994), avec un parti pris de noir &amp; blanc et de modernité. Disponible en DVD en France.</p>
<p>Et enfin surtout, le nec plus ultra,<strong> MASOCH</strong> de Franco Brogi TAVIANI, un des trois frères Taviani (Italie 1980) avec Francesca de Sapio. Ce film qui colle au plus près de ce fétichisme est adapté du livre de Wanda von SACHER-MASOCH/von DUNAJEW, qu&#8217;elle a écrit en 1906 : &laquo;&nbsp;MEINE LEBENSBEICHTE&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;La confession de ma vie&nbsp;&raquo;.  Disponible en VHS.</p>
<p>Et ce n’est pas fini car d’autres adaptations sont en cours dont le <strong>Venus in Furs</strong> de Kourosh Esmailzadeh pour courant 2010.</p>
<p><strong>Patrice del Sado<br />
</strong>Auteur de <strong><em>L’alphabet du S/M</em></strong> (éditions Vertiges Tabou)<br />
Ces films peuvent être obtenus auprès de Hors-Circuits (<a href="mailto:patrice@horscircuits.com">patrice@horscircuits.com</a>)</p>
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		<title>Arrestation d’un voleur de culottes fétichiste en Haute-Savoie : 600 pièces saisies</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Oct 2009 19:34:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur R.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[fétichisme]]></category>
		<category><![CDATA[lingerie]]></category>

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		<description><![CDATA[
En guise de bande-annonce de l’édition de novembre de L’Autre Sexe, qui proposera (notamment) deux interviews de fétichistes &#8211; l’un de la fourrure, l’autre de la fessée &#8211; copié/collé d&#8217;une dépêche AFP du 21 octobre dernier, consacrée à l’arrestation d’un fétichiste du sous-vêtement, auquel nous transmettons bien sûr toute notre sympathie.
GRENOBLE, 21/10/2009 (AFP) Haute-Savoie: interpellation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-514" title="culottes" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/10/culottes.jpg" alt="culottes" width="320" height="241" /></p>
<p>En guise de bande-annonce de l’édition de novembre de L’Autre Sexe, qui proposera (notamment) deux interviews de fétichistes &#8211; l’un de la fourrure, l’autre de la fessée &#8211; copié/collé d&#8217;une dépêche AFP du 21 octobre dernier, consacrée à l’arrestation d’un fétichiste du sous-vêtement, auquel nous transmettons bien sûr toute notre sympathie.</p>
<p><strong>GRENOBLE, 21/10/2009 (AFP) Haute-Savoie: interpellation d&#8217;un fétichiste des sous-vêtements féminins</strong></p>
<p>Un homme, qui avait dérobé des centaines de sous-vêtements féminins dans les deux Savoie pendant une dizaine d&#8217;années, a été interpellé et mis en examen, a-t-on appris mercredi auprès de la gendarmerie.</p>
<p>Lors d&#8217;une perquisition à son domicile, les gendarmes ont saisi 600 sous-vêtements, qui ont été transportés dans trois sacs poubelles de 100 litres, a précisé à l&#8217;AFP, l&#8217;état major du groupement de Haute-Savoie.</p>
<p>Agé d&#8217;une quarantaine d&#8217;années, le contrevenant, un récidiviste, a expliqué avoir agi par &laquo;&nbsp;fétichisme&nbsp;&raquo;, a-t-on ajouté.</p>
<p>L&#8217;homme a été identifié et interpellé en septembre à la suite d&#8217;une plainte d&#8217;une Haut-savoyarde chez qui il était entré la nuit pour dérober ses sous-vêtements, en s&#8217;introduisant dans sa chambre alors qu&#8217;elle dormait.</p>
<p>Depuis une dizaine d&#8217;années, ce collectionneur préférait voler les sous-vêtements sur les étendages, n&#8217;hésitant pas à grimper sur des balcons ou bien à fouiller les lave-linges, selon le Dauphiné libéré.</p>
<p>La gendarmerie a lancé un appel à témoins pour retrouver d&#8217;éventuelles autres victimes de ses larcins.</p>
<p>Mis en examen, ce Savoyard devra répondre de &laquo;&nbsp;vols&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;vols par escalade&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;violation de domicile&nbsp;&raquo; en décembre devant le tribunal correctionnel d&#8217;Annecy.</p>
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		<title>L’acomoclitisme</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Jan 2009 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Karl Gustav II von Laks</dc:creator>
				<category><![CDATA[Février 2009]]></category>
		<category><![CDATA[La consultation du docteur Von Laks]]></category>
		<category><![CDATA[acomoclitisme]]></category>
		<category><![CDATA[fétichisme]]></category>
		<category><![CDATA[paraphilie]]></category>
		<category><![CDATA[poil]]></category>

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Avec l’acomoclitisme, cette consultation devient glissante si j’ose dire.
De fait, elle glisse à la fois vers les limites et l’abus du terme même de « paraphilie ». En effet, avec l’acomoclitisme, il est particulièrement difficile de distinguer la pratique de sa perversion, et inversement. La définition stricte de l’acomoclitisme, c’est le fétichisme des pubis glabres. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><img src="http://lautresexe.com/images/acomoclitisme.jpg" border="0" alt="" width="731" height="531" /></p>
<p>Avec l’acomoclitisme, cette consultation devient glissante si j’ose dire.</p>
<p>De fait, elle glisse à la fois vers les limites et l’abus du terme même de « paraphilie ». En effet, avec l’acomoclitisme, il est particulièrement difficile de distinguer la pratique de sa perversion, et inversement. La définition stricte de l’acomoclitisme, c’est le fétichisme des pubis glabres. Le hic, que la pratique – l’épilation, le rasage ou à la rigueur un élevage de chèvres – n’est pas exceptionnelle. Aujourd’hui, elle se généralise à nouveau, comme à d’autres périodes de l’histoire (Egypte antique, monde gréco-romain, Moyen-Âge occidental pour partie, etc&#8230;). Du coup, distinguer le fétichiste de l’amateur ou du type qui s’en fout est à peu près impossible. Le seul acomoclitisme qu’on pourrait interroger, c’est celui d’une société, d’une pornographie ou de certains médias à la rigueur – à considérer qu’il s’agit effectivement d’une mode obsessionnelle, d’un fétichisme collectif et non d’une pratique culturelle comme autrefois.</p>
<p>Bref, pour cette consultation, votre gentil docteur a du mal à reconnaître son thermomètre. Il ne sait plus de la température de quel orifice il s’agit. A tout prendre, je plongerai donc dans les (bas-) fondements de l’individu comme du collectif – tête baissée. Cela ne va pas ressembler à grand-chose, mais cela donne à penser.</p>
<p>D’un point de vue historique, donc, un pubis glabre n’est pas du tout exceptionnel. Nombre de cultures le considèrent d’un bon œil d’un point de vue symbolique (en signe de pureté) ou médical. On raconte ainsi que Ramsès II imposait une épilation intégrale à son harem. Dans le monde musulman, dans la culture juive, à certaines périodes du Moyen-Âge chrétien, dans le monde gréco-romain, l’épilation est encouragée. Il faut d’ailleurs remonter à la préhistoire pour trouver les premières pinces à épiler. Autrement dit, la chasse au poil est contemporaine de la chasse au mammouth (ce qui d’un point de vue pileux n’est pas absurde, convenons-en). Mais dans ces cas-là, on ne parlera pas d’acomoclitisme. Car ce n’est pas le fait d’individus qui veulent voir les grandes lèvres de leurs partenaires à tout prix, c’est un mouvement collectif pris dans les méandres de la conscience collective. L’individuel, le collectif, la norme, l’écart : ou comment on passe du fétichisme à la culture.</p>
<p>Aujourd’hui, depuis le milieu des années 90, nous assistons à un bouleversement des représentations qui perturbe justement cette distinction claire entre la culture et le fétichisme. Ce n’est pas la résurgence ponctuelle d’une norme culturelle, c’est une normalisation par l’image d’une sexualité féminine qui impose (indirectement) les pubis glabres. Comme diraient certains de mes patients au comptoir de leur bistrot préféré, c’est encore un coup des fabricants de rasoirs. En fait non, mais laissons-les dire.</p>
<p>C’est la pornographie, les magazines féminines, Internet et les leaders d’opinions sexuels (si, si, cela existe) qui se retrouvent au cœur du poil et du pubis. Par une conjonction probablement hasardeuse de nécessités et d’enjeux à la fois industriels et culturels, au gré des circonstances (politiques, féministes), ces forces à l’œuvre dans l’inconscient collectif ont fait une promotion terrible et miraculeuse du non poil généralisé – qui s’apparenterait presque, effectivement, à un acomoclitisme de masse. De plus en plus nombreux et surtout de plus en plus jeunes, les filles – et maintenant les garçons – se rasent et s’épilent. Les chiffres les plus récents dont on dispose (surtout venant d’Amérique du Nord) indiquent que 3 filles sur 4 et 1 garçons sur 2 entre 20 et 30 ans se rasent ou s’épilent les parties génitales. Dans l’industrie pornographique, c’est devenu une norme. Les représentations du poil sont devenues exceptionnelles. En vidéo, on parle de genre : poilu, hirsute, etc. Et généralement, on en rajoute, on densifie parce qu’on débroussaille, on renchérit parce qu’on rafraîchit. Pour aller vite, la pornographie propose 95% de femmes glabres et 5% de femmes anormalement poilues. La pilosité naturelle est désormais absente du débat et des ébats.</p>
<p>Rien de grave, cependant, à cet endroit de notre exposé. On rase gratis – et après ? C’est après que cela dérape, justement.</p>
<p>Parce que dans le même temps, on impose à coup de magazines et de médias une image de la performance sexuelle. C’est une évidence bien connue sur laquelle je ne reviens pas. Mais dans cette performance, un pubis glabre vaut mieux qu’un pubis poilu (voir un prochain article sur les sports de glisse).</p>
<p>Dans le même temps aussi, on sexualise (dans le discours, dans le vêtement, dans les pratiques) de plus en plus tôt les très jeunes filles. Aujourd’hui, d’après mes amis qui font fortune dans l’épilation au laser, ce sont des fillettes de 12 ou 13 ans qui viennent avec leur mère pour faire disparaître un léger duvet – mais insupportable, semble-t-il.</p>
<p>Du coup, si l’on fait le compte, si l’on additionne tout cela, on en arrive à cette conclusion : les filles et les femmes se confondent. Ou dit autrement, les très jeunes filles se féminisent jusqu’au grotesque et les femmes s’infantilisent jusqu’à l’absurde. Au regard des combats féministes, c’est certes un peu gênant, disons-le. Et au centre de tout cela, variante nécessaire mais non suffisante, il y a ce poil que l’on enlève. Ce n’est pas cet acomoclitisme de masse qui est la cause de tout, non, mais c’en est un moyen. Il est indispensable, de fait.</p>
<p>Le mouvement global est à la normalisation sexuelle et la comptabilité. Il faut baiser beaucoup et baiser bien. Ceux qui baisent mal et peu, c’est foutu, désolé. Vous n’avez pas le droit. Vous devez être épanouis sexuellement, les cocos, c’est une question de morale et d’impératif catégorique. Non mais. Et pour baiser bien et beaucoup, mesdames, il y a des choses qui aident… Quoi ? Vous ne trouvez pas ? Le non poil, mais oui !</p>
<p>D’une sexualité probablement indigente, l’humanité passe à une sexualité imbécile. Dans un même mouvement, on ouvre et on ferme. Des étreintes, toujours plus d’étreintes – mais il y a des règles pour tout cela. Les caisses sont vides. Il faut être réaliste. On ne pourra pas faire n’importe quoi, quand même. Depuis quand les poilues ont-elles une chance ? Elles ne sont pas désirables, vous le savez bien. Les femmes normales n’ont pas de poils. Les hommes normaux n’aiment pas cela. Bande de pervers, va.</p>
<p>Pour résumer (et pour conclure sur les pervers, justement), aujourd’hui, je n’ai pas traité d’un certain type de perversions mais de représentations perverties. Cela change. Je suis sorti de mon rôle et de ma juridiction. J’ai passé la frontière. J’ai pensé le poil.</p>
<p>Sur ce, cela fera 80 euros. Merci bien. Parce que penser le poil, ce n’est pas donné. Vous le savez bien.</p>
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		<title>Skippy, le collectionneur de slips</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Sep 2008 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur R.</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'image pas bandante du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Octobre 2008]]></category>
		<category><![CDATA[fétichisme]]></category>
		<category><![CDATA[lingerie]]></category>

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Puisque ni les services sociaux de sa ville, ni les équipes de Strip Tease ne sont jamais décidés à venir taper à sa porte, Skippy a décidé de devenir célèbre en créant son site web. Il y parle de sa passion des slips et nous présente tous ceux de sa collection personnelle, pris en photo [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><img src="http://lautresexe.com/images/image_pas_bandante_slip.jpg" border="0" alt="" width="416" height="768" /></p>
<p align="center">
<p>Puisque ni les services sociaux de sa ville, ni les équipes de Strip Tease ne sont jamais décidés à venir taper à sa porte, Skippy a décidé de devenir célèbre en créant son site web. Il y parle de sa passion des slips et nous présente tous ceux de sa collection personnelle, pris en photo sous tous les angles, nous montrant même ceux de ses amis. On ne sait pas trop s&#8217;il faut en rire ou en pleurer mais une chose est sûre: on est content de savoir que cette homme là existe. C&#8217;est là que ça se passe : <a href="http://slip.kangourou.free.fr/" target="_blank">http://slip.kangourou.free.fr/</a></p>
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