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	<title>L&#039;Autre Sexe &#187; libertinage</title>
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	<description>Le magazine des sexualités au pluriel (manifestement)</description>
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		<title>Dans l’enfer des blogs de couples exhibitionnistes</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 15:05:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur R.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Février 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Le reportage du mois]]></category>
		<category><![CDATA[échangisme]]></category>
		<category><![CDATA[exhibitionnisme]]></category>
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		<description><![CDATA[La pornographie amatrice n’est pas seulement l’industrie rivale de la pornographie traditionnelle. Elle est aussi le lieu où d’illustres anonymes assouvissent leurs penchants exhibitionnistes. Nombreux sont les « couples libertins » à exhiber ainsi leurs charmes sur une multitude de blogs, qui leurs servent au passage à rencontrer leurs partenaires mélangistes.
Quand on tape « blog couple exhibitionniste » sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2010/01/simpsons.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-809" title="simpsons" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2010/01/simpsons-300x182.jpg" alt="" width="300" height="182" /></a>La pornographie amatrice n’est pas seulement l’industrie rivale de la pornographie traditionnelle. Elle est aussi le lieu où d’illustres anonymes assouvissent leurs penchants exhibitionnistes. Nombreux sont les « couples libertins » à exhiber ainsi leurs charmes sur une multitude de blogs, qui leurs servent au passage à rencontrer leurs partenaires mélangistes.</p>
<p>Quand on tape « blog couple exhibitionniste » sur Google, le premier site sur lequel on tombe est celui <a href="http://couple.amateur.ericannissa.over-blog.com/" target="_blank">Eric et Anissa</a>. On y est accueilli par une série de photos en très gros plan d’une bouche qui suce un pénis, que l’on s’empresse de chasser de l’écran en passant à la page suivante. Les photos (un cul de femme vu sous divers angles) sont moins violentes, mais le poids des mots prend le relais du choc des photos : <em>« Agressivité du premier éclat de lumière,vite apaisée par la douceur d’une ombre ,d’une forme, d’une couleur »</em>. On hésite à pouffer de rire, avant d’officiellement se pisser dessus d’hilarité à la lecture de la seconde légende, vibrant hommage à Paolo Coelho : <em>« Comme un levé de soleil sur les dunes, une invitation au voyage,à l’exploration »</em>. Une exploration que l’on poursuivra ailleurs, avec votre permission. Mais merci de votre accueil, hein.</p>
<p>Après s’être fait piéger par quelques sites commerçants (le genre qui ouvrent cinquante fenêtres impossibles à refermer d’un coup, si si, ça existe toujours) et s’être payé une <a href="http://histillustre.over-blog.com/article-6714038.html" target="_blank">nouvelle tranche de rire</a>, on arrive chez <a href="http://www.jo-mel.net/index.php?p=3" target="_blank">Jo et Mel</a>, qui ne cachent pas leurs ambitions esthétiques :<em> « Nous aimons le sexe quand il est pratiqué d&#8217;une belle façon. Nous aimons y mettre un minimum de formes. Les photos hard et discours trop crus ne nous plaisent pas. Simplement parce que le sexe (au sein de notre couple) est lié à l&#8217;amour ce qui sous entend une touche de romantisme. Alors dehors les vulgarités en tout genre que se soit avec des mots ou des images. » </em>On s’abstient de laisser un commentaire en forme de plaidoyer pamphlétaire pour la vulgarité en amour, et on se dit que pour le coup, l’érotisme soft des photos qui nous sont proposées ici ont quelque chose de résolument vulgaire, dans le sens premier du terme. Quitte à acheter Playboy, autant acheter l’original, les photos sont mieux. On remercie toutefois Jo et Mel de nous avoir mis un pied dans l’annuaire de <a href="http://www.voissa.com/" target="_blank">Voissa</a>, un annuaire de sites érotico-pornographiques qui va nous permettre de poursuivre notre petite enquête.</p>
<p>Après avoir essuyé un nombre conséquent de « désolé, ce site n’existe plus » et autres « erreur 404 document non trouvé », on tombe sur <a href="http://blog.voissa.com/lilousexy/index.php?" target="_blank">une synthèse inaboutie de Marylin Monroe et de Josiane Balsko</a> en nuisette dans une série de photos annoncée par un titre prometteur ô combien : <em>«<a href="http://blog.voissa.com/lilousexy/index.php?showentry=874335" target="_blank">debut d&#8217;une nouvelle serie nuisette &laquo;&nbsp;bisous a tous&nbsp;&raquo;</a> »</em>. Oui, c’est ça, bisous, on ne s’attarde pas, on est attendus chez <a href="http://www.veroseweb.com/wordpress/" target="_blank">Véro</a>, qui nous accueille par une page un peu moins moche que celles qu’on a croisées jusqu’alors, et qui offre notamment le choix d’un simple et sobre visage en photo, façon portrait, sur lequel on clique avant de pouffer une nouvelle fois, cette fois en lisant les commentaire qui l’accompagnent, en particulier celui de l’impayable Marc : <em>«quelle beauté dans cette image.. plus que de l’erotisme..de l’art, du vrai.. un tres gd bravo au photographe…masi il faut dire que le modele est sublime:) » </em>Mais bon, après tout, chacun sa technique pour choper, et puis c’est que Véro est jolie.</p>
<p>Au contraire de <a href="http://blog.voissa.com/kikinou03/index.php?&amp;st=40" target="_blank">kikinou03</a>, qui ne retient pas notre attention plus de 8 secondes malgré un impressionnant arsenal de lingerie sexy mais malheureusement pas une ligne de texte pour les présenter, mais en même temps, ce n’est peut-être pas plus mal, se dit-on en arrivant sur le blog de <a href="http://blog.voissa.com/cochonnou/index.php?" target="_blank">cochonnou</a> où chaque photo est introduite par un petit quatrain à la rime contrariée :</p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Sous ses cris de bonheur<br />
J&#8217;ai augmenté le rythme<br />
L&#8217;explosion était proche<br />
Cette femme est une bombe</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>Ou encore :</p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Après les préliminaires<br />
Elle se mit sur le dos, jambes écartées<br />
Comment résister à un si joli minou ???<br />
Je lui ai donc obéis avec plaisir</em></p>
<p>Mais la littérature, ce n’est pas seulement l’apologie lyrique du stupre, c’est aussi le débat, la polémique, la confrontation. On en trouve un bel exemple chez <a href="http://blog.voissa.com/coupleamoureux01/index.php?" target="_blank">coupleamoureux01’</a> :</p>
<p><em>gueste_achil:<br />
Ta gueule gros con, respecte les visiteurs, mais on a pas envie de voir des culs de singe boutonneux sur &laquo;&nbsp;voissa&nbsp;&raquo;<br />
laisse la place au beau linge et casse-toi avec ton gros boudin !!! empaffé&#8230;.</em></p>
<p><em>ma réponce:</em><em> parce que &laquo;&nbsp;cul de singe&nbsp;&raquo; pour toi ce n&#8217;est pas une insulte?? pour moi si, et c&#8217;est du non respect, je respecterais les visiteurs quand les visiteurs respecterons les blogueurs, et comme ce n&#8217;est pas le cas, donc voilà, et comme j&#8217;ai dit plus haut si tu n&#8217;aime pas viens pas c&#8217;est tout. en tout cas ce ne sont pas des gens comme toi qui va me faire partir d&#8217;ici, mais là ou ça te fais le plus chier c&#8217;est que toi même tu ne peux même pas supprimer notre blog, hi hi hi hi làlàlàlàlèer, làlàlàlàlère, aller sans rancune pov tache!!!</em></p>
<p>Que de violence, vite, détendons un peu l’atmosphère avec les <a href="http://a.propos.free.fr/sommaire.htm" target="_blank">Palmade/Laroque</a> du libertinage, qui nous accueillent par le texte suivant (écrit en grosses lettres Times New Roman rouge et vert sur fond noir étoilé) : <em>« Amateurs de belles chattes vous allez ronronner.  Amateurs de pipes vous allez fumer. »</em> Malheureusement, on ne ronronne ni ne fume, on se contente de bailler en cliquant sur une ou deux photos de pornographie amateur qui essaye de ressembler à de la pornographie professionnelle, c’est-à-dire avec les mêmes faux-seins siliconés (mais achetés en discount chez Babou-chirurgie, et ça se voit) et les mêmes chaussures de stars du X (mais acheté en contrefaçon chinoise chez Maxi-Chaussures, et ça se voit aussi).</p>
<p>On se fait mal une dernière fois chez madame <a href="http://chaudeetcaline.canalblog.com/" target="_blank">chaude et caline</a>, où l’on est accueilli par la page la plus laide de toutes l’histoire des pages perso : fond rouge, guirlandes qui clignotent, on ne sait pas si c’est Noël ou si dîne chez Pizza Palermo, et à dire vrai on ne veut pas le savoir, alors on s’enfuit en courant sans même avoir jeté un œil sur les photos en clôturant solennellement ce reportage. Rompez.</p>
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		<title>Les amours lesbiennes d’Isabelle de Bourbon- Parme, Princesse des Lumières [1741-1763]</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Dec 2009 06:30:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L&#39;abbé Mons</dc:creator>
				<category><![CDATA[Janvier 2010]]></category>
		<category><![CDATA[La chronique de l'abbé Mons sur les dessous des grands de ce monde]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Isabelle de Bourbon-Parme]]></category>
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		<category><![CDATA[XVIIIème siècle]]></category>

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		<description><![CDATA[Mes chers lecteurs, qui de vous connaît Isabelle de Bourbon-Parme ? Ce fut pourtant, malgré sa courte vie, une des femmes les plus remarquables de ce dix-huitième siècle européen si magnifique d’audace pour la pensée et le plaisir. Aussi, ai-je le grand bonheur de vous la faire connaître.
C’était d’abord, une bien jolie princesse que cette Isabelle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-704" title="bourbon" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2010/01/bourbon.jpg" alt="bourbon" width="362" height="462" />Mes chers lecteurs, qui de vous connaît Isabelle de Bourbon-Parme ? Ce fut pourtant, malgré sa courte vie, une des femmes les plus remarquables de ce dix-huitième siècle européen si magnifique d’audace pour la pensée et le plaisir. Aussi, ai-je le grand bonheur de vous la faire connaître.</p>
<p>C’était d’abord, une bien jolie princesse que cette Isabelle de Bourbon- Parme, grande, mince, de longs cheveux bruns, des yeux noirs profonds. Les cours d’Europe s’extasiaient devant tant de grâce et de vertu. Elle était du plus noble sang : fille du Duc de Parme, arrière-petite fille de Louis XIV, descendante de Charles Quint. Mariée à l’héritier de la maison des Habsbourg, elle devait régner sur l’Empire d’Autriche. Elle savait quatre langues, elle dessinait et composait, elle accompagna même une fois au violon le petit Mozart. Elle eut comme précepteur le philosophe Condillac et nous laissa des essais philosophiques et scientifiques d’une rare précocité. Et avec tout cela, épouse aimante, fille dévouée, amie charitable de tous. Sa mort prématurée à l’âge de 21 ans, après une longue agonie pour cause de petite vérole, endeuilla tout le monde et ne pouvait qu’auréoler de grandeur tragique le destin de cette princesse de conte de fée.</p>
<p>Mais c’est un tout autre portrait, que nous dévoile sa correspondance intime, qui va nous intéresser : Isabelle de Bourbon-Parme a eu un seul amour et ce fut pour la sœur de son mari, la princesse Marie-Christine ; <strong>Isabelle</strong><strong> était une femme qui aimait une autre femme.</strong><br />
« <em>Je meurs d’amour pour toi</em> », « <em>je vous baise de toutes mes forces</em> », « <em>je t’aime</em> » concluent ses lettres. Marques de politesse, déclarations tendres, élans platoniques ?<br />
Mais quand nous lisons, à la date du 31 décembre 1762 : « <em>Adieu, j’embrasse ton petit cul d’archange et me prosterne à tes pieds</em> », ou encore en novembre 63 : « <em>le visage est un peu malade mais votre place favorite ne l’est pas</em> », le doute n’est plus permis : Isabelle, princesse de France, était une <strong>fieffée goudoue.</strong><br />
Dès lors, ses mots doux retentissent autrement, « <em>je suis très disposé à vous étouffer à force de caresses</em> » : aux sentiments les plus enflammés, il faut y joindre les gestes les plus endiablées et on s’imagine ces deux coquines se pourlécher goulûment au point d’en avoir des vapeurs, ou soulevant jupons et dentelles, se délecter de leur bouton de rose ou  introduire dans leur intimité quelques substituts de la virilité, et tout cela sous les ors du majestueux palais de Schönbrunn.<br />
Isabelle s’est véritablement consumée d’amour pour sa belle-sœur. Elle en négligeait ses devoirs ; en pleine retraite religieuse, elle avoue : « <em>j’oublie le lieu où je suis, j’oublie ceux avec qui je suis…, je ne pense qu’à ce nouveau désir que je cherche à satisfaire à quelque prix que cela soit</em> ».<br />
Que nous apprenne encore ses lettres sulfureuses?<br />
Qu’Isabelle savait jouer de sa santé fragile pour garder le lit et y attendre, pendant que son impérial mari officiait seul aux cérémonies, sa délicieuse maîtresse.<br />
Que nos belles dames n’étaient pas contre une partie à plusieurs, pourvu qu’on soit entre filles, avec les demoiselles d’honneur. Sur les charmes d’une certaine La Vasquez, Isabelle et Marie-Christine se disputèrent et se rabibochèrent souvent.<br />
Qu’Isabelle, selon toutes vraisemblances préférait jouer les hommes.<br />
Surtout, que son désir aimait à se rallumer par quelques obscénités scatologiques.<br />
Lisez plutôt ce fantasme nocturne de jouissance et de fiente :  <em>« j’ai eu des rêves très agréables… j’ai cru être au lit et que vous veniez me chercher pour aller à la Redoute avec vous. Je devais être votre compagnon, mais la joie m’a fait faire un petit effort et ma chemise s’en est ressentie, j’ai chié tout en plein dedans </em>» ; surtout que parfois le rêve touchait au réel : <em>« je pissai tout tranquillement quand tout à coup un vent importun vient avec toute la turbulence donnée à Eole, a voulu sortir ; je l’ai cru seul, j’ai voulu lui laisser le passage libre… Par bonheur, j’ai pu arrêter à temps… Adieu, je baise votre adorable cul, me gardant bien de vous offrir le mien qui est un peu trop foireux </em>».</p>
<p>Il est vrai qu’elle avait de qui tenir : la réputation de libertin de son grand-père, Louis XV de France, surnommé le « Bien aimé », surtout par les femmes, n’est plus à faire, on sait un peu moins qu’il était à voile et à vapeur, lui qui du supplice du Pal, disait « <em>qu’il commençait si bien et qu’il finissait si mal </em>» ; son autre grand-père, le roi Philipe V d’Espagne était à la fois dévot et obsédé sexuel pour tout genre, on raconte que seuls la voix et le petit cul du célèbre castrat Farinelli pouvait le sortir de sa profonde mélancolie. Bon sang ne saurait mentir.<br />
Quant à son mari, le misogyne Joseph II, il avait semble-t-il des goûts assez proches de ceux du Marquis de Sade. Voici le remède qu’il aurait aimé administrer à ce brave Louis XVI pour qu’il engrossât enfin Marie-Antoinette: « <em>Dans son lit conjugal, il a des érections fort bien conditionnées, il introduit le membre, reste là sans se remuer deux minutes peut-être, se retire sans jamais décharger, toujours bandant, et souhaite le b o n s o i r… Ah, si j’aurais pu être présent une fois, je l’aurais bien arrangé ! Il faudrait le fouetter pour le faire décharger de colère comme les ânes ». </em>Avec de tels conseils, on peut fantasmer à quel dépucelage Isabelle eut l’honneur.</p>
<p>Mes bons lecteurs, au moment de vous quitter, je suis pris d’un remords. La vérité m’oblige à dire que j’ai un peu artificiellement donné un parfum de scandale à tout cela. J’ai sorti le plus scabreux pour vous émoustiller, égrillards lecteurs.<br />
La plupart des lettres d’Isabelle nous ennuient surtout de futiles cancans de cours.<br />
Il était naturel de parler de ses problèmes de « Derrière » à une époque où le corps était si souvent souffrant.<br />
Plus intéressant encore, si Isabelle avait bien conscience du caractère transgressif de ses penchants -« <em>j’espère que vous vous souvenez de la parole donnée de ne jamais en parler car il n’y a rien de plus infâme que d’aller contre la nature</em> », rappelle-t-elle à son aimée-, il semblerait toutefois que les amours saphiques étaient jugées au XVIIIème siècle avec plus de bienveillance que la pédérastie : ce n’étaient tout au plus que des jeux de mains innocents entre jeunes filles qui passeraient.<br />
Voilà peut-être pourquoi les maris de nos princesses n’ont rien trouvé à redire à ces lettres échangées et qu’elles nous ont pu parvenir.<br />
Il n’empêche, lecteurs, qu’il me plait à moi d’imaginer Isabelle, lors d’une froide messe, jouant malicieusement de son chapelet auprès de sa belle-sœur, pour lui rappeler combien ses doigts sont agiles ; ou de supposer sous les monceaux de robes et de soieries, l’entrecuisse nu de Marie-Christine s’échauffant parce que sa maîtresse croquait devant elle, un peu trop langoureusement un petit gâteau ; ou de rêver à nos deux princesses se poursuivant dans les galeries désertes ou se cachant derrière les bosquets pour attraper au vol quelques baisers ; se sachant loin de Dieu, des Rois et des hommes et heureuses pour cela.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><br />
</span></p>
<p style="text-align: left;">Source : Isabelle de Bourbon-Parme «je meurs d’amour pour toi », Lettre à l’archiduchesse Marie-Christine 1760-1763, édition établie par Elisabeth Badinter, La bibliothèque d’Evelyne Lever, chez Taillandier.</p>
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		<title>Pendant ce temps, en Somalie</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Nov 2009 08:29:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur R.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tandis qu’en France, Pascal Bruckner promeut dans son dernier essai Le paradoxe amoureux les joies du libertinage et de l’adultère, en Somalie, un homme de 33 ans a été lapidé à mort pour adultère par des insurgés islamistes du group Al-Shabab devant 300 personnes rassemblées pour l’occasion dans la ville de Merka, au sud du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tandis qu’en France, Pascal Bruckner promeut dans son dernier essai <em>Le paradoxe amoureux</em> les joies du libertinage et de l’adultère, en Somalie, un homme de 33 ans a été lapidé à mort pour adultère par des insurgés islamistes du group Al-Shabab devant 300 personnes rassemblées pour l’occasion dans la ville de Merka, au sud du pays. La maîtresse du fautif a été provisoirement épargnée le temps qu’elle donne naissance à l’enfant dont elle est enceinte, mais selon un reportage diffusé sur la BBC relatant les propos d’un représentant du groupe islamiste, elle sera à son tour exécutée après son accouchement.</p>
<p>Sheikh Sharif Sheikh Ahmed, le président somalien dont le gouvernement ne contrôle qu&#8217;une partie du pays, affirme que les activistes d’Al-Shabab salissent l&#8217;image de l&#8217;Islam. Le groupe vient par ailleurs d’éditer un règlement relaté dans la suivante dépêche AFP, d’un sexisme qui ne fait guère plus honneur à l’Islam qu’à l’humanité d’une façon plus générale :</p>
<p><em><strong>Somalie: les shebab imposent de nouvelles conditions drastiques aux ONG</strong></em></p>
<p><em>NAIROBI — Les insurgés islamistes shebab ont rendu public une nouvelle réglementation imposant des conditions drastiques aux organisations humanitaires travaillant dans les zones sous leur contrôle dans le centre-sud de la Somalie, comme licencier tout leur personnel féminin.</em></p>
<p><em>Obtenu vendredi par l&#8217;AFP, ce document, rédigé par les autorités shebab de la région de Bay et Bakol (centre-sud), a été transmis jeudi aux représentants des ONG nationales et internationales opérant sur place.</em></p>
<p><em>Il exige en particulier de toutes les organisations humanitaires qu&#8217;elles se séparent d&#8217;ici trois mois de leurs employés femmes et que ces dernières soient remplacées par des hommes, sauf dans les hôpitaux et les centres de santé.</em></p>
<p><em>Les ONG doivent &laquo;&nbsp;prendre leur distance avec tout ce qui est susceptible de d&#8217;interférer avec la religion islamique&nbsp;&raquo;, comme &laquo;&nbsp;prêcher des valeurs chrétiennes, promouvoir le sécularisme, la démocratie, et toute valeur opposée aux enseignements de l&#8217;Islam&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><em>Il leur est strictement interdit &laquo;&nbsp;d&#8217;importer de l&#8217;alcool, tout type de films, de promouvoir l&#8217;adultère ou d&#8217;appuyer la création d&#8217;associations de femmes&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><em>Les samedi et dimanche ne pourront pas être considérés comme des jours de repos hebdomadaire. Les célébrations de fêtes nationales étrangères, de Noël, du jour de l&#8217;an, ou par exemple des &laquo;&nbsp;journées de la femme&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;de la lutte contre le sida&nbsp;&raquo; sont également proscrites.</em></p>
<p><em>Les ONG, qui ne doivent plus arborer leurs habituels logos et drapeaux, doivent également s&#8217;abstenir de distribuer de l&#8217;aide alimentaire &laquo;&nbsp;quand les agriculteurs sont en train de faire leurs récoltes&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><em>Enfin, chaque organisation humanitaire devra s&#8217;acquitter d&#8217;une somme de 20.000 dollars (13.400 euros) tous les six mois pour &laquo;&nbsp;s&#8217;accréditer auprès des autorités&nbsp;&raquo; régionales de Bay et Bakol, ainsi que &laquo;&nbsp;pour des raisons de sécurité&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><em>Interrogées par l&#8217;AFP, plusieurs ONG ont confirmé avoir reçu ce document, frappé du logo officiel des shebab.</em></p>
<p><em>Des responsables islamistes s&#8217;exprimant sous couvert d&#8217;anonymat ont confirmé son authenticité, mais précisé cependant qu&#8217;il pourrait être amendé, certains leaders shebab le jugeant trop sévère.</em></p>
<p style="text-align: center;"><em><img class="aligncenter size-full wp-image-609" title="SOMALIA MILITIA" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/al-shabab.jpg" alt="SOMALIA MILITIA" width="610" height="477" /></em>Branlez-vous les gars, ça ira mieux après.<em><br />
</em></p>
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		<title>Interview d&#8217;Isabelle183, fétichiste (et théoricienne?) de la fessée</title>
		<link>http://lautresexe.com/2009/11/03/interview-disabelle183-fetichiste-et-theoricienne-de-la-fessee/</link>
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		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 10:16:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur R.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Pensées et émotions illustrées d’une intellectuelle, passionnée par la fessée et la discipline d&#8217;antan », c’est la baseline du blog Autour de la fessée, de l’énigmatique Isabelle183. Elle y publie chaque jour ou presque des articles en rapport avec sa passion pour la fessée, dont elle témoigne sans pudeur en l’agrémentant de mille et une références [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Pensées et émotions illustrées d’une intellectuelle, passionnée par la fessée et la discipline d&#8217;antan »,</em> c’est la baseline du blog <a href="http://isabelle-183.blogspot.com/?zx=f320745d9b1d9720" target="_blank">Autour de la fessée</a>, de l’énigmatique Isabelle183. Elle y publie chaque jour ou presque des articles en rapport avec sa passion pour la fessée, dont elle témoigne sans pudeur en l’agrémentant de mille et une références culturelles, au grand bonheur de ses nombreux lecteurs dont beaucoup rêvent de la rencontrer…. mais c’est sans espoir : pour Isabelle, la fessée est strictement conjugale et privée. Mais alors, pourquoi ce blog ? On lui a posé la question.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-560" title="spanking1" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/spanking11.jpg" alt="spanking1" width="250" height="327" />Certaines personnes tiennent des blogs sur l&#8217;actualité politique, d&#8217;autres sur leurs livres de chevet, d&#8217;autres encore sur leurs recettes de cuisine favorites&#8230; Vous c&#8217;est sur la fessée érotique. Pourquoi un tel choix?</strong></p>
<p>La fessée me passionne autant comme pratique que sujet d’étude ou écriture. Sous cette dénomination un peu globale se cache une multitude de fantasmes bien distincts. Ce qui rend le sujet quasi inépuisable. Puis, le fait qu’une personne adulte reçoive la fessée intrigue et intéresse pas mal de monde. Ne serait-ce que sur un point de vu distrayant. Tant de raisons alors pour en parler.</p>
<p><strong>Si je comprends bien, vous prenez plaisir à &laquo;&nbsp;intiguer et intéresser le monde&nbsp;&raquo; en montrant (métaphoriquement) vos fesses rouges de toutes ces fessées&#8230; Faut-il y voir, parmi cette &laquo;&nbsp;multitude de fantasmes bien distincts&nbsp;&raquo;, une forme d&#8217;exhibitionnisme de votre part?</strong></p>
<p><strong> </strong>J’aime mieux le terme « démonstratif », emprunté à la psychanalyse qui met en avant une mise à nu de mes émotions autour de la fessée. Communiquer sur l’acte en soi me tente peu.</p>
<p><strong>Etes-vous en analyse? Et faut-il en déduire que votre blog participe d&#8217;une démarche analytique, ou à défaut introspective?</strong></p>
<p>J’ai fait une analyse, il y a bien longtemps. Elle m’a permise de voir mes fantasmes avec le recul nécessaire et de leur consacrer une place dans ma vie sans prise de tête. Beaucoup de mes écrits se basent sur des textes d’analystes que j’essaye de rendre accessibles à un large public.<strong></strong></p>
<p><strong>Vos écrits? C&#8217;est-à-dire (en dehors de ce blog)?</strong></p>
<p>J’ai écrit entre autres deux romans autour de la fessée que j’ai publiés en intégralité sur un autre blog. L’un aborde le S/m chic d&#8217;une manière plutôt philosophique, l’autre les fantasmes de la petite enfance, transposés dans un cadre d’adulte. <strong></strong></p>
<p><strong>Que vous apporte l&#8217;écriture d&#8217;un blog sur la fessée que ne vous a pas apporté l&#8217;écriture de deux livres sur le même thème? Et que peut apporter ce blog à ceux qui ont déjà lu vos deux livres?</strong></p>
<p>Avant tout j’aime écrire. Un blog c’est plus direct qu’un roman. Ce sont des petits épisodes de vie qui s’alignent pour former un univers particulier. Il y a le défi d’un travail régulier. Le défi aussi d’affronter quasi journalièrement la feuille blanche.<strong></strong></p>
<p>Pour le reste il faudrait demander plutôt à ceux qui me lisent. Je pense que certaines personnes préfèrent une petite distraction qui se lit en quelques minutes et d’autres aiment se dépayser pour de longues heures. C’est un tout cas ce qui ressort de mes stats.</p>
<p><strong>Au rythme effréné ou vous allez, ne craignez-vous pas de finir par manquer rapidement de matière pour ce blog?</strong></p>
<p>En matière d’illustration peut-être. En matière de sujet non. Mon blog n’est pas axé uniquement sur ma personne. J’inclus l’actualité et l’histoire de la fessée. Ses aspects socioculturels. J’aborde également les fantasmes et suggestions de mes lecteurs avec leur autorisation en donnant mon avis. Ou en faisant une petite histoire inventée sur mesure quand le sujet m’inspire. J’ai plutôt du mal à suivre.</p>
<p><strong>Quel fantasme d&#8217;un lecteur vous a le plus amusé ou émoustillé?</strong></p>
<p>J’ai une réputation de confidentialité et j’y tiens. C’est vital dans ce que je fais. Je ne peux donc parler que dans les grandes lignes sans trop rentrer dans les détails.</p>
<p>J’ai reçu dernièrement un courrier sur la fessée avec une canne sur un jean, en prévoyant un rembourrage astucieux qui évite les marques et répartit l’effet sur une large surface. J’avoue, plus que l’amusement, je suis restée la bouche ouverte. Puis en essayant je ne puis que lui donner raison.<img class="alignright size-full wp-image-556" title="spanking3" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/spanking3.jpg" alt="spanking3" width="304" height="400" /></p>
<p>Ma fantaisie favorite, inspirée par une autre lectrice: son conjoint fait des confidences à une de ses amies. Puis l’invite à manger. L’émoi tourne autour du fait de converser avec une personne qui sait parfaitement ce qui lui arrive de temps à autre quand elle n’est pas sage.</p>
<p><strong>Quelle place a la fessée dans votre sexualité? Occasionnelle ou systématique?</strong></p>
<p>Elle est quasi absente dans ce que j’appelle la vanille. Au mieux elle se résume à quelques claques gentillettes. J’aime séparer ma sexualité proprement dite de la pratique de la fessée. Et même cette dernière dans ma vie quotidienne occupe beaucoup plus de place comme un sujet d’écriture que comme pratique. Disons en moyenne deux vraies fessées par semaine qui ont autant une répercussion sur la libido générale du couple que sur ma capacité de travail.</p>
<p><strong>La vanille?</strong></p>
<p>Une sexualité plutôt classique qui tourne autour d’une pénétration et un échange de caresses.</p>
<p><strong>Oui mais pourquoi appelez-vous ça la vanille? Quel rapport avec la plante aromatique?</strong></p>
<p>C’est une expressions très en vogue entre filles qui me plait beaucoup. Il y a allusion pour moi à quelque chose de  doux et de sensuel à la fois qui reflète bien ma vision de la sexualité classique.</p>
<p>Puis cela m’évite un discours plutôt explicite en un domaine qui n’est pas le sujet de mon blog.</p>
<p><strong>Justement, revenons au sujet de votre blog et arrêtons de tourner autour pour nous y plonger vraiment. Lors d&#8217;une séance de fessée, êtes-vous celle qui donne ou celle qui reçoit la fessée?</strong></p>
<p>Je reçois uniquement.</p>
<p><strong> </strong><strong>Qui vous l&#8217;inflige? Votre amoureux? Ou un/des autre(s) partenaire(s) de fessée?</strong></p>
<p>Mon conjoint. Je vis en couple depuis 11 ans et je suis fidèle parce que cela me correspond bien. Les aventures, peu importe leur forme, ne me tentent pas. Mis à part si on considère mon penchant pour la fessée comme une petite excentricité, j’ai une vie de famille des plus banale et classique.</p>
<p>J’ai beaucoup de visiteurs qui se retrouvent dans mon approche de la fessée en couple ou qui ont des aspirations semblables. Je pense que le net érotique fausse un peu la réalité. Il y a peut-être surestimation du libertinage en matière de fessée. Il suffit de se rendre sur les forums de fessée qui servent de lieu de rencontres. Le nombre d’inscrits est bien faible.</p>
<p><strong>J&#8217;entends bien, mais on peut aussi &laquo;&nbsp;libertiner&nbsp;&raquo; en couple ! C&#8217;est même le propre du libertinage dans le sens contemporain du terme&#8230; Combien de temps dure une &laquo;&nbsp;séance&nbsp;&raquo; de fessée?</strong></p>
<p>Je n’ai aucun à priori intellectuel ou moral contre le libertinage en couple. Mais je suis terriblement jalouse. C’est donc perdu d’avance. Puis mon homme est plutôt casanier et plus soucieux de ses habitudes et surtout de ma petite personne que de la nouveauté en matière de partenaires.</p>
<p>En incluant tout ce qui entoure la fessée, une séance peut durer pas mal de temps. Mais c’est rare. Je ne chronomètre pas, mais je dirais que cela peut atteindre parfois plus d’une ou deux heures.</p>
<p>L’acte en soi est relativement court. Disons maximum cinq minutes. Nous ne nous retrouvons pas dans les approches d’endurance ou de hautes sensations.  Nous pratiquons essentiellement la fessée dans son sens primaire. Une punition qui intervient pour un fait concret.  Et sans forcement empiéter sur un terrain explicitement coquin. Toutefois à la fin de journée nous aimons beaucoup la « réconciliation » au lit. C’est le décalage horaire entre la fessée et la sexualité classique qui rajoute une saveur particulière.</p>
<p><strong>Le &laquo;&nbsp;fait concret&nbsp;&raquo; en question est-il décidé ou scénarisé à l&#8217;avance, ou l&#8217;improvisez vous?</strong></p>
<p>C’est la confiance en son partenaire qui permet l’improvisation. Cette dernière a le mérite de reproduire une fessée crédible de A à Z.  Avec des vraies émotions qui dépassent un simple jeu érotique entre adultes consentants. Ne nous voilons pas la face. A moins le cas du masochisme primaire, toutes les autres fantasmes de fessée cachent un contexte psychologique qui cherche une décharge. Je parle ici d’une fessée qui fait réellement mal. Sans tomber dans les scènes de la fessée commerciale qui laisse le derrière de la dame dans un piteux état.</p>
<p>(Je distingue la « vraie fessée » de ses variantes soft qui se résument grosso modo à un gentil tapotage du fessier de la dame. Elles offrent à mon goût une panoplie de sensations agréables qui s’apparentent plus à massage corsé qu’à autre chose. Ceci dit, j’aime beaucoup. J’aime également à très petite dose les variantes ludiques et coquines avec des fautes prétextes et un scénario délirant qui vise la bonne stimulation sexuelle et qui se finit par un joli acte.  Mais dans ce cas quel intérêt d’en parler sur un blog ?)</p>
<p><strong>Nous feriez-vous l&#8217;honneur de nous raconter un scénario de fessée auquel vous vous êtes déjà livré avec votre amoureux?</strong></p>
<p>De fessée ludique ou aux allures réalistes ?</p>
<p><strong>Euh&#8230; un de chaque?</strong></p>
<p><img class="alignleft" title="spanking2" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/spanking2.jpg" alt="spanking2" width="450" height="331" />J’aime gâter mon homme. Je le surprends souvent dans des tenues les plus hallucinantes. Il m’arrive de me présenter comme sa soubrette, secrétaire, infirmière, majorette, bonne sœur, voire la fée clochette qui exhausse tous les souhaits d’un homme. Pas de scénario précis prévu d’avance. Je suis à sa disposition et aguichante à souhait.  Des prétextes de fessée ne manquent pas. Pour mauvais service, faute professionnelle, harcèlement sexuel envers son employeur. Ou pour aveux pas chastes de la bonne sœur pendant une confession.</p>
<p>Dans ce dernier cas, Monsieur me questionne agenouillée sur un prié dieux. C’est le moment aussi de lui faire part de mes nouveaux fantasmes. C’est plus un échange de confidences que de confession imaginée. Monsieur aussi y met son grain. Il peut me demander que j’accomplisse les caresses évoquées devant lui ou sur lui.  Que je continue ma confession toute nue. Puis pour obtenir absolution, il faut que je passe par ma pénitence. Cela peut être une fessée à la main ou avec un instrument. Il en va de soi qu’après ma punition j’exprime ma gratitude et dans ce cas nous rentrons dans la pratique sexuelle qui tente mon homme le plus à ce moment.</p>
<p>Voila du ludique. Mais ce que nous aimons avant tout c’est la fessée pour vraie faute. Un exemple très concret.</p>
<p>Mon homme était en train de refaire le carrelage du coin de cuisine sur mon initiative. L’ancienne couleur me ne plaisait plus. Pour être tranquille, il m’avait proposé que je fasse du shopping. J’ai horreur de faire du shopping sans mon homme. Son conseil m’est précieux  et j’ai passé une très mauvaise journée sans pouvoir me décider. A mon retour mon homme était dans la salle de bain. J’ai admiré le beau travail en me faisant un café. J’avais un peu l’impression que le sol tanguait sous mes pieds.  Ce que j’ai attribué à ma fatigue de la journée.</p>
<p>Puis mon homme sort de la salle de bain et constate mes dégâts. Le ciment colle n’avait pas encore pris de partout et il fallait tout recommencer comme il m’a expliqué. Sans me reprocher quoique ce soit.</p>
<p>Pour part je me voyais bannie de la maison pour une longue journée de plus et je me suis sérieusement énervée. Style : « C’est de ta faute. Tu aurais dû me mettre la machine à café dans le coin salon. Tu sais bien que je bois mon café en rentrant à la maison »</p>
<p>Je peux être de très mauvaise foi et le ton a monté. Conclusion, mon homme m’a renversée sur ses genoux, puis j’ai passé un mauvais moment qui n’avait rien d’érotique.</p>
<p>C’est un accord entre nous. A chaque fois que j’exaspère mon homme par mon mauvais caractère ou par mes inattentions, il a le droit de me punir à sa guise par la fessée. Rien à voir avec de la violence conjugale ou une séance de torture. Cela reste raisonnable. C’est un régulateur de tension entre nous qui nous convient et nous réussit.</p>
<p><strong>Mais du coup, n&#8217;avez-vous pas tendance à provoquer son exaspération à dessein? En vous aventurant sur ce carrelage fraîchement posé, par exemple, ne vous êtes-vous pas dit &laquo;&nbsp;avec un peu de chance, je vais occasionner quelque dégât qui me vaudra une bonne fessée&nbsp;&raquo;?</strong></p>
<p>A priori je ne suis pas du style à provoquer intentionnellement. Mon homme ne me supporterait pas dans ce cas. Mais loin de moi d&#8217;exclure des traits névrotiques de ma personne. La fessée qui rattache au sol me saute aux yeux.</p>
<p>Rationnellement cela donne: Je dors trop peu et je fais trop de choses dans ma journée. Je suis tout le temps active sans me reposer. De plus je suis assez égocentrique et mon confort passe avant tout. Je vois le carrelage posé, puis je suis déjà ailleurs dans ma pensée. Le fait qu’il faut le temps d’un séchage ne m’avait même pas effleurée l’esprit. Je n’y connais rien à ce genre de truc. Je n’ai aucun sens pratique.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;A chaque fois que j’exaspère mon homme par mon mauvais caractère ou par mes inattentions, il a le droit de me punir à sa guise par la fessée.&nbsp;&raquo;, dites-vous. Que répondriez vous au militant ou à la militante féministe  qui vous reprocherait de vous asservir ainsi à la domination masculine?</strong></p>
<p>Je distingue entre vie sociale et privée. C’est la transcendance sociale de la femme qui est réclamée essentiellement par le féminisme. Mais les abus réels envers les femmes à l’intérieur du couple nécessitent une législation claire qui protège la femme. En matière de fessée la violence conjugale commence pour moi du moment où le monsieur ne respecte pas le « non » de la dame. Sinon, le reste ne regarde personne.</p>
<p>Personnellement à la maison je ne cherche pas une juste répartition des rôles, domination masculine présente ou pas, mais une répartition qui me rend heureuse.</p>
<p>Ou comme disait Simone de Beauvoir : « Il est absurde de prétendre que l’orgie, le vice, l’extase, la passion deviendront impossible si l’homme et la femme étaient concrètement des semblables »</p>
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		<title>Quatuor à heure tardive</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 2008 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur M.</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Janvier 2009]]></category>
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		<description><![CDATA[Il était une fois un couple avec un couple. Mais cette fois là, femme contre homme, homme contre femme, ce fut un véritable échange, notre premier, et il nous combla.
Pendant toute une nuit, nous avons troqués nos peaux, nos attentions et nos vices. Dans notre appartement, nus dans la moderne ville, nous nous crûmes primitifs.
Au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il était une fois un couple avec un couple. Mais cette fois là, femme contre homme, homme contre femme, ce fut un véritable échange, notre premier, et il nous combla.<br />
Pendant toute une nuit, nous avons troqués nos peaux, nos attentions et nos vices. Dans notre appartement, nus dans la moderne ville, nous nous crûmes primitifs.</p>
<p>Au commencement, il y avait des huîtres, belles et grasses, qui devaient égayer un samedi soir un peu désoeuvré. Qui chantera les charmes érotiques de ce coquillage ! « A l’intérieur l’on trouve tout un monde, à boire et à manger : sous un <em>firmament</em> ( à proprement parler) de nacre, les cieux d’en-dessus s’affaissent sur les cieux d’en-dessous… » a dit le poète. On a répété maintes fois que ses courbes et ses bosses figurent l’antre féminin. Son goût aussi n’est pas sans affinités avec les effluves salés des sexes, quoique plus complexe. Mais, il faut dire la satisfaction conquérante de l’ouvrir et de répandre ainsi son jus sur ses doigts. Et d’engloutir et de croquer cet amas de vie venu du fond des âges marins dont nous venons aussi, moi, je m’en délecte comme un sauvage cannibale. Nous forcions donc la matrice aquatique, et nous nous régénérions de la manger. Dans le bruit des succions et les odeurs de marée, notre chair redevenait humide et vivante, prête à sortir de la coquille de ses habitudes, pour s’unir à d’autres.</p>
<p>Je m’inondais des saveurs du dernier mollusque quand ma belle chavira et proposa d’aller au sauna. L’enchaînement, là, s’est perdu. Le sauna, agréable, mais on savait comment cela finirait. Je lançai l’idée de Net échangisme. Net échangisme, le marché des amours libérées et cependant si désespérément<br />
formatées, le royaume des sans poils, des corps plastiques et des sexes TBM<a name="_ftnref1" href="http://lautresexe.com/il_etait_une_fois_quatuor.htm#_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span>[1]</span><!--[endif]--></span></a>. Net échangisme, tentant, mais entre la horde des hommes seuls et l’élite du cul en tenue de soirée, on y rencontrait rarement nos semblables. Exemple, un couple : « on s’échange mais chaque couple séparé dans une chambre ». Et le plaisir de voir ma moitié crier devant moi ? « Non, bonne soirée ». Fin de la discussion, pas l’ombre d’une chance n’est laissée pour se découvrir, pour se perdre. Tristes personnes. A quoi sert l’échange si c’est pour refuser le risque de changer. Niet !, Net échangisme.<br />
Nous allions finalement nous rabattre sur le sauna quand un dernier message nous arriva : « Bonsoir vous êtes charmants, nous aimerions faire votre connaissance ».<br />
Un clic sur la fiche. Un jeune couple. Des photos assez artistiques sans visages : des poses en clair-obscur, une superbe paire de seins laiteux et une queue dressée fièrement entre deux fesses pleines. Une annonce accueillante. Nous fûmes titillés. Mais oui, faisons connaissance. Il était onze heures du soir.<br />
Il est une heure du matin. Entre temps, nous avons rangé, enfoui nos huîtres, trouvé de l’alcool. Nous tourbillonnons sur notre désir quand ils arrivent.<br />
Les salutations sont simples. Ils sont plus jeunes, ce qui me rassure. Ils vont s’offrir, cela semble acquis. Je savoure mi anxieux mi excité le passage au réel : ces visages qui enfin s’animent, ces gestes qui ne peuvent plus mentir, et la tenue, assez légère, de cette nouvelle femme, dernier voile entre sa nudité et moi.<br />
Ils sont plutôt sages, presque timides. Nous parlons de nos expériences, nous parlons de coquineries, nous parlons de sexe mais nous ne faisons qu’en parler. Il n’y a pas de doutes cependant, les choses vont se faire. Il nous faut ce temps de paroles pour nous apprivoiser, installer nos présences, atténuer la brusquerie de ce qui est tout de même une intrusion dans nos intimités. Il nous faut donc parler alors que chacun voudrait se taire.</p>
<p>Je propose comme transition un jeu assez bête mais qui a fait ses preuves : une « strip-bataille ». Il s’agit bien du jeu de cartes mais agrémenté là d’une règle qui autorise le vainqueur d’un duel à demander ce qu’il veut à la personne de son choix.<br />
Je me souviens des seins de cette femme que son homme fait dégager d’un puissant soutient-gorge noir : ils sont lourds et tombent un peu plus que sur les photos mais ce défaut ravit ma gourmandise.<br />
Je me souviens du premier baiser que j’ordonne aux deux femmes. Leurs gros seins déjà nus se heurtent, leurs lèvres timides au début s’ouvrent, leur langue finissent par lier leur corps dans une magnifique étreinte.<br />
J’entends entre nos quatre corps, la vibration du désir.<br />
Je me souviens que ma moitié, victorieuse, leur demande de se laisser aller comme s’ils étaient seuls chez eux. Je revois la fille prendre en bouche le membre encore mou de son homme et comme s’engager obstinément à le ravigoter ; je vois sa croupe monter et descendre ; et la queue de son mâle répondre présente. La mienne n’est pas en reste.<br />
La vibration se fait éclair. C’est le moment.<br />
J’amène ma belle près d’eux. Je l’embrasse en caressant les fesses de l’autre qui s’arrête pour nous sourire. Elle vient vers moi, ma belle va vers lui.</p>
<p>Il est inutile de tout raconter. Baise animale et complice. Nos goûts étaient communs.<br />
Les hommes ont entouré les femmes, contourné leurs dernières pudeurs et les ont fouillées avec obscénité ; les femmes les ont accueillis, ont laissé leurs cuisses s’amollir et ont ressenti l’impérieuse envie d’être remplies.<br />
J’ai eu plaisir à soumettre une autre femelle tout comme à voir ma moitié se laisser aller sous les coups de butoir directifs de mon comparse.<br />
Qu’il est doux de chuchoter d’abord gêné des mots cochons sur un cul qu’on vient à peine de connaître et de voir qu’ils produisent leurs effets.<br />
D’agripper fermement la tête d’une femelle pour qu’elle embrasse goulûment sa belle, et d’ainsi souiller d’amour celle qu’on aime par la voie des autres.<br />
De sentir que cette coquine qui au début, n’osait mélanger franchement sa langue à une bouche étrangère, se donne maintenant tout à moi et attend de ma queue les clés de sa jouissance.<br />
Nous nous sommes partagés et repris, accouplés et reposés, abandonnés tout en restant à sa moitié.</p>
<p>Il était six heures du matin quand la fatigue nous arrêta. Nous sentions la sueur et le sexe. Le désordre avait repris notre salon. Et nous parlions à nouveau. Nous ne parlions plus de sexe mais de nos vies, de nos métiers, de nous, et tout cela était délicieux de spontanéité. Peut-être avions-nous besoin de nous retrouver en tant qu’hommes après avoir fait les bêtes. Peut-être attendions-nous un dernier sursaut de volupté et de vice. Le sommeil l’emporta, nous promîmes de nous revoir.</p>
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		<title>Une femme avec une femme (et deux hommes)</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Sep 2008 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lina C.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Il était une fois...]]></category>
		<category><![CDATA[Octobre 2008]]></category>
		<category><![CDATA[bisexualité]]></category>
		<category><![CDATA[échangisme]]></category>
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		<description><![CDATA[Il était une fois un homme, une femme, et leur envie de prolonger le plaisir d’une longue après-midi coquine sous la couette, par une gentille sortie libertine.
Peu après notre arrivée, depuis l’un des canapés au bar, on les avait remarqués : un couple charmant, qui discutait et riait. Lui, bel homme mûr, assez grand, la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il était une fois un homme, une femme, et leur envie de prolonger le plaisir d’une longue après-midi coquine sous la couette, par une gentille sortie libertine.</p>
<p><span>Peu après notre arrivée, depuis l’un des canapés au bar, on les avait remarqués : un couple charmant, qui discutait et riait. Lui, bel homme mûr, assez grand, la quarantaine passée. Elle, légèrement ronde, cheveux longs, brune et mat, la trentaine. </span></p>
<p><span>Entre temps, on s’était agréablement détendus quelques instants au jacuzzi et on avait tournoyé quartier sauna-hammam où tout prenait un peu les mêmes airs que lors de notre première visite, quelques semaines auparavant. Plutôt des airs d’ « on n’est pas là pour ça », d’ « on est bien entre nous » ou de « vite, branlons-nous devant cette salope le temps que ça dure ». On ne les avais pas recroisés. Alors on était revenus au bar. </span></p>
<p><span>Soudain, ils ont réapparu et traversé la pièce pour prendre le chemin des vestiaires. Mon homme me dit « oh, regarde, ils s’en vont ». « Tu crois ? ». J’ai un peu hésité puis me suis levée, ai gravi les quelques marches en réajustant mon paréo avant de me retrouver devant eux, alors qu’ils se rhabillaient. J’ai dit « Pardon, je vois que vous vous apprêtez à partir, et en fait, je ne sais pas si vous nous avez vus tout à l’heure, on est au bar, là, avec mon homme, vous nous plaisez bien… on aimerait vous offrir un verre ».</span></p>
<p><span>C’était parti comme ça, de ce « vous nous plaisez bien », dans un élan auquel, en y repensant par la suite, j’étais moi-même un peu étonnée d’avoir laissé cours. On n’a pas l’habitude de ça. Ces attitudes et ces mots pourtant simples et naturellement adaptés, on les a tués ou s’ils vivent encore, on les tait le moment venu. Parce qu’ils nous exposent à l’autre, aux autres, à la possibilité que nos élans ne soient pas réciproques. Toutes ces personnes qu’on a à peine osé regarder. Toutes ces rencontres qui n’ont jamais eu lieu. Ces échanges qui ne vivront jamais que dans nos imaginaires. Prenons ça ne serait-ce qu’à l’échelle d’une vie, et si on aime avoir mal, multiplions ne serait-ce que par deux millions de parisiens : on sent poindre le formidable potentiel relationnel que, par crainte d’égratigner les orgueils de nos petites individualités souveraines, on passe notre temps à saccager comme des sagouins.</span></p>
<p><span>Ils avaient remis leurs paréos quand ils nous ont rejoint sur le canapé. On a discuté, plaisanté, le courant est passé très vite. Ils s’étaient rencontrés deux mois auparavant au bal d’un site libertin. Lui, journaliste pour quotidien national ; elle, chanteuse lyrique. C’est sexy ça, chanteuse lyrique. Discussion à quatre, avec petits apartés entre filles qui me plaisaient bien. Elle était belle, sensuelle, les yeux sombres. Et bisexuelle. Elle me glisse qu’elle a trouvée « charmante » ma « spontanéité » dans les vestiaires. Je regarde ses épaules, ses jambes, sa bouche. Puis mon homme propose d’aller nous délasser au jacuzzi. Ravis. On y va.</span></p>
<p><span>Jusqu’à ce moment-là, je ne m’étais jamais interrogée sur mon hypothétique bisexualité. J’ai toujours regardé les femmes dans la rue, sans doute plus que les hommes, parce je les trouve plus jolies. Plus jeune, dans les vestiaires des gymnases, j’aimais regarder les corps. J’ai encore aujourd’hui précisément en mémoire les courbes de deux de mes coéquipières de handball, au lycée. L’une des deux, ma meilleure amie à l’époque, avait d’ailleurs entre temps officiellement déclaré des penchants bisexuels, et avait eu une histoire avec une fille. Ça m’avait rendue un peu jalouse il est vrai, mais c’était de cette jalousie débile qu’on a parfois en amitié à ces âges là. Grande, brune, ronde et mate, elle était belle. Et drôle : elle avait ce côté cynique qu’on est heureux de croiser dans les adolescences difficiles. A la fac, on s’était éloigné mais quand je la revoyais, elle semblait cultiver ce côté « femme bisexuelle », cheveux très courts et attitude équivoque, notamment lors de soirées bien arrosées. Je m’étais prise au jeu une fois. Le principe était simple : une foule de rugbymen qu’on avait pris grand soin d’aguicher en amont ; et une musique pourrie sur laquelle on ne peut que se déhancher. L’alcool aidant, on s’était engagées dans un jeu des corps sous les yeux de bière des hommes accoudés. Elle s’approchait et s’éloignait en se trémoussant, passait ses bras autour de moi, me caressait les épaules et le cou, frottait ses fesses en me croisant. C’était un peu troublant par instants, mais c’était un jeu, et il m’amusait beaucoup. Je me souviens de cris de surprise du comptoir quand elle s’est approchée pour m’embrasser, avec la langue, un baiser profond auquel j’avais spontanément répondu. C’en était resté là, il ne m’était pas venu à l’idée d’en reparler ; j’avais classé l’événement au dossier des « égarements de fin de soirée », au milieu d’autres choses.</span></p>
<p><span>Paris, 2007. Quatre paréos tombent. Je la regarde alors qu’elle rentre dans l’eau du jacuzzi. Ils s’installent en face de nous, on se regarde un peu sourire, et je ne sais comment je me retrouve à faire un pas vers elle, puis deux et trois ; elle en fait un vers moi et on se rejoint face à face, nues, de l’eau jusqu’aux hanches. En tendant ma main vers cette épaule que j’avais longuement regardée tout à l’heure, je lui dit : « il faut me dire si je fais quelque chose qui ne te plaît pas ». ça a l’air d’une évidence pour elle, alors je lui caresse les<span> épaules, le décolleté, la nuque. Dans mon souvenir de cet instant, il n’y a pas mon homme, ni le sien, juste sa peau, son regard. Et le velours de ces petits seins de femme que je caresse pour la première fois. </span></span></p>
<p><span>Quand on est habituée aux grands torses velus, ça fait un choc. Les corps que j’avais touchés jusqu’à présent étaient non seulement masculins, mais le plus souvent grands et costauds. Un homme, ça tient la route, on peut y aller, palper. Je découvrais-là, alors qu’elle n’était pas particulièrement petite ou mince, une fragilité corporelle que j’effleurais avec un plaisir nouveau et particulier. On s’est embrassé. Elle avait une petite langue timide, que j’allais chercher et caressais lentement ; je refermais la bouche, la regardais, et recommençais. Je laissais mes mains aller sur elle et lui caressais les cheveux. Je me remplissais de sa finesse et de sa douceur.</span></p>
<p><span>Je ne sais pas combien de temps ça a duré, je ne sais plus si nos hommes nous ont rejoint. Je me souviens m’être dit, après : et dire que les hommes ont tout ça entre leurs mains. C’est tellement petit et délicat, un corps de femme.</span></p>
<p><span>Puis on fait un tour au hammam. Chaque couple se donnait en caresses érotiques à son partenaire, puis je me suis retrouvée avec lui, et mon homme avec elle. De cet instant-là, j’ai cette image gravée en moi : mon homme la lèche, dans la buée, à genoux devant le banc sur lequel elle écarte les jambes, et elle me regarde d’une manière qui me fait comprendre qu’il lui fait ça plutôt bien.</span></p>
<p><span>La complicité masculine, quand elle naît, s’exprime oralement à travers des mots salaces visant le plus souvent à valider conjointement la qualité de grosse cochonne de la ou des femmes qui se trouvent là. La complicité féminine que j’ai connue parfois, rarement, elle, en est toujours restée à des regards qui se disent plutôt « t’as vu, pas mal, hein ? ».</span></p>
<p><span>Son homme s’occupait donc de moi, assez plaisamment d’ailleurs. Au bout d’un moment, je me suis relevée et me suis agenouillée devant lui pour honorer sa queue, d’abord de quelques coups de langue, puis d’une visite au fond de ma gorge. Il me plaisait lui aussi, un homme charmant et délicat, plutôt du genre mâle dominant. Il imprimait son rythme à mes mouvements, d’une main virile sur ma nuque. Eux deux n’avaient pas bougé. Elle gémissait. Visiblement, il lui faisait même ça très bien.</span></p>
<p><span>Enfin, on s’est isolés dans un coin câlin. Sans lucarne sur l’extérieur. Une intimité à quatre. Je me souviens d’elle à quatre pattes suçant mon homme, du sien à genoux et moi en train de goûter encore à sa queue, et puis surtout du moment où il l’a pénétrée. C’était beau, très excitant. J’ai approché ma tête, il a sorti sa queue luisante de mouille et me l’a mise dans la bouche, avant de la replonger là d’où elle venait. Enfin, j’ai voulu la goûter. Je lui ai embrassé le ventre, caressé la chatte avec les doigts, puis les lèvres avec ma langue. S’occuper d’une petite chatte est véritablement fascinant. Plusieurs textures et recoins, des lèvres grandes et petites, un petit truc chaud et sensible au milieu, une aventure. Je me suis souvent demandée ce que les hommes peuvent bien ressentir quand on prend soin de leur queue de telle ou telle manière. Là, la langue et les doigts au chaud, j’avais une petite idée de ce que ça faisait. Alors j’y ai mis une attention toute particulière. Toute la douceur qui m’avait manquée lors de ces cunnis maladroits ou trop appuyés que j’avais reçu si souvent, je me suis appliquée à la lui donner.</span></p>
<p><span>Puis on a du partir, l’établissement fermait. On s’est revus une fois à quatre lors d’une soirée « normale » avec des amis à lui. Ils se sont ensuite séparés. Elle, je l’ai revue trois ou quatre fois. Elle avait été étonnée de savoir que je ne me définissais pas comme bisexuelle, et qu’elle était la première femme avec qui j’avais eu une aventure. Selon elle, j’étais « carrément bi », il n’y avait aucun doute possible.</span></p>
<p><span>Ça m’avait fait réfléchir. Je n’avais jamais eu envie d’une femme avant elle, encore moins éprouvé un soupçon de sentiment amoureux. Je ne savais si j’aurais envie d’autres femmes par la suite. Et j&#8217;avais décliné la proposition qu’elle m’avait faite plus tard d’une nuit ensemble. Ça faisait pas épais tout de même, pour une femme « carrément bi ». Mais c’était comme ça, j’avais suivi mes envies ce soir-là et, en plus d’être devenue « libertine » la fois dernière, je me retrouvais « femme bi », dans le jargon. Allez savoir ce que ça veut dire.</span></p>
<p><strong>Le regard de l’homme</strong></p>
<p>Je savais donc qu’en ce lieu chaud et humide, les hommes pouvaient en avoir de très grosses et que s’il me plaisait de partager ma femme, il fallait, pour cela, mettre mon ego de côté.</p>
<p>J’allais apprendre qu’une autre femme pouvait être aussi une rivale et que si, en plus, elle était accompagnée d’un homme charmant et bien doté, cela pouvait tourner pour moi à la petite catastrophe, moi qui croyais toucher enfin aux rivages voluptueux du véritable libertinage : l’échangisme avec un couple.</p>
<p>Un couple ! quelle idée bête pouvais-je m’en faire d’abord ! j’y voyais une femme de plus pour ma virilité quand l’autre mâle devait rester dans l’ombre ou m’épauler.</p>
<p>Là j’avais une femme qui aimait les femmes et notamment la mienne. Je n’étais que son compagnon.</p>
<p>Là j’avais un homme qui avait tout d’un lion mature sûr d’une conquête de plus. Je n’étais qu’un novice.</p>
<p>Au moins croyais-je pouvoir initier la chose, ma douce moitié me laisserait leur offrir son corps et je gagnerais pour cela, outre le plaisir qu’elle se fasse baiser par une femme, un petit droit de cuissage sur l’autre femelle. Or, qu’elle ne fut pas ma stupéfaction de voir, dans les remous du jacuzzi, cette douce moitié, d’elle-même, sans un mot, quitter mes lèvres pour la donzelle que je convoitais, qui lui ouvrit ses bras, et son homme, sans permission aucune, d’enlacer mes deux femmes !<span> </span></p>
<p>Mon ego avait bien fondu : ma douce moitié aimait les femmes, je ne le savais pas ; ce couple n’avait pas d’envies pour moi, j’en étais maintenant sûr. Mais c’était excitant de les voir ainsi emmêlés et mon orgueil prit le relais : à coup de langue et de caresses, je me ferai bien une place entre vous !</p>
<p>Le mélange donc de prendre, et j’en étais ou en tout cas j’essayais de suivre. Mais je n’étais pas au bout de mes peines. On fila au sauna. Cette fois la donzelle bisexuelle n’était que pour moi, je l’attaquais mais toutes mes tentatives pour dresser mon membre s’évanouirent dans les vapeurs d’eucalyptus. On s’échoua enfin dans un coin câlin et comme si ma faiblesse n’était pas assez humiliante, voilà que l’autre mâle, pourtant plus âgé, exhiba une énorme et vigoureuse queue, et que, fort de son bâton de maréchal, prit les commandes de notre petite sauterie. Je fus condamné à jouer les seconds rôles, je compensai comme je pouvais avec mes mains, ma douce moitié comprit et vint me faire du bouche à bouche ; mais rien n’y faisait, je désespérais, je m’isolais, je les jalousais. La situation aurait pu même devenir pénible si la fermeture matinale des lieux ne m’avait sauvé.</p>
<p>Fin de l’échange et début d’un vrai partage avec ma belle. Nous avons parlé, nous nous sommes aimés, nous avons baisé. Elle avait été magnifique dans la vision de son corps ainsi partagé et dans le don de son âme qui ne m’a jamais abandonné. Et moi ? De cette soirée, me restent des images brûlantes qui pimentent encore mes désirs mais aussi des peurs : n’est pas libertin qui veut, et peut-être ne le suis-je pas ? sûr que je suis un invivable narcissique mais peut-on délier la queue et l’ego ?</p>
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		<title>Ma première sortie en sauna libertin</title>
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		<pubDate>Sun, 31 Aug 2008 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lina C.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Il était une fois...]]></category>
		<category><![CDATA[Septembre 2008]]></category>
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		<description><![CDATA[Il était une fois un jeune couple fraîchement créé, a priori hétérosexuels, a priori en ballade tout ce qu’il y a de plus courant, un dimanche après-midi d’avril, à Paris.
C’est sûr qu’on ne partait pas de nulle part. 
Ce jour là nous avions décidé de rendre visite à sept étages d’érotisme sous toutes ses formes, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il était une fois un jeune couple fraîchement créé, a priori hétérosexuels, a priori en ballade tout ce qu’il y a de plus courant, un dimanche après-midi d’avril, à Paris.</p>
<p><strong>C’est sûr qu’on ne partait pas de nulle part. </strong></p>
<p>Ce jour là nous avions décidé de rendre visite à sept étages d’érotisme sous toutes ses formes, populaire ou sacré, objets, photos, peintures, sculptures et autres, des quatre coins du monde aux maisons closes de Paris : au musée de l’érotisme, à Pigalle.</p>
<p>Et puis on en avait parlé, enfin, on s’en était raconté de bonnes à ce sujet en tous cas : de merveilleuses saloperies dans l’humidité et les remous de nos étreintes, qui nous projetaient toujours plus loin, entreprenants, essoufflés, vers du plus gros, nombreux ou poilus, et ça n’arrêtait plus. J’avais fini par comprendre que mon homme me voyait précisément faire n’importe quoi et pire que ça. Le petit salaud. J’aimais ça.</p>
<p>Restaient les questions que tout le monde se pose sur ces fantasmes partagés : on tente l’expérience ? que peut-on faire ? que ne doit-on pas faire ? On les avait effeuillées une à une, puis foutues à poil complètement, tournées et retournées afin d’y voir plus clair. Et puis c’en était resté là : salopes les questions hein, étant donné qu’on ne peut y apporter que peu d’éléments de réponse tangibles, finalement, tant qu’on n’a pas essayé.</p>
<p><strong>Alors voilà, ce jour là, on est passés devant.</strong></p>
<p><strong> </strong>Oh regarde, on y va ?, mon dieu, attends, asseyons nous un instant, cigarette et verre de vin, qu’on examine la situation. Et une autre cigarette, et un autre verre, d’alcool cette fois. Et ainsi, de sérieuses questions en sourires coquins &#8211; plus perspicaces ces derniers, presque autant que l’alcool &#8211; l’excitation montait, et on a cessé tout à fait d’examiner. L’enthousiasme de l’inattendu, de l’inconnu, celui qu’on passe notre temps à oublier depuis gosses. Mais là on était bien adulte et ça nous transportait cette histoire-là, ça nous rendait un peu fous. On a d’abord entrepris de faire le guet à quelques mètres de l’entrée histoire d’observer ce qui se tramait autour du lieu, puis comme on n’y voyait pas grand chose et qu’on commençait à se sentir un peu ridicules aussi, on a traversé le boulevard et on a sonné. C’était pas compliqué en fait : sonner, se faire élire fréquentable par l’œil avisé du patron des lieux, payer une contribution à la vénérable structure organisatrice, se rendre au vestiaire, abandonner nos vêtements pour un paréo mauve, et puis c’était tout, on y était.</p>
<p><strong>C’est assez curieux d’entrer dans un lieu où le sexe est a priori constitutif de la présence de chacun.</strong></p>
<p>C’est écrit sur nos fronts en quelque sorte : nous là, qui descendons les escaliers en paréo, la serviette à la main, on veut du sexe. Qui sait, peut-être avec vous là, assis au comptoir ou sur les canapés, en pleine discussion ou en observation, parce que vous aussi, fichtre, vous voulez du sexe.</p>
<p>Et pourtant, dans un premier temps autour du bar, l’atmosphère différait peu d’un bar lambda où les gens sortent le soir pour se rencontrer. Seule une certaine occupation de l’espace nous a permis un premier et vague repérage entre couples et hommes seuls, principalement. Mais à part ça, quelques regards fuyants et peu de séduction ou de sensualité, presque comme si on n’était pas là pour ça. Et pourtant, des choses allaient bien se passer, tout le monde le savait. Mais pour le moment, c’était comme si elles se joueraient ailleurs, ou autrement. On veut tous du sexe a priori, mais on ne sait pas qui, quoi, comment, combien, y’a rien d’indiqué.</p>
<p><strong>On s’est dirigés vers le hammam.</strong></p>
<p>Pour s’y rendre, on est passé devant un espace avec canapé et grand écran où des gens, hommes et femmes, regardaient non pas un film de cul comme on pouvait s’y attendre, mais un match de foot.</p>
<p><strong>Et puis le sexe a émergé</strong>.</p>
<p>C’est venu d’un seul coup, dans la luxuriante buée du hammam, on n’a pas bien su d’où ça sortait. Subitement, une brune au petit cul est descendue goûter la bite d’un homme assis là ; un autre s’est mis à la caresser, lui a relevé le bassin, puis l’a prise en levrette. Petit Attroupement, Début de Branlette Collective. Joli effet. Mais ça s’est curieusement terminé aussi vite que ça avait commencé, et ils sont partis.</p>
<p><strong>Si furtive que l’aventure avait été, ça avait fait bander mon homme.</strong></p>
<p>C’était la première fois que je le voyais réagir franchement à autre chose que ce que je lui faisais moi. Il m’a regardée, en se caressant la queue. Il était beau avec ses gouttelettes de sueur et d’envie partout sur le corps et dans les yeux. Il m’a entraînée vers les douches, caressé les seins et la croupe, retournée, posé mes mains sur le carrelage mouillé, puis pénétrée debout. On se croyait seuls et isolés par une petite porte plastifiée dans cette cabine, mais pas du tout : les yeux fermés, j’ai senti une main sur mon ventre, d’abord un peu timide, puis nettement moins alors qu’elle s’aventurait sur mes seins. Je n’ai pas ouvert les yeux, je ne voulais pas savoir qui et comment, surtout pas ; je sentais mon homme s’affairer familièrement derrière mon cul, m’empoignant des hanches aux épaules, et cette main étrangère me palper les seins. C’était délicieux.</p>
<p><strong>Plus tard, au sauna cette fois. </strong></p>
<p>Alors que je m’acclimatais doucement à l’atmosphère, allongée sur les caillebotis, j’ai senti une autre main, sur mes jambes cette fois, puis une autre et encore une, bref, je devinais deux hommes.</p>
<p>J’ai compris par la suite comment les choses se passaient : les hommes s’approchaient, tentaient un mouvement vers moi et si je ne me manifestais pas, cherchaient alors auprès de mon homme un signe d’approbation ou l’absence de signe de refus, et devenaient dès lors nettement moins hésitants. Je le percevais ça, le moment où ils y allaient plus franchement ; c’était bon, de sentir mon corps à la fois protégé et exposé par ces discrètes joutes masculines.</p>
<p><strong>En tant que femme dans ces lieux, on se sent un peu reine. </strong></p>
<p>On est regardée, convoitée. Ensuite, tout dépend de notre volonté. On calme ou débride le désir masculin. On l’apprivoise. Mon partenaire m’a confié ensuite avoir été un peu surpris par l’aisance de mes comportements lors de cette première sortie. Mais c’était assez simple, avec un homme comme lui. Il me connaissait, je lui faisais confiance. Et il semblait pleinement dans son élément, dans ce rôle de mâle dominant qui sort sa poule, se laisse aller tout en maîtrisant parfaitement la situation, prenant soin de moi et de mes désirs, dans un mélange d’autorité et de délicatesse. Je me laissais porter, je m’en remettais à lui, je n’avais plus qu’a ressentir. J’ai ce soir là approché une liberté et une spontanéité que je ne connaissais pas dans un autre lieu que l’intime : la liberté d’un être sexuel et rempli de désir. Sauna, hammam, bar, je me baladais en accentuant légèrement l’ondulation de mes hanches, croisant d’autres êtres de même nature, égaux et un peu complices, devant le Cul.</p>
<p>Le sauna, donc. Toujours allongée, les yeux clos, l’un d’eux a entamé un cunnilingus, d’abord un peu trop viril mais, après léger ajustement, plus que convenable et même surprenant ; tandis que l’autre continuait ses caresses un peu partout. Soupirs et petits gémissements : ça me plaisait bien. Mon homme s’effaçait un peu, mais sa main n’était jamais bien loin, plus souvent sur ma nuque ou dans mes cheveux.</p>
<p><strong>Deux hommes, trois en tout, c’était pas rien</strong>.</p>
<p>Il fallait que je vois ça d’un peu plus près. Je me suis redressée, ai ouvert les yeux, embrassé mon homme à pleine bouche, posé ma main sur sa queue et croisé des regards. Puis, il l’a dit. J’ai Envie que Tu Les Suces. Pour une première, c’était mignon. Par la suite, il prendra de l’assurance et j’entendrai davantage des Suce-Les, point. Mais on n’en était pas là, pour l’instant il avait juste gentiment envie que je les suce, c’était moi qui voyait. Et comme c’était assez bien vu, je me suis consciencieusement affairée autour de ces deux sexes, de l’un à l’autre ou les deux ensemble, avec la bouche, la langue, les mains, de haut en bas et de bas en haut, petit travail sur la pression et la profondeur, mouvements circulaires ; je m’amusais. Je pouvais même m’occuper de mon homme en même temps. Deux mains et une bouche, c’est formidable.</p>
<p><strong>Il faisait un poil chaud dans ce sauna, tout de même. </strong></p>
<p>J’ai donc poliment réclamé une pause, et on est sorti rejoindre le bar pour se désaltérer. Je me souviens à cet instant avoir été étonnée : je venais d’approcher l’intimité de deux hommes, sans en avoir trace particulière sur la langue. Les bites et les couilles de là-bas n’avaient donc pas de goût. Dans ce genre de lieu, l’eau et l’humidité ambiantes étouffent les saveurs et odeurs. En outre, la mode est indéniablement au sans poil. D’après mon homme, ça peut même quelque peu bloquer l’excitation. A vrai dire, au delà de l’étonnement du contact avec ces corps aseptisés, j’y avais sans doute trouvé un certain confort, car je ne suis pas sûre d’avoir eu envie de les percevoir, ces effluves intimes.</p>
<p><strong>De nouveau au bar. </strong></p>
<p>Quand on revient dans la lumière après une première expérience de saloperie collective, on se sent un peu bizarre et on commande une coupe de champagne en souriant connement. Dans ce bar, rien n’avait changé depuis tout à l’heure. Douce lumière, même musique. On ne reconnaît pas les gens, on cherche des yeux la petite salope à la turlute du hammam et on ne la voit pas, on sirote son verre en observant autour de soi, on croise quelques regards fuyants, et il ne se passe pas grand chose. Assurément, si on souhaite prolonger l’excitation, c’est ailleurs.</p>
<p><strong>Retour au jacuzzi : rien, sauna : rien, hammam, ah, hammam, si, un sursaut. </strong></p>
<p>Pipe à la sauvette, fugace cunnilingus, Attroupement-Début-de-Branlette-Collective encore, un doigt ou deux, cinq-dix minutes en gros. Et puis, comme tout à l’heure, tout ça s’évapore dans les volutes d’eucalyptus. Intermède agréable, certes, mais un peu léger.</p>
<p>Mais que font-ils ? Où sont-ils ? Et là, ça y’est, on croit comprendre : on n’a pas saisi le truc, les jeux sont faits, ils sont tous en train de baiser comme des dingues et sans nous, aux fameux « coins câlins ».</p>
<p><strong>Un couloir sombre. </strong></p>
<p>De petites pièces étroites aux banquettes de cuir, avec petites fenêtres donnant sur le couloir, qu’on laisse ou non ouvertes, selon humeur plus ou moins exhibitionniste. Oh, des cris de femme. Un groupe d’hommes devant la lucarne, toutes queues dehors, plus ou moins extravertis. Je peux jeter un coup d’œil ? Un homme besogne un derrière d’un air plutôt sérieux, avec de grands coups de queue qui remuent les petits seins d’une femme de manière inouïe, et des cris, des cris. Un porno américain en gros. On va voir plus loin. Là, des petites fenêtres sont fermées, on entend des souffles et gémissements par endroit. Continuons. Merde, le bout du couloir. Pas d’autres coins câlins, si possible ouverts et accueillants ? Ah. Moi qui imaginais une grande fête de la baise, des corps nus et luisants emmêlés, l’air saturé de plaisirs libérés et de gémissements multiformes… un kaléidoscope de cul en somme, rien de tout ça. On est retourné sur nos pas. On n’a pas bien compris comment les choses se déroulaient.</p>
<p>Ce qu’on fait avec telle ou telle personne à certains moments de la soirée ne semble pas conditionner ce qu’on fera éventuellement avec elle un peu plus tard, en « conclusion » si on peut appeler ça comme ça. Il n’y a pas de règle apparemment. L’un des deux hommes que j’ai sucés dans le sauna, on ne l’a pas revu de la soirée, on n’a même pas discuté avec lui. On n’avait pas davantage discuté avec l’autre, avant de le croiser de nouveau dans les couloirs, au moment justement où on avait envie d’une « conclusion » avant de rentrer. Il nous a proposé de me masser.<strong> </strong>Ça fait courtois et respectueux le massage dans ce genre de lieux. C’est : bon, il se fait tard, je veux te baiser tu le sais, mais avant je vais aussi m’occuper de toi autrement.</p>
<p><strong>C’est assez plaisant de se sentir ainsi, mi-dame, mi-pute. </strong></p>
<p>Surtout avec l’homme en question, un bel homme noir assez doué pour la chose, assez sensuel. Après le cunni dont il m’avait gratifié tout à l’heure, respect. Ses grandes mains musclées ont parcouru mon dos et mes fesses avec beaucoup de science et je me suis laissée aller ; nous avons discuté, c’était une rencontre très agréable.</p>
<p><strong>Puis est venu le moment où la conclusion s’est accélérée. </strong></p>
<p>Mon homme m’a mis la tête au dessus de sa queue, a présenté ma croupe à notre ami, et c’était parti. En levrette, légèrement penchée. Au bout d’un moment, il y a eu un Défonce-La. J’ai dit : pas trop quand même… On a changé de position, classique missionnaire au bord de la banquette et notre ami a joui, assez vite, ça m’a un peu surprise. Ça avait duré quoi, une dizaine de minutes. On s’est mutuellement remercié de ce plaisir partagé et l’homme est parti.</p>
<p>Pour moi, c’était loin d’avoir été terrible à vrai dire. Ce qui l’était en revanche, c’est d’avoir vu ainsi mon homme, qui se caressait tranquillement devant sa putain généreusement confiée à un autre mâle, approchait de temps à autres sa queue de ma bouche ou me gratifiait d’une petite gifle sur les fesses.</p>
<p><strong>Alors on a fermé la petite fenêtre. </strong></p>
<p>Retrouvant notre intimité, il m’a corrigée comme il se doit, comme à la maison, et on a joui ensemble ; avec une petite vague de bonheur particulier, d’avoir partagé cette expérience. Et de savoir qu’on en tenterait bien d’autres.</p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm"><strong> Coup d’œil masculin sur cette escapade aquatico-érotique </strong></p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm">Il y a peu de femmes dans ces endroits. Petite déception de mâle.</p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm">Fierté de frayer au milieu de la meute au bras d’une belle, de sentir que des yeux suivent nos pas. Mais bientôt, inquiétude devant ce que je crois être des rivaux, certains plus grands, plus forts et comme je l’apprendrais, bien mieux membrés ; ils sont de plus en plus nombreux et je comprends que les regards n’espionnent que ma compagne.</p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm">Je pourrais me recroqueviller mais celle qui me plait ne veut que me plaire ; ses caresses raniment mon excitation, ses baisers prennent le goût d’un salutaire champagne et ses mots ont l’intelligence qui libère. Nous ne continuerons qu’ensemble et nous continuons.</p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm"><strong> Hammam, première suée. </strong></p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm">Une brune, cul de face, suce un homme. Toujours des yeux d’hommes partout. Je bande. Mais je n’ose encore chercher dans l’amour de ma belle la délicate démonstration publique d’une pipe. J’ai pourtant envie d’exhiber notre désir et sa soumission consentie de femelle. Nous nous contentons de la pudeur d’une cabine de douche, quand surgit par la porte une main velue d’homme mûr venue lui palper les seins. Je pourrais l’arrêter… Non, c’est l’occasion de passer la barrière : la main continue de fouiller, je poursuis ma cognée agrippé à sa croupe ; elle gémit, son premier cri : ma belle devient une putain, ma putain !</p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm"><strong> Sauna, deuxième suée. </strong></p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm">Je ne réalise pas que des mains remontent ses jambes alors que je me laisse couler sous la chaleur. Deux hommes attendent d’obtenir de moi une approbation polie et curieuse. Mais quel étonnement de voir ma chérie écarter les jambes aussi aisément sous les coups de langue de ces inconnus. Petite blessure d’amour propre. Je ne suis pas dans le coup. Putain, je veux bien, mais garce, non !</p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm">Je me ressaisis. Elle mouille peut-être sous ces quatre mains mais elle ne veut pas se sentir seule. Elle m’attend. Et puis le vice vient en viciant. Je l’embrasse, je l’entoure, je l’emballe : « j’ai envie que tu les suces ». Sa tête part encapuchonner ces deux queues. Et la mienne de retrouver de l’audace.</p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm">C’est alors que je découvre la splendeur de la queue noire d’un de nos comparse. Qui n’a jamais vu sa femme sucer la tige épaisse et longue d’un athlète noir ne peut comprendre le sentiment mélangé d’excitation voyeuse et de dépit narcissique qui vous envahit. Je désire et je crains, ce qui fait flancher ma bite. L’air chaud insupportable met fin à ce jeu hasardeux.</p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm"><strong> Cette queue noire, je l’affronte pourtant de nouveau avant de quitter les lieux. </strong></p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm">Nous nous retrouvons à trois dans ce petit réduit tapissé de rouge. Il a juste proposé un massage. Gentil garçon ! Mais j’avais déjà accepté de voir ma belle baiser cette bite énorme. Par lubricité probablement mais aussi par un étrange abandon : celui du mâle qui se résigne à ce que la plus belle queue du troupeau serve, comme par respect pour l’ordre de la nature.</p>
<p style="border: medium none;padding: 0cm">Cet abandon me met en fait à l’aise et, moins soucieux de rivaliser, je participe à la fête. (Plus tard, le fait mesquin que cette « colonne d’ébène » se révélera finalement peu endurante m’a même permis de redresser la tête.) Peut-être que j’en veux même un peu trop maintenant, car au « défonce-là » lancé de bon cœur &#8211; auquel devait suivre une bordée d’autres salaceries destinées à parachever ma complicité avec l’autre mâle &#8211; ma compagne met un bémol. Tout cela se termine donc gentiment : notre ami jouit ; elle est ravie de sa première avec deux hommes ; moi, je suis content du chemin parcouru mais rêve déjà de saloperies plus escarpées.</p>
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