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	<title>L&#039;Autre Sexe &#187; littérature</title>
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	<description>Le magazine des sexualités au pluriel (manifestement)</description>
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		<title>Shim Chong, fille vendue</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 12:10:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Karl Gustav II von Laks</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Hwang Sok-yong, Shim Chong, fille vendue, roman traduit du coréen par Choi Mikyung et Jean-Noël Jutte, Editions Zulma, 576 pages, 23 euros 50.
Le principe de la littérature est d’être à plusieurs entrées. Il n’y a jamais une interprétation qui vaille, elles s’ajoutent toutes les unes aux autres, et complètent un tableau jamais terminé. Pour le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2010/03/shim_chong.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-925" title="shim_chong" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2010/03/shim_chong.jpg" alt="" width="295" height="449" /></a>Hwang Sok-yong, </strong><strong><em>Shim Chong, fille vendue</em></strong><strong>, roman traduit du coréen par Choi Mikyung et Jean-Noël Jutte, Editions Zulma, 576 pages, 23 euros 50.</strong></p>
<p>Le principe de la littérature est d’être à plusieurs entrées. Il n’y a jamais une interprétation qui vaille, elles s’ajoutent toutes les unes aux autres, et complètent un tableau jamais terminé. Pour le dire autrement, on peut tout dire d’un grand livre sans le réduire à un seul argument. En ce qui concerne le dernier roman de Hwang Sok-yong, <em>Shim Chong, fille vendue</em>, cela tombe bien puisque c’est à peu de choses près, un chef-d’œuvre. Je dis à peu de choses près pour ne pas céder à la précipitation de mon enthousiasme. A vous de voir, à vous de lire.</p>
<p>L’intrigue repose sur une vieille légende coréenne, maintes fois écrite et transposée, notamment en opéra. Une jeune fille est vendue pour permettre à son père de recouvrer la vue. Dans son roman, ce dernier aspect est passé sous silence, puisque Hwang Sok-yong resitue la légende au dix-neuvième siècle et qu’il l’intègre à une toute autre problématique : la traite des femmes. Shim Chong est une fille que l’on vend à des proxénètes, et c’est tout. Le reste est une odyssée, celle de Shim Chong sur les deux mers de Chine, celle de son corps qu’elle vend et qu’elle utilise pour satisfaire ses ambitions. Elle ira ainsi de Corée en Chine, puis à Singapour, à Taiwan, au Japon.</p>
<p>A l’évidence, le sujet de ce livre est avant tout une cartographie humaine et politique. Il s’agit de montrer des courants immuables qui emportent les femmes et les hommes dans cette région du monde, depuis toujours. Avec l’arrivée des occidentaux et l’introduction du capitalisme, les courants se transforment en tourbillons. Shim Chong devient une courtisane et une femme de pouvoir, pourtant. Car elle renverse à son avantage l’objet du délit : son corps de jeune fille. Elle décide d’en éprouver du plaisir plutôt que d’en souffrir. D’en tirer parti plutôt que de subir.</p>
<p>En Corée, ce livre a fait jaser, notamment les féministes qui ont reproché à Hwang Sok-yong de rentre acceptable la prostitution, de faire de son héroïne une femme finalement satisfaite. Dans la ligne de mire, évidemment, les nombreuses scènes de sexe, particulièrement belles, particulièrement sordides parfois, en tout état de cause terriblement ambiguës. Car comment raisonnablement tolérer de s’amollir et de s’attendrir au récit d’une esclave qui jouit. Son initiation est particulièrement difficile pour les belles âmes. De l’initiation sexuelle, du roman de formation ou du témoignage d’une prostitution infâme, on ne sait dire de quoi il s’agit vraiment.</p>
<p>Ce roman dit une fascination : celle des hommes (mais aussi des femmes) pour l’expertise du plaisir. D’aucuns sauraient faire jouir à coup sûr. Sinon jouir eux-mêmes. Moralement, cela relève d’un vieil interdit, celui qui norme et régule la sexualité. Que l’on associe le sexe au sentiment amoureux, à la procréation ou à toute autre chose, cela revient au même : il nous faut une part d’indécision, voire d’incertitude. La mythologie des geishas et des courtisanes tient à cela. A leur caractère moralement impossible. Ce sont elles, les mythes.</p>
<p>La force de l’écrivain, c’est de maintenir ce mythe sans perdre de vue la femme. Certes Shim Chong est une experte, mais il n’empêche qu’elle est violée, prostituée, ou encore amoureuse ou déçue. Le sexe est un levier de pouvoir politique et économique. Tout tourne autour. Et pourtant, cela ne suffit, nous dit-il. Car si la respiration de ce livre est sexuelle, c’est dans l’expiration du reste – le désespoir, les ambitions, la responsabilité, le goût du savoir – que se trouve la vérité. Dans ce qui peine à jouir. Dans ce qui n’est pas satisfait, forcément.</p>
<p>Pour être tout à fait prévenant avec nos lecteurs, signalons que <em>Shim Chong, fille vendue</em> compte 600 pages et qu’on ne le finit pas d’un coup d’œil entre Saint-Lazare et Place Monge (même avec de nombreuses correspondances superflues). Mais disons-le tout de go : on s’en moque, on le dévore, poussé par un mélange de curiosité malsaine, de désir et de sentiment persistant de la beauté. Un grand écrivain. Un grand livre. Et l’érotisme qui ne se contente pas de titiller vaguement une zone érogène – même à considérer qu’il puisse s’agir du cerveau.</p>
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		<title>&#171;&#160;La bâton et le carotte&#160;&#187; et &#171;&#160;La baronne n&#8217;aime pas que ça refroidisse&#160;&#187;, deux nouveautés La Musardine lues par le tatillon David Vauclair.</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 12:10:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Vauclair</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Monsieur R. responsable de la bande d’anarchistes qui compose ces articles originaux et pointus qui font votre plaisir ô lecteur, m’a appelé pour me confier une tâche sous la forme de deux livres à recenser. Deux ouvrages érotico-pornographiques publiés par la Musardine, que cette maison d’édition dans son infinie bonté et par la grâce attentive [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Monsieur R. responsable de la bande d’anarchistes qui compose ces articles originaux et pointus qui font votre plaisir ô lecteur, m’a appelé pour me confier une tâche sous la forme de deux livres à recenser. Deux ouvrages érotico-pornographiques publiés par la Musardine, que cette maison d’édition dans son infinie bonté et par la grâce attentive de son attaché de presse nous a envoyé parce que voyez-vous « L’Autre Sexe », c’est quand même le kiffe man, de la balle, ou trop top, ou superbath, ou chouette en diable selon votre âge et votre milieu ; selon cette étude en vocabulaire j’aurais d’ailleurs entre 89 et 278 ans, je suis donc fort aise d’avoir pu m’adapter à ce nouvel outil informatique dont tout le monde parle tout le temps.</p>
<p><a href="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2010/03/esparbec.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-933" title="esparbec" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2010/03/esparbec.jpg" alt="" width="172" height="275" /></a>Bref, je me suis penché tout d’abord sur Le Bâton et la Carotte d’un des plus connus et prolifiques écrivains de la pornographie française selon Jean-Jacques Pauvert et Wolinski, le sieur Esparbec (Georges Pailler). Sa réputation d’auteur  se base sur un vocabulaire choisi et un style qu’il souhaite neutre et efficace pour tous ceux qui ne voudraient lire que d’une main. Je devais avoir choisi la mauvaise main car je fus plus irrité qu’excité. La platitude de cet écrit n’était rehaussée que par des expressions qui en 1970 étaient peut-être audacieuses mais qui depuis ont perdu de leur mordant : « Vous venez encore me tripoter, hein, sale individu !», tout le charme de l’obsolescence.</p>
<p>Je suppose que vous n’êtes que vaguement intéressé par l’argument, sachez qu’après lecture de ces 218 pages je vous comprends. Il s’agit de deux jeunes filles bourgeoises, Marie-Hélène et Amandine, qui dans des relations de pouvoir, de soumission et domination, à la base de la plupart des pornos, s’éveillent aux sens propres et figurés de la carotte et du bâton, séparément ou dans la même expression. Elles ont la cuisse fraiche, le sein arrogant et les dialogues de votre arrière grand-mère lors de ses moments les plus polissons, voire obscènes. « Sucez-moi le bouton Isidore, ici oui ! »</p>
<p>Comme Esparbec reste le pornographe le plus vendu en France, il est probable que mon goût ne rejoigne pas celui du plus grand nombre. On m’avait vanté les talents littéraires de l’auteur, son humour (à moins que le titre … non, tout de même pas), la croustillance de sa crudité, son art de trouver le mot qui titille le creux des reins. Ses autres œuvres doivent certainement refléter ces qualités, je vous laisserai donc aller les explorer.</p>
<p>La baronne n’aime pas que ça refroidisse n’a pas les mêmes ambitions littéraires, il s’agit beaucoup plus d’un divertissement revendiqué par le dessinateur fripon que peut être Philippe Bertrand. Que les aficionados de France Inter ne le confonde par avec son homonyme journaliste, les psychopathes-amateurs avec la jeune victime de Patrick Henry, et les contempteurs de l’UMP avec le rond Xavier, ce Philippe fait dans la bande dessinée. Dernièrement Le Montespan avec Jean Teulé, ou auparavant Rester normal et Rester normal à Saint-Tropez avec Beigbeder ont bénéficié de ses talents graphiques, de son trait détaché et doux, presque indifférent faisant ressortir avec drôlerie l’anormalité ou le choquant des situations représentées.</p>
<p><a href="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2010/03/labaronne.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-934" title="labaronne" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2010/03/labaronne.jpg" alt="" width="200" height="323" /></a>Ce court roman policier illustré reprend cette même structure et le résultat est attachant. L’auteur s’amuse à reprendre les règles du pulp et du porno anonyme où sexe, inceste, sang, blasphème et viol abondaient sans vergogne suivant le fil ténu d’un scénario cousu de fil blanc. Le jeune inspecteur Morel est chargé d’infiltrer le manoir de la baronne, que son commissaire soupçonne d’être une terrible tueuse en série. Désormais majordome, Morel est alors immergé dans un monde de stupre et de turpitudes luxurieuses dans lesquelles Thanatos suit souvent Eros. L’humour décalé omniprésent, l’absurdité des scènes et son héros dépassé ne mène pas à l’extase, ni même franchement à l’excitation, mais la lecture est plaisante et l’expérience amusante.</p>
<p>Je ne suis pas un lecteur régulier de ce genre de littérature mais n’ai pu m’empêcher de remarquer dans ces deux ouvrages une fascination toute chabrolienne pour la haute bourgeoisie provinciale, apparemment fort débauchée. Et si je n’ai pas été très surpris de croiser plus de jeunes femmes accortes et délurées en deux fois deux cents pages que de détracteurs de Domenech (Raymond), j’ai été surpris par les dialogues, me demandant naïvement si ils représentent ne serait-ce que lointainement une quelconque réalité. Je passe incidemment un appel solennel à la gente féminine lectrice de ces lignes : avez-vous à l’instar des jeunes demoiselles consentantes de ces deux romans énoncée avec régularité des paroles fortes telles « Oh, je suis contente, Amandine, on est deux salopes toi et moi, pas vrai ? Deux perverses ! » ou encore « Oui, c’est ça, jutez-moi sur la tronche. Ne vous gênez pas ! » ? Parce que parfois, il me vient des envies de littérature certes fantasmatique mais crédible.</p>
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		<title>Les éditions La Musardine lancent une collection de nouvelles à thèmes</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 09:49:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur R.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les éditions La Musardine, bien connues dans le monde de la littérature érotique, lancent une collection de nouvelles sous l&#8217;appellation générique &#171;&#160;Osez 20 histoires de sexe&#160;&#187;. Petite soeur de la célèbre collection des guides &#171;&#160;osez&#160;&#187;, son but est de célébrer le plaisir féminin, c&#8217;est-à-dire de raconter des histoires érotico-pornographiques du point de vue des filles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les éditions La Musardine, bien connues dans le monde de la littérature érotique, lancent une collection de nouvelles sous l&#8217;appellation générique &laquo;&nbsp;Osez 20 histoires de sexe&nbsp;&raquo;. Petite soeur de la célèbre collection des guides &laquo;&nbsp;osez&nbsp;&raquo;, son but est de célébrer le plaisir féminin, c&#8217;est-à-dire de raconter des histoires érotico-pornographiques du point de vue des filles et non plus de celui des hommes. Chaque volume se proposera d&#8217;illustrer, par le biais de 20 nouvelles, un thème précis: infidélité, quick sex, fellation et chasse à l&#8217;homme seront les quatre premiers thèmes de la série. Le grand intérêt de cette nouvelle collection est qu&#8217;elle se veut ouverte à tous (hommes comme femmes) et pas seulement aux auteur(e)s confirmées: il suffit d&#8217;avoir un joli brin de plume et quelques bonnes idées pour rejoindre la troupe des auteurs. Celles et ceux que cela intéresse trouveront toutes les informations nécessaires sur le blog de la collection: <a href="http://osez-vos-histoires-de-sexe.com" target="_blank">http://osez-vos-histoires-de-sexe.com</a></p>
<p style="text-align: left;">La couverture du premier volume (parution en mai 2010, mais il reste des places à prendre!):</p>
<p><a href="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2010/02/quick_sex.jpg"><img class="size-full wp-image-908 alignleft" title="quick_sex" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2010/02/quick_sex.jpg" alt="" width="259" height="420" /></a></p>
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		<title>Brève Histoire des fesses</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Dec 2009 10:12:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Vauclair</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vous rendez-vous compte lecteur curieux et de passage que L’Autre Sexe est le seul site qui vous garantit du cul. Car, nom d’un pétard !, il faut en avoir  pour être le récipiendaire de tant d’articles de fond, de témoignages et d’enquêtes révélant le devant et surtout le derrière, et d’une bande d’éditorialistes de tous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-671" title="hening_fesses" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/12/hening_fesses.jpg" alt="hening_fesses" width="197" height="300" />Vous rendez-vous compte lecteur curieux et de passage que L’Autre Sexe est le seul site qui vous garantit du cul. Car, nom d’un pétard !, il faut en avoir  pour être le récipiendaire de tant d’articles de fond, de témoignages et d’enquêtes révélant le devant et surtout le derrière, et d’une bande d’éditorialistes de tous les hémisphères et de tous les bons coups qui iraient jusqu’à vous décrocher la lune, si vous la demandez aimablement. Jean-Luc Hennig est en ce sens un modèle, sa « Brève histoire des fesses » l’illustre : tous les culs du monde à votre portée en moins de 300 pages. Sous forme alphabétique, Hennig se promène dans l’histoire de l’art, de la littérature, de la médecine, du cinéma et de bien d’autres histoires encore. Il égraine les anecdotes, enseigne, éclaire et divertit afin que rien de votre séant ou celui de votre voisine ne vous soit plus étranger. Et c’est un bonheur, l’écriture est alerte et souriante, les informations précises, les références classiques et originales. Saviez-vous que le mystérieux sourire de la Joconde serait l’entrefesson du derrière joufflu d’un jeune garçon ? Etiez-vous conscient des milles manières de parler d’un trou ? N’avez-vous pas envie de découvrir la meilleure façon d’utiliser un pal, en tout cas celle qui ira jusqu’à émouvoir un bourreau chinois et esthète ? N’hésitez plus, courrez parler  croupes rondelettes à votre libraire, elle (ou il) saura vous aiguiller, en langues multiples s’il le faut. L’ouvrage fut traduit depuis sa première sortie en 1995: russe, anglais, grec ou suédois, choisissez ! Je vous conseille la jolie réédition française de ce mois-ci, idée brillante de chez Zulma. Seul point négatif, le prix, car si cette œuvre ne coûtera pas la peau des fesses, ce seront tout de même 18 euros qui vous seront exigés, soit le prix d’un livre grand format pour ce que nos amis éditeurs appellent un semi-poche – un livre de poche qui se serait embourgeoisé, pour vous donner une idée. Cependant, à la défense de Zulma, maison d’édition sise dans le Gers, leurs livres flattent le bibliomane : ici, la couverture coquine de silhouettes variées en forme de pommes et poires avive l’imagination, la mise en page, la qualité du papier ajoutent au plaisir du fond, celui de la forme et du toucher. Une lecture érudite et sensuelle pour vos soirées d’hiver, en vous conseillant de la partager avec l’être tendre, fougueux et fessu qui veut bien vous écouter. (Si vous aimez déjà ce livre, ô lecteur, et désirez encore plus de (po)potins, allez visiter :<br />
<a href="http://www.zulma.fr/livre-breve-histoire-des-fesses-140.html" target="_blank">http://www.zulma.fr/livre-breve-histoire-des-fesses-140.html</a>)</p>
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		<title>Soirée Larry Flint sur Paris Première le 16 novembre</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Nov 2009 17:16:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur R.</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Le dictionnaire injuste et borné de la télévision]]></category>
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Paris Première consacrera sa soirée du 16 novembre à Larry Flint, célèbre producteur de X et fondateur du magazine Hustler. Elle commencera à 20h35 avec la diffusion du film Larry Flint de Milos Forman et se poursuivra par un documentaire inédit sur la vie et l&#8217;oeuvre du pornographe. Une heureuse intitiative de la chaîne des [...]]]></description>
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<p>Paris Première consacrera sa soirée du 16 novembre à Larry Flint, célèbre producteur de X et fondateur du magazine Hustler. Elle commencera à 20h35 avec la diffusion du film <em>Larry Flint</em> de Milos Forman et se poursuivra par un documentaire inédit sur la vie et l&#8217;oeuvre du pornographe. Une heureuse intitiative de la chaîne des Gérard,  qui ont justement sorti cette semaine leur désopilant <em>Dictionnaire injuste et borné de la télévision</em>, disponible dans toutes les bonnes librairies, et dont on dit dans les milieux autorisés que c&#8217;est le livre de l&#8217;année, sans doute de la décennie, et peut-être même du siècle.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-627" title="dictionnaire_les_gerard" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/dictionnaire_les_gerard.jpg" alt="dictionnaire_les_gerard" width="311" height="500" /></div>
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		<title>Le &#171;&#160;sexe pour les nuls&#160;&#187; est le livre le plus piraté en France</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Oct 2009 07:14:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur R.</dc:creator>
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		<category><![CDATA[La Musardine]]></category>
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		<description><![CDATA[
On parle beaucoup du téléchargement illégal de la musique et des films, mais plus rarement de celui des livres. Pour attirer la lumière sur le piratage numérique du livre, le MOTif (observatoire du livre et de l’écrit en Ile-de-France) a commandé une étude à Edysseus Consulting, rendue publique le 19 octobre dernier. Si les poids [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="lesexepourlesnuls" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/10/lesexepourlesnuls3.jpg" alt="lesexepourlesnuls" width="256" height="377" /></p>
<p>On parle beaucoup du téléchargement illégal de la musique et des films, mais plus rarement de celui des livres. Pour attirer la lumière sur le piratage numérique du livre, le MOTif (observatoire du livre et de l’écrit en Ile-de-France) a commandé une étude à Edysseus Consulting, rendue publique le 19 octobre dernier. Si les poids lourds de la littérature contemporaine (Nothomb, Werber, Beigbeder…) et quelques philosophes dont on peine à trouver tous les écrits (Deleuze, Sartre, Foucault…) se partagent le classement des auteurs les plus téléchargés, le livre le plus piraté relève ni de la littérature ni de la philosophie mais du guide sexuel, puisque il s’agit de l&#8217;emblématique <em>Le sexe pour les Nuls</em>.</p>
<p>Par ailleurs, selon une étude Freakbits parue en 2009, le livre en anglais le plus téléchargé n’est autre que… le Kama Sutra ! Bref, les guides sexo ont le vent en poupe, ce que ne démentiront pas les scores de vente presque irréels des guides <em>Osez</em> de la Musardine. <em>Osez tout savoir sur la fellation</em>, best-seller de la collection, en est à son 40 000ème exemplaire vendu depuis sa parution en 2004…</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-505 aligncenter" title="osez" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/10/osez1.jpg" alt="osez" width="236" height="377" /></p>
<p>En attendant une édition cul du Guide du Routard, on se régalera de la lecture de l’anti-guide sexuel <em>Kata Sutra, la vérité crue sur la vie sexuelle des filles</em>, ou comment dédramatiser la sexualité en 200 pages de témoignages et conseils amusants.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-503 aligncenter" title="katasutra" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/10/katasutra.jpg" alt="katasutra" width="240" height="377" /></p>
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		<title>Gilles Cohen-Solal ou la réinvention de l&#8217;amour courtois</title>
		<link>http://lautresexe.com/2009/08/28/gilles-cohen-solal/</link>
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		<pubDate>Fri, 28 Aug 2009 08:33:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur R.</dc:creator>
				<category><![CDATA[La vidéo du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Septembre 2009]]></category>
		<category><![CDATA[érotisme]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[séduction]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand Gilles Cohen-Solal, éditeur chez Eloise d'Ormesson, rencontre Max Monnehay, auteur de littérature érotique. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ecoeuré par un monde devenu trop exhibitionniste et pornocrate pour lui, Gilles Cohen-Solal, éditeur chez Eloise d’Ormesson, s’est donné pour mission de réhabiliter le mystère de l’érotisme en traquant les plumes les plus à même de le magnifier. La séquence suivante, tournée dans un restaurant, le confronte à Max Monnehay, jeune fleur candide et pétillante au talent déjà confirmé par la publication d’un premier livre chez Albin Michel.</p>
<p>Plus que la rencontre entre l’éditeur et son hypothétique futur auteur, ce qui nous est donné à voir, c’est la rencontre entre un homme et une femme engagés dans un jeu de séduction subtile. Si Gilles Cohen-Solal, par l’inventivité et la flamboyance de son verbe, s’en réfère ouvertement aux plus belles réalisations de l’amour courtois, sa partenaire joue un jeu plus trouble : fausse Lolita ou vraie Merteuil ? Le suspens est entretenu jusqu’à la fin aussi tragique qu’inattendue de cette séquence, où le sceptre du sentiment amoureux s’invite à ce dîner pour semer le trouble dans l’esprit des deux amphitryons autant que dans celui du spectateur, qui pense alors immanquablement à <em>Lost in translation</em>, <em>Sur la route de Madison </em>ou <em>Le Patient anglais</em>, bref à ces films où le désir d’amour vaut plus par l’espoir qu’il génère que par sa concrétisation.</p>
<p>Car c’est bien de cela, qu’il est question dans cette vidéo : le désir d’amour, que l’on peut lire en filigrane dans les soupirs, les regards, les silences, les retenues des deux protagonistes de cette valse lancinante, qui nous offrent là non seulement un spectacle d’un érotisme hypnotique, mais aussi une grande leçon de séduction.</p>
<p>Troublant.</p>
<p>Et tout simplement beau.</p>
<div><strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xa61o7_gilles-cohen-solal-max-monnehay-la_sexy">Gilles Cohen Solal/ Max Monnehay: LA VIDEO!</a></strong><br />
<em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/wrath666">wrath666</a>. &#8211; <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/sexy">Devenez voyeur avec plus de vidéos sexy.</a></em></div>
<p style="text-align: left;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="381" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xa61o7_gilles-cohen-solal-max-monnehay-la_sexy" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="381" src="http://www.dailymotion.com/swf/xa61o7_gilles-cohen-solal-max-monnehay-la_sexy" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Michael  Lucey –  Les ratés de la famille &#8211; Fayard</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 2008 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Karl Gustav II von Laks</dc:creator>
				<category><![CDATA[Janvier 2009]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[psychanalyse]]></category>
		<category><![CDATA[sexualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce livre est avant tout une réponse à une tentation critique courante en ce qui concerne l’œuvre balzacienne : la psychanalyse. La Comédie Humaine s’y prête, il faut le reconnaître, jusque dans son titre qui est une invitation à peine déguisée au divan. Malheureusement, les catégories psychanalytiques ont souvent été plaquées sur l’œuvre balzacienne, au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce livre est avant tout une réponse à une tentation critique courante en ce qui concerne l’œuvre balzacienne : la psychanalyse. La <em>Comédie Humaine</em> s’y prête, il faut le reconnaître, jusque dans son titre qui est une invitation à peine déguisée au divan. Malheureusement, les catégories psychanalytiques ont souvent été plaquées sur l’œuvre balzacienne, au mépris des catégories de l’auteur lui-même – théories dont Michael Lucey nous fait rapidement comprendre qu’elles sont plus lâches, plus élastiques et plus poreuses que ce que l’on voudrait nous faire croire. Surtout, nous dit-il, la lecture psychanalytique s’est construite d’après un certain modèle familial et sexuel traditionnel : le couple hétérosexuel avec ou sans enfant (mais dans sa fonction inséminatrice, comme dirait l’autre)…</p>
<p>Négligées, les autres formes de sexualité – notamment homosexuelles. Abolies, les autres formes de relations, de couples –« marginales » au sens large, « <em>queer </em>» comme il dit.</p>
<p>Plutôt que d’ajouter une énième problématique psychanalytique à un paquet d’autres, Michael Lucey choisit le pouvoir, comme porte d’entrée dans l’ouvre balzacienne. D’où, ce titre, les <em>Ratés de la famille</em>. On mesure avec une délectation certaine l’ironie tout à fait psychanalytique, justement, de ce titre et de cet angle.</p>
<p>A l’évidence, pour celui qui connaît mal l’œuvre balzacienne, le livre de Michael Lucey semblera un peu sec, voire hermétique. Son propos n’est pas l’homosexualité au début du XIXe siècle, ou le célibat, ou la différence sexuelle. Ce n’est que dans le cadre de la <em> Comédie Humaine </em>que cela l’intéresse. En revanche, pour l’amateur du <em> Cousin Pons</em>, du <em>Père Goriot</em> ou du <em>Lys dans la vallée</em>, une fois au chaud entre les pages des romans de Balzac, on a justement l’occasion d’un très beau regard sur la différence sexuelle, le pouvoir et la famille au début du XIXe siècle. Armé de sa compétence balzacienne, ce livre se lit comme un récit, comme une chronique, de ces années-là – sous le patronage de Foucault et en compagnie de quelques écrivains parfois trop rares, comme Arsène Houssaye ou Georges Sand. On assiste alors à l’affrontement entre une forme établie, traditionnelle, légale de famille bourgeoise et des formes déviantes, alternatives ou marginales de relations humaines et sexuelles.</p>
<p>Etude solide, abordable, <em>Les ratés de la famille</em> réussit le tour de force de renouveler la critique balzacienne classique sur des questions aussi rabattues que celles du pouvoir ou de la sexualité (et pourtant, on publie sa bonne vingtaine de livres tous les ans sur le romancier, et ces questions-là ne sont pas les dernières). C’est probablement cette alliance si particulière d’une culture européenne qui a Foucault pour seconde nature, et d’une méthode ouverte de recherche – très pluridisciplinaire, très américaine.</p>
<p>La lecture intégrale est recommandée, mais il est possible de prendre un chapitre ici, un passage-là – et d’en faire une lecture de chevet agréable. Il y a seulement le risque que votre partenaire de lit vous trouve un peu bizarre. Mais de cela, vous avez l’habitude, non ?</p>
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		<title>Alexandre Gamberra &#8211; Un amour sans merci</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Oct 2008 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur R.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2008]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
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		<description><![CDATA[Un amour sans merci est la toute première parution dans la collection &#171;&#160;Vertige Roses&#160;&#187; des éditions Tabou, collection autoproclamée &#171;&#160;de romans populaires&#160;&#187;, ce que la couverture très S.A.S. du livre ne démentit en effet pas. Mais attention, Un amour sans merci n&#8217;est pas un roman de gare pour autant, pas un roman à consommer mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Un amour sans merci</em> est la toute première parution dans la collection &laquo;&nbsp;Vertige Roses&nbsp;&raquo; des éditions Tabou, collection autoproclamée &laquo;&nbsp;de romans populaires&nbsp;&raquo;, ce que la couverture très S.A.S. du livre ne démentit en effet pas. Mais attention, <em>Un amour sans merci </em>n&#8217;est pas un roman de gare pour autant, pas un roman à consommer mais plutôt à comprendre et intégrer, et donc à lire avec concentration et minutie. Du reste, <em>Un amour sans merci </em>n&#8217;est pas un roman mais un récit, celui de l&#8217;histoire d&#8217;amour SM tragique qu&#8217;a vécue l&#8217;auteur du livre, qui s&#8217;exprime à la première personne en ne travestissant que son nom civil au profit d&#8217;un pseudonyme d&#8217;écrivain. Une histoire vraie donc, vraie dans un sens qui outrepasse les limites de la véracité des faits qui ne constituent pas une fin un soi, mais plutôt une trame qui sert de point de départ à une longue et passionnante réflexion introspective et psychanalytique sur l&#8217;amour, l&#8217;engagement, la confiance, l&#8217;abnégation&#8230; mais aussi sur le SM, donné à voir sous un jour nouveau en révélant un maître aussi manipulé par son esclave qu&#8217;il la domine de ses sévices, un maître qui s&#8217;avère aussi fragile et vulnérable qu&#8217;il peut se montrer dur avec son aimée. Ce soucis de transparence et de vérité, associé à un style mâture et épuré, fait d&#8217;<em>Un amour sans merci </em>un livre important, un livre qui dit des choses sur l&#8217;époque, un livre apte à traverser les âges et offrir un témoignage précieux aux générations futures comme peuvent l&#8217;être ceux de Houellebecq, dont la forme du propos partage nombre de points communs avec celui de Gamberra. Peu d&#8217;auteurs peuvent se targuer de signer de tels livres, y compris chez les éditeurs les plus influents du sérail chez lesquels Gamberra aurait du être publié si le marché littéraire n&#8217;était pas entre les mains des couards. Car enfin, une femme qui se fait baiser par un chien, trop risqué&#8230; Grâce soit rendue aux intrépides éditions Tabou d&#8217;avoir donné vie à ce texte précieux.</p>
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		<title>Interview d&#8217;Alexandre Gamberra, octobre 2008</title>
		<link>http://lautresexe.com/2008/11/01/interview-dalexandre-gamberra-octobre-2008/</link>
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		<pubDate>Fri, 31 Oct 2008 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur R.</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'interview du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2008]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[SM]]></category>

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		<description><![CDATA[« Un amour sans merci », c&#8217;est une histoire de cul ? Une histoire de SM ? Une histoire d&#8217;amour ? Une histoire de quête introspective ? Une histoire de quoi ?
C’est l’histoire déraisonnable d’un homme de 44 ans qui s’éprend d’une jeune femme qui pourrait être sa fille, elle a en effet 23 ans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: black; font-weight: 700;">« Un amour sans merci », c&#8217;est une histoire de cul ? Une histoire de SM ? Une histoire d&#8217;amour ? Une histoire de quête introspective ? Une histoire de quoi ?</span></p>
<p><span style="color: black;">C’est l’histoire déraisonnable d’un homme de 44 ans qui s’éprend d’une jeune femme qui pourrait être sa fille, elle a en effet 23 ans au moment de leur rencontre, et qu’il aime parce qu’il la voit comme l’incarnation même de la totalité de ses désirs. Et ce malheureux, qui a pourtant lu Proust et qui sait par cœur son <em>Amour de Swann</em>, qui d’ordinaire est un esprit fort, suffisamment adroit pour déjouer les illusions et les mirages d’une société de l’information fondée sur l’empire du simulacre et le règne des objets, va faire les frais, faute de distance et de lucidité suffisante, d’une passion qui n’en est une que par la rhétorique de son discours.</span></p>
<p><span style="color: black;">Ce récit met surtout l’accent sur la difficulté, pour ne pas dire la quasi impossibilité de la relation amoureuse.</span></p>
<p><span style="color: black;">Comme les protagonistes ont une sexualité sadomasochiste, le livre évoque cette communauté émergente et décrit quelques-unes des pratiques qui y ont cours. Il n’est pas pour autant un document, encore moins une enquête sociologique.</span></p>
<p><span style="color: black;">Certains trouveront l’ouvrage sulfureux, d’autres aimeront son caractère érotique, et ici et là transgressif. Comment pourrait-on parler d’amour en faisant l’économie du sexe et du jouir ? L’amour ne se fait-il pas dans des draps, avec de la sueur, du sperme et de la cyprine ?</span></p>
<p><span style="color: black;">Ce faisant, j’ai construit la trame narrative en entremêlant deux voix : celle du narrateur qui s’en tient aux faits, et celle plus en retrait de cet homme qui, en se remémorant sa débâcle, s’efforce de la comprendre et de l’analyser.</span></p>
<p><span style="color: black; font-weight: 700;">Vous empruntez beaucoup au vocabulaire psychanalytique. Est-ce un postulat stylistique, ou l&#8217;écriture naturelle de l&#8217;écrivain (analysé ?) que vous êtes ?</span></p>
<p><span style="color: black;">Je ne suis pas analysé. Je n’ai jamais été analysant. Je n’ai pas fait d’analyse. Mais je lis de la psychanalyse et m’y intéresse depuis la fin de mon adolescence. J’étais en Terminale quand j’ai eu l’occasion de rencontrer Marc Soriano qui avait remarquablement commenté les contes de Perrault. Je me souviens d’un déjeuner en sa maison du bassin d’Arcachon durant lequel il s’était adressé à nous, les amis de l’une de ses filles, pour nous conseiller de tout oublier de nos études et de nos lectures, mais de ne jamais tourner le dos à Marx et à Freud. Nous avions pris de haut cet homme, qui avait pendant des années travaillé aux <em> Lettres françaises</em>, le jugeant assagi et rangé. Quelque temps plus tard, j’ai beaucoup fréquenté Althusser, pour des raisons politiques, mais il m’est souvent arrivé de discuter avec lui de Lacan et de la psychanalyse. En fait, voilà trente ans que je m’efforce de me comprendre, sachant que je suis agi, le plus souvent, quand je crois agir.</span></p>
<p><span style="color: black;">Ces références à la psychanalyse ne relèvent donc pas d’un procédé d’écriture. Elles participent d’une grille d’interprétation du monde et des êtres qui requiert une permanente lecture symptomale des rapports dans lesquels nous sommes pris.</span></p>
<p><span style="color: black;">En rédigeant <em>Un amour sans merci</em>, j’avais en tête de trouver la langue, le style, qui me permettrait de dire l’amour et le sexe aujourd’hui. Pas dans la langue de Proust, que j’admire, mais qui n’est pas la langue que nous parlons désormais, ni pour communiquer ni pour nous aimer. Je n’ai pas cherché à écrire un livre susceptible d’échauffer les sens et l’esprit du lecteur. Certains passages sont érotiques, voire pornographiques, mais c’est avant tout un livre de littérature. Evidemment, les choses étant ce qu’elles sont dans cette société d’apparence, l’ouvrage est au rayon « érotique » des librairies. Je m’en amuse : <em>Un amour sans merci</em> côtoie ainsi <em>Un roman sentimental</em> d’Alain Robbe-Grillet… </span></p>
<p><span style="color: black; font-weight: 700;">En complément de ce « cadre psychanalytique », votre histoire évolue dans un « cadre littéraire » omniprésent, en l&#8217;occurrence celui du surréalisme, spécialité du professeur d&#8217;université et de son étudiante qui forment le couple amoureux du livre. Pourquoi cadrer ainsi votre récit ?</span></p>
<p><span style="color: black;">D’abord, parce que l’histoire vécue par le narrateur avec Tristars, son étudiante, s’est déroulée sous ces ors. Et qu’il a cru que cette jeune femme serait dans sa vie ce que Nadja avait été pour Breton, la survenante.</span></p>
<p><span style="color: black;">Ensuite, en tant qu’auteur, et en tant qu’homme,- je laisse momentanément de côté l’universitaire qui a consacré pas mal d’énergie à l’étude de l’œuvre de René Crevel -, je suis particulièrement sensible à une conception de l’art et de la littérature en rapport direct avec l’existence.</span></p>
<p><span style="color: black;">Vous savez, à 50 ans comme à 20 ans, je suis de celles et de ceux qui se reconnaissent dans le poème d’André Breton : « Plutôt la vie… » C’est mon « programme ». C’est à cette aune que j’appréhende la production littéraire et artistique.</span></p>
<p><span style="color: black;"><strong>Vous vous référez aussi à plusieurs reprises à Houellebecq, et de fait, la fille jeune et fraîche qui échappe inexorablement à l&#8217;homme vieillissant qu&#8217;incarne votre héros évoque beaucoup l&#8217;amour tragiquement dépeint dans « La possibilité d&#8217;une île ». Le si décrié Houellebecq est-il une référence que vous revendiquez ?</strong></span></p>
<p><span style="color: black;">Le lien de parenté entre Tristars dans <em>Un amour sans merci</em> et Esther dans <em>La possibilité d’une île</em> est bien plus grand que ce que l’on pourrait imaginer. Mais… Je suis rentré des Etats-Unis en mai 2005 avec le premier jet de mon récit. Houellebecq n’avait pas encore publié son roman. Quand je l’ai lu, j’ai constaté que ses analyses concernant notamment la jeunesse recoupaient ou convergeaient avec mes propres vues. Comme j’ai quelques défauts, j’en ai retiré une certaine satisfaction…</span></p>
<p><span style="color: black;">Mais je reviens à votre question.</span></p>
<p><span style="color: black;">Je lis Houellebecq, en effet. Et je trouve que cet écrivain a le mérite d’avoir une ambition, celle de contribuer à ce que la littérature française renoue enfin avec l’Histoire et du même coup avec ce qu’il était convenu d’appeler jadis « la Grande Littérature »… Houellebecq n’a pas peur des livres qui dérangent, il veut déranger avec les siens. Alors j’applaudis !</span></p>
<p><span style="color: black;">Je ne m’inscris pas pour autant dans son esthétique. Encore moins dans sa philosophie. Accordez-moi le droit de saluer un écrivain, la hardiesse de son questionnement, sans devoir pour autant <em>adhérer</em> à sa vision du monde… J’ai passé, heureusement, l’âge de l’adhésion !</span></p>
<p><span style="color: black;">A titre d’anecdote, comment pourrais-je me reconnaître dans ce que Houellebecq peut énoncer du sadomasochisme ? Sa description du défunt « Bar-Bar » dans <em>Les Particules élémentaires </em> est loin de faire l’apologie de ma sexualité<em>…</em> Je m’en fiche parce qu’au moins ces livres donnent à penser sur l’épuisement du désir en Occident, la farce de l’amour, le devenir incertain d’une humanité en proie aux bio-technologies, etc. .. Je regrette juste que ces dernières semaines, en participant avec BHL à la promotion de leur livre d’entretiens, il n’ait jamais cru bon de faire entendre qu’il n’était pas dupe du cirque médiatique auquel il se prêtait avec son compère…car… enfin… Houellebecq écrivain maudit… cela fait sourire… mais je me trompe peut-être… il se pourrait qu’il ait, comme Céline, une ficelle en guise de ceinture pour tenir ses pantalons…</span></p>
<p><span style="color: black; font-weight: 700;">Comme Houellebecq dans « La possibilité d&#8217;une île », vous évoquez à la fin de votre texte la Lolita de Nabokov. Votre Tristars est-elle une Lolita de plus dans l&#8217;histoire de la littérature ? </span></p>
<p><span style="color: black;"> Si Tristars est une Lolita de plus, c’est déjà pas mal du tout… Le compliment n’est pas mince. Même si je me suis longtemps demandé ce que je pouvais dire de plus que Nabokov ou Philip Roth en la matière… Allez, je me « lâche » : j’aimerais que Tristars ait sa propre vie et qu’elle existe par elle-même.</span></p>
<p><span style="color: black;"><strong>Quelle est la part autobiographique de votre histoire ?</strong></span></p>
<p><span style="color: black;">Sous réserve des limites du genre (la difficulté ou l’impossibilité à dire le « vrai »), <em>Un amour sans merci</em> n’est pas un roman mais un récit. Je n’ai pas projeté une part de ma vie dans la déroute que connaît mon narrateur, je me suis efforcé de raconter l’histoire d’amour dans laquelle je me suis embraqué de décembre 2000 à avril 2003.</span></p>
<p><span style="color: black;">Si vous voulez classer et identifier mon ouvrage, il ressort de l’écriture de l’intime. Et comme j’ai parfois de la suite dans les idées, je soutiendrai qu’il est un récit de vie. Un récit de vie ne mimant pas ceux de Breton, mais qui a été conçu et élaboré en vue de donner une forme contemporaine au genre (si genre il y a). Vous avez remarqué, n’est-ce pas, que Georges Sebbag, dont l’ancrage dans le surréalisme n’est plus à démontrer, a été mon premier lecteur. Le livre lui est d’ailleurs dédicacé.</span></p>
<p><span style="color: black; font-weight: 700;">Alexandre Gamberra est votre « nom d&#8217;écrivain » ; sans aller jusqu&#8217;à révéler votre nom civil, quel est votre métier, votre fonction originelle si vous n&#8217;êtes pas écrivain. Bref : qui êtes vous ?</span></p>
<p><span style="color: black;">Je ne me nomme pas Gamberra à l’état-civil, c’est vrai. J’ai pris un nom d’écrivain pour signer ce livre. Pas un pseudonyme, mais un nom d’écrivain. N’oublions jamais que Philippe Sollers et Christine Angot ne se nomment pas ainsi à l’état-civil…</span></p>
<p><span style="color: black;">Est-ce que je me cache derrière Gamberra. Je ne le crois pas. Juste avant de signer le contrat que me proposait mon éditeur, Thierry Plée, la jeune femme qui était alors ma compagne m’a demandé d’opter pour cette solution afin de la protéger, elle. J’ajoute que j’ai un fils de 14 ans et que j’aimerais bien qu’on le laisse tranquille, qu’on n’aille pas l’importuner en l’interrogeant à propos de son père.</span></p>
<p><span style="color: black;">C’est une première raison.</span></p>
<p><span style="color: black;">Il y en a une seconde : depuis la sortie du livre, j’ai pris goût à me glisser dans les habits de l’écrivain… A l’université où j’enseigne, cela me permet non pas de cloisonner ma vie mais de bien distinguer le travail de l’universitaire, de ma vie privée, de mon travail d’écriture… Maintenant je ne cache pas que j’écris… que je suis publié… Et ma vie ? Je ne suis pas au centre des préoccupations de mes collègues et de nos étudiants, mais celles et ceux qui veulent savoir, savent… Pour les uns, je ne suis guère fréquentable, pour les autres, je fais passer un vent nouveau dans une institution plutôt percluse de rhumatismes et de préjugés. Les thèmes de mes colloques et de mes publications universitaires, les invités que je reçois me marginalisent dans le paysage universitaire français. Il faudrait le déplorer. Je m’en arrange. Ni dans ma vie ni dans mon travail je ne suis dans la dissimulation. Et le narrateur d’<em>Un amour sans merci</em> n’est pas un leurre : je suis bien universitaire, en poste dans une ville française, où j’enseigne la littérature contemporaine, les avant-gardes artistiques, les questions relatives aux représentations du corps, des sexualités et des genres en arts et dans la littérature, les littératures noires d’expression française… Si vous me « googler », vous trouverez aisément mon identité. Mais est-ce l’essentiel ? A mes yeux, ce qui est déterminant, c’est de savoir si <em>Un amour sans merci</em> est un bon livre, bien écrit, et portant un regard décapant sur notre monde et nous-mêmes…</span></p>
<p><span style="color: black; font-weight: 700;">Ce livre doit-il être considéré comme un manifeste pour l&#8217;amour SM ? Ou à défaut, comme un point de vue militant sur la question ?</span></p>
<p><span style="color: black;">Vous y allez vraiment fort ! C’est entre 15 et 25 ans que j’ai milité. Aujourd’hui, non ! quelle idée ! Un manifeste, un point de vue militant ? En aucune façon. Je pense que la société française, jacobine et républicaine, est en pleine mutation et que son avenir passe par les communautés. Ce futur ne m’effraie pas. La communauté BDSM est en train de se constituer. Timidement. Dans la confusion. Dans la parodie. Mais le mouvement est lancé. Si cela permet à des milliers de femmes et d’hommes de mieux vivre, je m’en réjouis par avance. Et sans la moindre réserve. Mais là n’était pas le but de ce livre. Je ne verse pas dans le prosélytisme et mon propos n’est pas de « convertir » quiconque à la sexualité SM.</span></p>
<p><span style="color: black;">J’ai écrit <em>Un amour sans merci</em> parce qu’un tournant s’est opéré dans ma vie et que j’ai trouvé ma voix. A 20 ans, à 30 ans, j’ai essayé d’écrire et j’ai trouvé ces tentatives si dérisoires que j’ai tout balancé. Un soir d’été, en 2003, au <em>Sélect</em> (je n’y peux rien, c’est ainsi) une amie, l’écrivaine Judith Brouste, a déclenché en moi le processus d’élaboration. Je l’ai écoutée. J’ai commencé à consigner sur mon ordinateur mes premières réflexions, des bribes de récit, et il m’a semblé que, pour la première fois, ce que j’écrivais « tenait »… La suite a été simple. Quand je me suis trouvé au Texas pour un <em>Faculty Exchange Program</em>, j’étais dans les conditions idéales pour écrire. C’est donc dans la Rio Grande valley qu’est né <em>Un amour sans merci</em>. </span></p>
<p><span style="color: black;"><strong>Que différencie &laquo;&nbsp;Un amour sans merci&nbsp;&raquo; d&#8217;un autre livre sur le SM ?</strong></span></p>
<p><span style="color: black;">Je vous répondrai sans hésiter la figure du « Maître » : dans tous les livres SM que je connais,- j’en ai lu beaucoup -, le « Maître » apparaît comme un être raide comme la statue du Commandeur qui précipite Don Juan aux enfers… C’en est une caricature… Je ne peux pas m’y reconnaître. Aussi n’ai-je pas besoin de m’abriter derrière Gilles Deleuze et son texte sublime consacré à Sacher-Masoch et à sa <em>Vénus à la fourrure</em> pour avancer que le « Maître » n’est pas, n’est jamais celui qui dirige… Il est instrumenté par la soumise laquelle induit ses désirs et ses rêves. J’adore <em>Histoire d’O</em> – une si belle écriture – mais, excusez-moi, je n’ai pas beaucoup rencontré d’individus pouvant prétendre s’identifier à Sir Stephen. Ou alors ils avaient perdu le sens de la réalité…</span></p>
<p><span style="color: black;">Le narrateur d’<em>Un amour sans merci</em> est un « Maître » qui exige, dresse, corrige, punit… et que son amoureuse dupe, retourne, manipule… et qui pour échapper à la folie, sans doute à la mort volontaire, doit recourir à la camisole chimique…</span></p>
<p><span style="color: black;">Je ne sais ce que vous en pensez mais je suis enclin à croire que la force de mon livre réside dans ce parti-pris de dévoiler la fragilité du « Maître », c’est-à-dire son humanité.</span></p>
<p><span style="color: black; font-weight: 700;">Vous êtes sélectionné pour le Prix Sade qui sera remis le mois prochain. Vous êtes heureux ? Flatté ? Avez le trac ?</span></p>
<p><span style="color: black;">Je mentirais si je ne reconnaissais pas que je suis heureux que mon livre figure dans la Sélection du Prix Sade 2008. C’est mon premier livre, personne ne connaît Gamberra, la presse ignore <em>Un amour sans merci </em>depuis sa sortie fin mai. Et voilà que le livre est sélectionné par le jury du Prix Sade ! Vous allez rire : dans mon travail d’universitaire, pour mon plaisir de lecteur, je connais et lis les travaux et les ouvrages de Guy Scarpetta…</span></p>
<p><span style="color: black;">Et il se trouve qu’<em>Un amour sans merci</em>, ce récit publié chez un petit éditeur dont la maison n’a que trois ans d’existence, est sélectionné au même titre que le livre de Scarpetta !!! je laisse le soin aux imbéciles de s’entêter à présenter mon livre comme un ouvrage « érotique »…</span></p>
<p><span style="color: black;">Je suis donc heureux de cette sélection. Elle confirme ce que plusieurs ami(e)s – de bons lecteurs, des écrivains – m’avaient confié : le livre « tient »…</span></p>
<p><span style="color: black;">Et maintenant ? J’évite de spéculer. J’ai la conviction qu’<em>Un amour sans merci</em> tient un discours et présente une écriture dont l’économie correspond à merveille avec l’esprit du Prix Sade, en l’occurrence un attachement indéfectible à la liberté. C’est en vertu de ce principe que je m’efforce de me conduire, c’est en fonction de cette exigence que je veux continuer d’écrire.</span></p>
<p><span style="color: black;">Pour autant, j’en remets au Jury. La décision lui appartient. </span></p>
<p><span style="color: black; font-weight: 700;">Quelque chose à ajouter ?</span></p>
<p>Oui, d’abord je vous remercie, très sincèrement, pour l’intérêt que vous voulez bien porter à mon livre et à ma personne.</p>
<p>Ensuite, je voudrais dire mon affection et ma reconnaissance envers l’écrivaine Marie L., ma petite sœur spirituelle, qui a toujours cru à ce livre et ne cesse de m’encourager.</p>
<p>Et enfin, à travers vous, j’envoie des pensées trempées d’amour « carmin » à Anaïs (qui se reconnaîtra).</p>
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