<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>L&#039;Autre Sexe &#187; psychanalyse</title>
	<atom:link href="http://lautresexe.com/tag/psychanalyse/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://lautresexe.com</link>
	<description>Le magazine des sexualités au pluriel (manifestement)</description>
	<lastBuildDate>Sun, 13 Jun 2010 21:11:50 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.9.2</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Interview d&#8217;Isabelle183, fétichiste (et théoricienne?) de la fessée</title>
		<link>http://lautresexe.com/2009/11/03/interview-disabelle183-fetichiste-et-theoricienne-de-la-fessee/</link>
		<comments>http://lautresexe.com/2009/11/03/interview-disabelle183-fetichiste-et-theoricienne-de-la-fessee/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 10:16:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur R.</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'interview du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2009]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[fessée]]></category>
		<category><![CDATA[fétichisme]]></category>
		<category><![CDATA[libertinage]]></category>
		<category><![CDATA[psychanalyse]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lautresexe.com/?p=553</guid>
		<description><![CDATA[« Pensées et émotions illustrées d’une intellectuelle, passionnée par la fessée et la discipline d&#8217;antan », c’est la baseline du blog Autour de la fessée, de l’énigmatique Isabelle183. Elle y publie chaque jour ou presque des articles en rapport avec sa passion pour la fessée, dont elle témoigne sans pudeur en l’agrémentant de mille et une références [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Pensées et émotions illustrées d’une intellectuelle, passionnée par la fessée et la discipline d&#8217;antan »,</em> c’est la baseline du blog <a href="http://isabelle-183.blogspot.com/?zx=f320745d9b1d9720" target="_blank">Autour de la fessée</a>, de l’énigmatique Isabelle183. Elle y publie chaque jour ou presque des articles en rapport avec sa passion pour la fessée, dont elle témoigne sans pudeur en l’agrémentant de mille et une références culturelles, au grand bonheur de ses nombreux lecteurs dont beaucoup rêvent de la rencontrer…. mais c’est sans espoir : pour Isabelle, la fessée est strictement conjugale et privée. Mais alors, pourquoi ce blog ? On lui a posé la question.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-560" title="spanking1" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/spanking11.jpg" alt="spanking1" width="250" height="327" />Certaines personnes tiennent des blogs sur l&#8217;actualité politique, d&#8217;autres sur leurs livres de chevet, d&#8217;autres encore sur leurs recettes de cuisine favorites&#8230; Vous c&#8217;est sur la fessée érotique. Pourquoi un tel choix?</strong></p>
<p>La fessée me passionne autant comme pratique que sujet d’étude ou écriture. Sous cette dénomination un peu globale se cache une multitude de fantasmes bien distincts. Ce qui rend le sujet quasi inépuisable. Puis, le fait qu’une personne adulte reçoive la fessée intrigue et intéresse pas mal de monde. Ne serait-ce que sur un point de vu distrayant. Tant de raisons alors pour en parler.</p>
<p><strong>Si je comprends bien, vous prenez plaisir à &laquo;&nbsp;intiguer et intéresser le monde&nbsp;&raquo; en montrant (métaphoriquement) vos fesses rouges de toutes ces fessées&#8230; Faut-il y voir, parmi cette &laquo;&nbsp;multitude de fantasmes bien distincts&nbsp;&raquo;, une forme d&#8217;exhibitionnisme de votre part?</strong></p>
<p><strong> </strong>J’aime mieux le terme « démonstratif », emprunté à la psychanalyse qui met en avant une mise à nu de mes émotions autour de la fessée. Communiquer sur l’acte en soi me tente peu.</p>
<p><strong>Etes-vous en analyse? Et faut-il en déduire que votre blog participe d&#8217;une démarche analytique, ou à défaut introspective?</strong></p>
<p>J’ai fait une analyse, il y a bien longtemps. Elle m’a permise de voir mes fantasmes avec le recul nécessaire et de leur consacrer une place dans ma vie sans prise de tête. Beaucoup de mes écrits se basent sur des textes d’analystes que j’essaye de rendre accessibles à un large public.<strong></strong></p>
<p><strong>Vos écrits? C&#8217;est-à-dire (en dehors de ce blog)?</strong></p>
<p>J’ai écrit entre autres deux romans autour de la fessée que j’ai publiés en intégralité sur un autre blog. L’un aborde le S/m chic d&#8217;une manière plutôt philosophique, l’autre les fantasmes de la petite enfance, transposés dans un cadre d’adulte. <strong></strong></p>
<p><strong>Que vous apporte l&#8217;écriture d&#8217;un blog sur la fessée que ne vous a pas apporté l&#8217;écriture de deux livres sur le même thème? Et que peut apporter ce blog à ceux qui ont déjà lu vos deux livres?</strong></p>
<p>Avant tout j’aime écrire. Un blog c’est plus direct qu’un roman. Ce sont des petits épisodes de vie qui s’alignent pour former un univers particulier. Il y a le défi d’un travail régulier. Le défi aussi d’affronter quasi journalièrement la feuille blanche.<strong></strong></p>
<p>Pour le reste il faudrait demander plutôt à ceux qui me lisent. Je pense que certaines personnes préfèrent une petite distraction qui se lit en quelques minutes et d’autres aiment se dépayser pour de longues heures. C’est un tout cas ce qui ressort de mes stats.</p>
<p><strong>Au rythme effréné ou vous allez, ne craignez-vous pas de finir par manquer rapidement de matière pour ce blog?</strong></p>
<p>En matière d’illustration peut-être. En matière de sujet non. Mon blog n’est pas axé uniquement sur ma personne. J’inclus l’actualité et l’histoire de la fessée. Ses aspects socioculturels. J’aborde également les fantasmes et suggestions de mes lecteurs avec leur autorisation en donnant mon avis. Ou en faisant une petite histoire inventée sur mesure quand le sujet m’inspire. J’ai plutôt du mal à suivre.</p>
<p><strong>Quel fantasme d&#8217;un lecteur vous a le plus amusé ou émoustillé?</strong></p>
<p>J’ai une réputation de confidentialité et j’y tiens. C’est vital dans ce que je fais. Je ne peux donc parler que dans les grandes lignes sans trop rentrer dans les détails.</p>
<p>J’ai reçu dernièrement un courrier sur la fessée avec une canne sur un jean, en prévoyant un rembourrage astucieux qui évite les marques et répartit l’effet sur une large surface. J’avoue, plus que l’amusement, je suis restée la bouche ouverte. Puis en essayant je ne puis que lui donner raison.<img class="alignright size-full wp-image-556" title="spanking3" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/spanking3.jpg" alt="spanking3" width="304" height="400" /></p>
<p>Ma fantaisie favorite, inspirée par une autre lectrice: son conjoint fait des confidences à une de ses amies. Puis l’invite à manger. L’émoi tourne autour du fait de converser avec une personne qui sait parfaitement ce qui lui arrive de temps à autre quand elle n’est pas sage.</p>
<p><strong>Quelle place a la fessée dans votre sexualité? Occasionnelle ou systématique?</strong></p>
<p>Elle est quasi absente dans ce que j’appelle la vanille. Au mieux elle se résume à quelques claques gentillettes. J’aime séparer ma sexualité proprement dite de la pratique de la fessée. Et même cette dernière dans ma vie quotidienne occupe beaucoup plus de place comme un sujet d’écriture que comme pratique. Disons en moyenne deux vraies fessées par semaine qui ont autant une répercussion sur la libido générale du couple que sur ma capacité de travail.</p>
<p><strong>La vanille?</strong></p>
<p>Une sexualité plutôt classique qui tourne autour d’une pénétration et un échange de caresses.</p>
<p><strong>Oui mais pourquoi appelez-vous ça la vanille? Quel rapport avec la plante aromatique?</strong></p>
<p>C’est une expressions très en vogue entre filles qui me plait beaucoup. Il y a allusion pour moi à quelque chose de  doux et de sensuel à la fois qui reflète bien ma vision de la sexualité classique.</p>
<p>Puis cela m’évite un discours plutôt explicite en un domaine qui n’est pas le sujet de mon blog.</p>
<p><strong>Justement, revenons au sujet de votre blog et arrêtons de tourner autour pour nous y plonger vraiment. Lors d&#8217;une séance de fessée, êtes-vous celle qui donne ou celle qui reçoit la fessée?</strong></p>
<p>Je reçois uniquement.</p>
<p><strong> </strong><strong>Qui vous l&#8217;inflige? Votre amoureux? Ou un/des autre(s) partenaire(s) de fessée?</strong></p>
<p>Mon conjoint. Je vis en couple depuis 11 ans et je suis fidèle parce que cela me correspond bien. Les aventures, peu importe leur forme, ne me tentent pas. Mis à part si on considère mon penchant pour la fessée comme une petite excentricité, j’ai une vie de famille des plus banale et classique.</p>
<p>J’ai beaucoup de visiteurs qui se retrouvent dans mon approche de la fessée en couple ou qui ont des aspirations semblables. Je pense que le net érotique fausse un peu la réalité. Il y a peut-être surestimation du libertinage en matière de fessée. Il suffit de se rendre sur les forums de fessée qui servent de lieu de rencontres. Le nombre d’inscrits est bien faible.</p>
<p><strong>J&#8217;entends bien, mais on peut aussi &laquo;&nbsp;libertiner&nbsp;&raquo; en couple ! C&#8217;est même le propre du libertinage dans le sens contemporain du terme&#8230; Combien de temps dure une &laquo;&nbsp;séance&nbsp;&raquo; de fessée?</strong></p>
<p>Je n’ai aucun à priori intellectuel ou moral contre le libertinage en couple. Mais je suis terriblement jalouse. C’est donc perdu d’avance. Puis mon homme est plutôt casanier et plus soucieux de ses habitudes et surtout de ma petite personne que de la nouveauté en matière de partenaires.</p>
<p>En incluant tout ce qui entoure la fessée, une séance peut durer pas mal de temps. Mais c’est rare. Je ne chronomètre pas, mais je dirais que cela peut atteindre parfois plus d’une ou deux heures.</p>
<p>L’acte en soi est relativement court. Disons maximum cinq minutes. Nous ne nous retrouvons pas dans les approches d’endurance ou de hautes sensations.  Nous pratiquons essentiellement la fessée dans son sens primaire. Une punition qui intervient pour un fait concret.  Et sans forcement empiéter sur un terrain explicitement coquin. Toutefois à la fin de journée nous aimons beaucoup la « réconciliation » au lit. C’est le décalage horaire entre la fessée et la sexualité classique qui rajoute une saveur particulière.</p>
<p><strong>Le &laquo;&nbsp;fait concret&nbsp;&raquo; en question est-il décidé ou scénarisé à l&#8217;avance, ou l&#8217;improvisez vous?</strong></p>
<p>C’est la confiance en son partenaire qui permet l’improvisation. Cette dernière a le mérite de reproduire une fessée crédible de A à Z.  Avec des vraies émotions qui dépassent un simple jeu érotique entre adultes consentants. Ne nous voilons pas la face. A moins le cas du masochisme primaire, toutes les autres fantasmes de fessée cachent un contexte psychologique qui cherche une décharge. Je parle ici d’une fessée qui fait réellement mal. Sans tomber dans les scènes de la fessée commerciale qui laisse le derrière de la dame dans un piteux état.</p>
<p>(Je distingue la « vraie fessée » de ses variantes soft qui se résument grosso modo à un gentil tapotage du fessier de la dame. Elles offrent à mon goût une panoplie de sensations agréables qui s’apparentent plus à massage corsé qu’à autre chose. Ceci dit, j’aime beaucoup. J’aime également à très petite dose les variantes ludiques et coquines avec des fautes prétextes et un scénario délirant qui vise la bonne stimulation sexuelle et qui se finit par un joli acte.  Mais dans ce cas quel intérêt d’en parler sur un blog ?)</p>
<p><strong>Nous feriez-vous l&#8217;honneur de nous raconter un scénario de fessée auquel vous vous êtes déjà livré avec votre amoureux?</strong></p>
<p>De fessée ludique ou aux allures réalistes ?</p>
<p><strong>Euh&#8230; un de chaque?</strong></p>
<p><img class="alignleft" title="spanking2" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/spanking2.jpg" alt="spanking2" width="450" height="331" />J’aime gâter mon homme. Je le surprends souvent dans des tenues les plus hallucinantes. Il m’arrive de me présenter comme sa soubrette, secrétaire, infirmière, majorette, bonne sœur, voire la fée clochette qui exhausse tous les souhaits d’un homme. Pas de scénario précis prévu d’avance. Je suis à sa disposition et aguichante à souhait.  Des prétextes de fessée ne manquent pas. Pour mauvais service, faute professionnelle, harcèlement sexuel envers son employeur. Ou pour aveux pas chastes de la bonne sœur pendant une confession.</p>
<p>Dans ce dernier cas, Monsieur me questionne agenouillée sur un prié dieux. C’est le moment aussi de lui faire part de mes nouveaux fantasmes. C’est plus un échange de confidences que de confession imaginée. Monsieur aussi y met son grain. Il peut me demander que j’accomplisse les caresses évoquées devant lui ou sur lui.  Que je continue ma confession toute nue. Puis pour obtenir absolution, il faut que je passe par ma pénitence. Cela peut être une fessée à la main ou avec un instrument. Il en va de soi qu’après ma punition j’exprime ma gratitude et dans ce cas nous rentrons dans la pratique sexuelle qui tente mon homme le plus à ce moment.</p>
<p>Voila du ludique. Mais ce que nous aimons avant tout c’est la fessée pour vraie faute. Un exemple très concret.</p>
<p>Mon homme était en train de refaire le carrelage du coin de cuisine sur mon initiative. L’ancienne couleur me ne plaisait plus. Pour être tranquille, il m’avait proposé que je fasse du shopping. J’ai horreur de faire du shopping sans mon homme. Son conseil m’est précieux  et j’ai passé une très mauvaise journée sans pouvoir me décider. A mon retour mon homme était dans la salle de bain. J’ai admiré le beau travail en me faisant un café. J’avais un peu l’impression que le sol tanguait sous mes pieds.  Ce que j’ai attribué à ma fatigue de la journée.</p>
<p>Puis mon homme sort de la salle de bain et constate mes dégâts. Le ciment colle n’avait pas encore pris de partout et il fallait tout recommencer comme il m’a expliqué. Sans me reprocher quoique ce soit.</p>
<p>Pour part je me voyais bannie de la maison pour une longue journée de plus et je me suis sérieusement énervée. Style : « C’est de ta faute. Tu aurais dû me mettre la machine à café dans le coin salon. Tu sais bien que je bois mon café en rentrant à la maison »</p>
<p>Je peux être de très mauvaise foi et le ton a monté. Conclusion, mon homme m’a renversée sur ses genoux, puis j’ai passé un mauvais moment qui n’avait rien d’érotique.</p>
<p>C’est un accord entre nous. A chaque fois que j’exaspère mon homme par mon mauvais caractère ou par mes inattentions, il a le droit de me punir à sa guise par la fessée. Rien à voir avec de la violence conjugale ou une séance de torture. Cela reste raisonnable. C’est un régulateur de tension entre nous qui nous convient et nous réussit.</p>
<p><strong>Mais du coup, n&#8217;avez-vous pas tendance à provoquer son exaspération à dessein? En vous aventurant sur ce carrelage fraîchement posé, par exemple, ne vous êtes-vous pas dit &laquo;&nbsp;avec un peu de chance, je vais occasionner quelque dégât qui me vaudra une bonne fessée&nbsp;&raquo;?</strong></p>
<p>A priori je ne suis pas du style à provoquer intentionnellement. Mon homme ne me supporterait pas dans ce cas. Mais loin de moi d&#8217;exclure des traits névrotiques de ma personne. La fessée qui rattache au sol me saute aux yeux.</p>
<p>Rationnellement cela donne: Je dors trop peu et je fais trop de choses dans ma journée. Je suis tout le temps active sans me reposer. De plus je suis assez égocentrique et mon confort passe avant tout. Je vois le carrelage posé, puis je suis déjà ailleurs dans ma pensée. Le fait qu’il faut le temps d’un séchage ne m’avait même pas effleurée l’esprit. Je n’y connais rien à ce genre de truc. Je n’ai aucun sens pratique.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;A chaque fois que j’exaspère mon homme par mon mauvais caractère ou par mes inattentions, il a le droit de me punir à sa guise par la fessée.&nbsp;&raquo;, dites-vous. Que répondriez vous au militant ou à la militante féministe  qui vous reprocherait de vous asservir ainsi à la domination masculine?</strong></p>
<p>Je distingue entre vie sociale et privée. C’est la transcendance sociale de la femme qui est réclamée essentiellement par le féminisme. Mais les abus réels envers les femmes à l’intérieur du couple nécessitent une législation claire qui protège la femme. En matière de fessée la violence conjugale commence pour moi du moment où le monsieur ne respecte pas le « non » de la dame. Sinon, le reste ne regarde personne.</p>
<p>Personnellement à la maison je ne cherche pas une juste répartition des rôles, domination masculine présente ou pas, mais une répartition qui me rend heureuse.</p>
<p>Ou comme disait Simone de Beauvoir : « Il est absurde de prétendre que l’orgie, le vice, l’extase, la passion deviendront impossible si l’homme et la femme étaient concrètement des semblables »</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://lautresexe.com/2009/11/03/interview-disabelle183-fetichiste-et-theoricienne-de-la-fessee/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Rencontre &#171;&#160;autour de la fourrure&#160;&#187; avec Gala Fur et Gérard</title>
		<link>http://lautresexe.com/2009/11/03/rencontre-autour-de-la-fourrure-avec-gala-fur-et-gerard/</link>
		<comments>http://lautresexe.com/2009/11/03/rencontre-autour-de-la-fourrure-avec-gala-fur-et-gerard/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 10:15:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur R.</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'interview du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2009]]></category>
		<category><![CDATA[Numéros]]></category>
		<category><![CDATA[BDSM]]></category>
		<category><![CDATA[fétichisme]]></category>
		<category><![CDATA[fourrure]]></category>
		<category><![CDATA[Gala Fur]]></category>
		<category><![CDATA[La Vénus à la fourrure]]></category>
		<category><![CDATA[Masoch]]></category>
		<category><![CDATA[psychanalyse]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lautresexe.com/?p=538</guid>
		<description><![CDATA[Dans l’ombre des campagnes anti-fourrures de la SPA et de ses équivalents internationaux, les partisans du manteau à poil assouvissent clandestinement l’amour déviant qu’ils vouent aux bêtes. Avec la curiosité du candide et la neutralité du journaliste, j’ai rencontré, accompagné du photographe Bruno Lévy, deux farouches partisans de l’érotisme de la fourrure : Gala Fur, dominatrice [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans l’ombre des campagnes anti-fourrures de la SPA et de ses équivalents internationaux, les partisans du manteau à poil assouvissent clandestinement l’amour déviant qu’ils vouent aux bêtes. Avec la curiosité du candide et la neutralité du journaliste, j’ai rencontré, accompagné du photographe <a href="http://bobines.blogs.liberation.fr" target="_blank">Bruno Lévy</a>, deux farouches partisans de l’érotisme de la fourrure : Gala Fur, dominatrice parisienne célèbre dont le pseudonyme est une allusion direct à la <em>Venus in Fur</em> de Masoch, et Gérard, fétichiste et collectionneur de fourrure. Une rencontre organisée en maître par romancier cinéphile Patrice Herr Sang, lui-même fidèle apôtre du manteau en poil de bête.</p>
<p>Vendredi 16 octobre 2009, 19h30, dans le spacieux salon d’un appartement parisien. Tandis que Bruno prépare son matériel, Gala se bande les yeux. <em>« Gala Fur ne se montre jamais à visage découvert »</em>, explique-t-elle en demandant à Bruno s’il compte prendre beaucoup de photos. <em>« Je n’aime pas qu’on me prenne en photo. Je suis réalisatrice, et donc d’un certain côté de la caméra. Je n’aime pas être de l’autre. »</em> Finalement la séance de photos durera le temps de cette interview, soit environ une heure. Gérard, qui n’avait pas prévu de poser, se joindra à Gala en couvrant son visage de ses mains.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-539" title="fur4" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/fur4.jpg" alt="fur4" />Gérard, parlez-nous un peu de votre manteau…</strong></p>
<p>C’est un manteau en poils de loup que j’ai acheté récemment en Italie via internet, mais il date des années 80. Les manteaux en fourrure de loup et de renard sont interdits depuis 1985.</p>
<p><strong>Et avant internet ? </strong></p>
<p>C’était plus compliqué : il fallait éplucher les petites annonces spécialisées, les ventes aux enchères… pour finalement ne tomber la plupart du temps que sur des manteaux de vison… Internet a non seulement ouvert le choix mais également fait baisser les prix.</p>
<p><strong>Et c’est quoi, les prix ?</strong></p>
<p>Aujourd’hui, il faut compter 3500 euros en moyenne pour une pièce.</p>
<p><strong>Et vous en avez combien ?</strong></p>
<p>Une dizaine : loup, marmotte, vison… tous sous la forme de longs manteaux à l’exception d’une veste en renard-lynx blanc, pour laquelle j’ai eu un tel coup de foudre que je n’ai pas pu faire autrement que de l’acheter. Mais je ne la porte pas volontiers à l’extérieur, elle est trop féminine pour moi. Alors qu’un manteau, de mon point de vue, est unisexe.</p>
<p><strong>Depuis quand vous intéressez-vous à la fourrure ?</strong></p>
<p>Mon attirance pour la fourrure remonte à l’enfance. Je me suis un jour focalisé sur une fourrure aperçue dans un placard qui m’a permis d’échapper à la dureté de mon éducation. Jeune homme, la fourrure m’a donc d’abord apporté chaleur et réconfort, puis je l’ai intégrée progressivement à ma sexualité en utilisant comme une caresse particulièrement douce et agréable. Aux alentours de la quarantaine, la fourrure est devenue l’actrice à part entière de ma sexualité.</p>
<p><strong>C’est-à-dire ? Vous en avez besoin pour jouir ?</strong></p>
<p>Oui.</p>
<p><strong>Et vous Gala ? Quels rapports entretenez-vous avec la fourrure ?</strong></p>
<p>J’aime le contact de la fourrure, faire l’amour sur une peau de bête, devant une cheminée. J’aime aussi la porter. Cette veste de putois que je porte aujourd’hui pour la photo, je la porte habituellement à l’envers, ce qui me permet d’une part d’être en contact avec le poil, et m’évite d’autre part de me prendre un coup de couteau dans le dos !</p>
<p><strong>C’est à ce point ?</strong></p>
<p>L’hostilité se calme un peu en France depuis quelques temps, mais en Angleterre, elle est encore si vive qu’on ne peut même pas laisser sa fourrure au vestiaire&#8230;</p>
<p><strong>Et dans le SM ? Quel rôle joue la fourrure ?</strong></p>
<p>Elle m’offre la possibilité de revêtir la peaux d’animaux intéressants pour leur sauvagerie, comme le loup ou le renard. Mais pas question de les faire porter à mes patients, bien sûr ! Je leur réserve en revanche des petits accessoires comme des menottes en fourrure, tabliers bordés de fourrure, ou des oreilles de lapin ou de chat, très populaires en ce moment, qui sont fabriqués en Chine.</p>
<p><strong>A vos « patients ? » Est-ce à dire qu’ils viennent chez vous pour se soigner ?</strong></p>
<p>Je suis comme une psychanalyste : ouverte à ce qu’ils ont à raconter et à l’écoute de leurs désirs, qui sont aussi parfois leurs problèmes. Quand quelqu’un veut être fouetté pendant très longtemps, il y a matière à se poser des questions !  La différence est qu’ils ne les manifestent pas verbalement, mais physiquement. Mes patients ne font pas d’analyse, c’est l’un ou l’autre. Dans le SM tous les gens que je connais en lien avec l’analyse sont des psychanalystes, et ils sont dominants.</p>
<p><strong>Est-ce à dire que les gens de pouvoir ne sont jamais soumis ?</strong></p>
<p>Dans les courses hippiques, il y a les chevaux qui courent, très heureux, et les chevaux qui entraînent les chevaux qui courent, que l’on appelle les bout en train, et qui sont très malheureux : entraînés comme des chevaux de course, ils n’ont pour autant jamais l’occasion de faire une course, et en nourrissent donc une frustration terrible, et le sentiment de culpabilité qui va avec. C’est ça, le profil type du soumis. Les gens de pouvoir, politiciens ou chef d’entreprises, sont plus proches des lapins : éjaculateurs précoces perpétuellement empressés, ils se vident très rapidement entre deux portes et deux rendez-vous. D’ailleurs, il ne faut pas croire que le milieu SM n’attire que des gens des catégories sociales aisées. Dans mes hommes de ménage actuels, j’ai un postier, un électricien…</p>
<p><strong>Vos hommes de ménage ?</strong></p>
<p>Oui. Comme leur nom l’indique. Ils font mon ménage dans la tenue qu’ils affectionnent : l’un déguisé en femme, l’autre habillé en mohair, j’en ai même un qui s’habille dans une tenue jaune citron assortie aux gants mapa, c’est très chic.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-541" title="fur5" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/fur5.jpg" alt="fur5" /></p>
<p><strong>Postier, électricien, est-ce à dire que vous ne prônez pas, comme d’autres, une pratique élitiste du SM ?</strong></p>
<p>Je suis pour la démocratisation du SM, mais à condition qu’elle ne s’accompagne pas d’affadissement et de vulgarité, ce qui est malheureusement un peu la tendance. Je trouve les soirées BDSM de plus en plus bas de gamme, les gens ne savent pas exactement ce qu’ils y font. Au même titre que l’échangisme ou le libertinage ils considèrent le SM comme une façon de pimenter leur sexualité, mais sans en connaître les règles, ce qui donne du grand n’importe quoi. Récemment, dans une soirée Torture Garden à Paris, j’ai vu une dominatrice se faire enlever sa culotte pour se faire lutiner par des soi-disant soumis. Il suffit de connaître un tant soi peu le SM pour savoir que c’est une absurdité totale ! Se balader en latex avec sa copine en laisse ne suffit pas à définir une relation de soumission.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-543" title="osez_gala" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/osez_gala.jpg" alt="osez_gala" width="302" height="482" />Justement, vous venez de publier aux éditions La Musardine un second ouvrage dans la célèbre collection Osez  : « Osez les jeux de domination et de soumission ». A qui s’adresse-t-il ?</strong></p>
<p>A tous ceux qui débarquent dans le SM. Ce livre leur apportera toutes les idées nécessaires pour enrichir leurs scénarios. Pour chaque cas de figure, je présente ce qui peut se passer classiquement dans le SM, et ce qu’ils peuvent en retenir à leur compte pour éviter que ça ne parte dans tous le sens. Et pour rester dans le thème de cette interview, je parle notamment de la fourrure et de quelques bêtes à poils.</p>
<p><strong>Quelle différence entre ce « Osez les jeux de domination et de soumission » et le « Osez le SM » que vous aviez déjà publié dans la même collection ?</strong></p>
<p>« Osez le SM » était plus un livre d’initiation au SM. Il était beaucoup plus didactique. Le dernier est plus pratique : il présente plein de petits scénarios et de petits jeux.</p>
<p><strong>Toujours chez La Musardine, Vous avez également publié deux récits : « Les soirées de Gala » et « Séances »… </strong></p>
<p>« Les soirées de gala » sont une autobiographie qui raconte la vie d’une dominatrice dans tous ses détails, y compris les plus problématiques : problèmes amoureux quand elle tombe amoureuse d’un patient, problèmes occasionnés par plusieurs patients qui entrent en guerre au point d’en venir aux armes, le tout entre l’Angleterre, l’Allemagne, la France et la Hollande, lors de la grande époque SM des années 90.</p>
<p><strong>Il y a donc eu une « grande époque » du SM ?</strong></p>
<p>Oui, indubitablement. Une grande époque magique, ponctuée de fêtes incroyables qui relevaient presque de l’hallucination collective : les soirées Rubber Ball, Torture Garden, les soirées du Château à Cologne… Tout cela est derrière nous.<img class="alignright size-full wp-image-545" title="soireesdegalapoche" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/soireesdegalapoche.jpg" alt="soireesdegalapoche" width="134" height="220" /></p>
<p><strong>Et « Séances » ?</strong></p>
<p>J’y raconte une grosse dizaine de séances avec mes patients, toutes très différentes des unes des autres : ça va du patient amateur d’arts martiaux qui a envie de se faire dérouiller au patient dont le grand truc est de se faire étouffer jusqu’à la suffocation.</p>
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-546" title="seances" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/seances.jpg" alt="seances" width="120" height="200" />« Séances », on retombe dans la métaphore psychanalytique…</strong></p>
<p>Effectivement. Du reste, comme avec certains psychanalystes, pour devenir mon patient ou ma patiente, on écrit une lettre de motivation. Et je choisis ou non de donner suite.</p>
<p><strong>Et on paye ?</strong></p>
<p>Bien sûr. A chaque début de séance, comme en analyse.</p>
<p><strong>Un autre livre en projet ?</strong></p>
<p>Oui, un recueil de nouvelles SM que j’ai dirigé avec Wendy Delorme, qui sortira début février à la Musardine.</p>
<p><strong>Et vous Gérard, pas de livre à promouvoir ?</strong></p>
<p>Je rêverais d’écrire un livre sur la fourrure, mais je n’ai malheureusement pas le talent pour l’écrire…</p>
<p><strong>Et vous diriez quoi, dans ce livre ?</strong></p>
<p>Je prendrais un point de vue militant pour défendre la fourrure, comme je suis en train de le faire aujourd’hui dans cette interview, et comme je le fais dans les cercles que je fréquente. Je défendrais mon point de vue contre celui des anti-fourrures, qui mettent le monde animal au même niveau que le monde humain. Pour moi on ne peut pas les mettre sur le même niveau, c’est absurde. Et je fustigerais aussi les manteaux en « fausse fourrure ». Pourquoi les appeler ainsi, puisqu’ils ne sont pas de la fourrure ? Il n’y a pas la vraie et la fausse fourrure, il y a la vraie fourrure, et pour le reste, il faut inventer un autre mot.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-547" title="fur2" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/fur2.jpg" alt="fur2" /></p>
<p><strong>Et la fausse fourrure, justement, tous les deux, vous en pensez quoi ? </strong></p>
<p>Gala : Elle est moins douce, et les coupes ne sont souvent pas terribles…</p>
<p>Gérard : Pour moi ça ne m’intéresse pas, ce n’est pas de la fourrure, c’est autre chose.</p>
<p>Gala : C’est de la moquette à poil long.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-548" title="fur1" src="http://lautresexe.com/wp/wp-content/uploads/2009/11/fur1.jpg" alt="fur1" /></p>
<p style="text-align: left;"><strong>LA VENUS A LA FOURRURE AU CINEMA</strong></p>
<p>La <strong><em>Venus à la Fourrure</em></strong> est un roman de l’Autrichien Leopold von Sacher-Masoch, narrant la soumission d’un homme à une dominatrice via le fétichisme de la fourrure. Sa jouissance est associée au fait que Wanda, sa dominatrice, portait de belles fourrures lors de leurs séances amoureuses.</p>
<p>Le nom de son auteur est devenu un nom commun recouvrant, au-delà de la fourrure, toutes les expériences de soumission, le MASOCHISME, tout comme le nom du divin marquis de Sade couvre celles liées à la domination, le SADISME.</p>
<p>Evidemment, le cinéma s’est emparé d’un tel sujet et une bonne demi-douzaine de films ont vu le jour autour de ce thème, parmi lesquels :</p>
<p><strong>LE MALIZIE DI VENERE</strong> (connu aussi sous le titre <em>Devil in the flesh</em>) de Max Dillmann, pseudo cachant le réalisateur italien Massimo Dallamano, avec Laura Antonelli dans le rôle de Wanda. Un thiller où, déception, la fourrure est quasi absente, hormis dans la scène finale de dénouement. (Allemagne/Italie 1969). Disponible en VHS.</p>
<p><strong>VENUS IN FURS/PAROXISMUS </strong>de Jess Franco (Espagne 1969)<strong>, </strong>un polar érotique et exotique. Disponible en DVD.</p>
<p><strong>VENUS IN FURS</strong> de Joe Marzano (Etats-Unis 1967), en noir &amp; blanc, d’une facture gentiment grivoise. Disponible en DVD.</p>
<p><strong>VERFüHRUNG : DIE GRAUSAME FRAU</strong> (<em>Séduction femme cruelle</em> en français) de Monika Treut &amp; Elfi Mikesch (Allemagne 1985) avec Mechthild Grossmann et l’acteur culte Udo Kier. Disponible en DVD, en France.</p>
<p><strong>VENUS IN FURS, </strong>une des meilleures adaptations<strong>,</strong> un film de Maartje Seyferth et Victor E. Nieuwenhuijs (Pays Bas 1994), avec un parti pris de noir &amp; blanc et de modernité. Disponible en DVD en France.</p>
<p>Et enfin surtout, le nec plus ultra,<strong> MASOCH</strong> de Franco Brogi TAVIANI, un des trois frères Taviani (Italie 1980) avec Francesca de Sapio. Ce film qui colle au plus près de ce fétichisme est adapté du livre de Wanda von SACHER-MASOCH/von DUNAJEW, qu&#8217;elle a écrit en 1906 : &laquo;&nbsp;MEINE LEBENSBEICHTE&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;La confession de ma vie&nbsp;&raquo;.  Disponible en VHS.</p>
<p>Et ce n’est pas fini car d’autres adaptations sont en cours dont le <strong>Venus in Furs</strong> de Kourosh Esmailzadeh pour courant 2010.</p>
<p><strong>Patrice del Sado<br />
</strong>Auteur de <strong><em>L’alphabet du S/M</em></strong> (éditions Vertiges Tabou)<br />
Ces films peuvent être obtenus auprès de Hors-Circuits (<a href="mailto:patrice@horscircuits.com">patrice@horscircuits.com</a>)</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://lautresexe.com/2009/11/03/rencontre-autour-de-la-fourrure-avec-gala-fur-et-gerard/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>7</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Michael  Lucey –  Les ratés de la famille &#8211; Fayard</title>
		<link>http://lautresexe.com/2009/01/01/michael-lucey-%e2%80%93-les-rates-de-la-famille-fayard/</link>
		<comments>http://lautresexe.com/2009/01/01/michael-lucey-%e2%80%93-les-rates-de-la-famille-fayard/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 31 Dec 2008 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr. Karl Gustav II von Laks</dc:creator>
				<category><![CDATA[Janvier 2009]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[psychanalyse]]></category>
		<category><![CDATA[sexualité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://localhost:3080/wp/?p=105</guid>
		<description><![CDATA[Ce livre est avant tout une réponse à une tentation critique courante en ce qui concerne l’œuvre balzacienne : la psychanalyse. La Comédie Humaine s’y prête, il faut le reconnaître, jusque dans son titre qui est une invitation à peine déguisée au divan. Malheureusement, les catégories psychanalytiques ont souvent été plaquées sur l’œuvre balzacienne, au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce livre est avant tout une réponse à une tentation critique courante en ce qui concerne l’œuvre balzacienne : la psychanalyse. La <em>Comédie Humaine</em> s’y prête, il faut le reconnaître, jusque dans son titre qui est une invitation à peine déguisée au divan. Malheureusement, les catégories psychanalytiques ont souvent été plaquées sur l’œuvre balzacienne, au mépris des catégories de l’auteur lui-même – théories dont Michael Lucey nous fait rapidement comprendre qu’elles sont plus lâches, plus élastiques et plus poreuses que ce que l’on voudrait nous faire croire. Surtout, nous dit-il, la lecture psychanalytique s’est construite d’après un certain modèle familial et sexuel traditionnel : le couple hétérosexuel avec ou sans enfant (mais dans sa fonction inséminatrice, comme dirait l’autre)…</p>
<p>Négligées, les autres formes de sexualité – notamment homosexuelles. Abolies, les autres formes de relations, de couples –« marginales » au sens large, « <em>queer </em>» comme il dit.</p>
<p>Plutôt que d’ajouter une énième problématique psychanalytique à un paquet d’autres, Michael Lucey choisit le pouvoir, comme porte d’entrée dans l’ouvre balzacienne. D’où, ce titre, les <em>Ratés de la famille</em>. On mesure avec une délectation certaine l’ironie tout à fait psychanalytique, justement, de ce titre et de cet angle.</p>
<p>A l’évidence, pour celui qui connaît mal l’œuvre balzacienne, le livre de Michael Lucey semblera un peu sec, voire hermétique. Son propos n’est pas l’homosexualité au début du XIXe siècle, ou le célibat, ou la différence sexuelle. Ce n’est que dans le cadre de la <em> Comédie Humaine </em>que cela l’intéresse. En revanche, pour l’amateur du <em> Cousin Pons</em>, du <em>Père Goriot</em> ou du <em>Lys dans la vallée</em>, une fois au chaud entre les pages des romans de Balzac, on a justement l’occasion d’un très beau regard sur la différence sexuelle, le pouvoir et la famille au début du XIXe siècle. Armé de sa compétence balzacienne, ce livre se lit comme un récit, comme une chronique, de ces années-là – sous le patronage de Foucault et en compagnie de quelques écrivains parfois trop rares, comme Arsène Houssaye ou Georges Sand. On assiste alors à l’affrontement entre une forme établie, traditionnelle, légale de famille bourgeoise et des formes déviantes, alternatives ou marginales de relations humaines et sexuelles.</p>
<p>Etude solide, abordable, <em>Les ratés de la famille</em> réussit le tour de force de renouveler la critique balzacienne classique sur des questions aussi rabattues que celles du pouvoir ou de la sexualité (et pourtant, on publie sa bonne vingtaine de livres tous les ans sur le romancier, et ces questions-là ne sont pas les dernières). C’est probablement cette alliance si particulière d’une culture européenne qui a Foucault pour seconde nature, et d’une méthode ouverte de recherche – très pluridisciplinaire, très américaine.</p>
<p>La lecture intégrale est recommandée, mais il est possible de prendre un chapitre ici, un passage-là – et d’en faire une lecture de chevet agréable. Il y a seulement le risque que votre partenaire de lit vous trouve un peu bizarre. Mais de cela, vous avez l’habitude, non ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://lautresexe.com/2009/01/01/michael-lucey-%e2%80%93-les-rates-de-la-famille-fayard/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Emmanuelle Pagano &#8211; Les mains gamines &#8211; P.O.L.</title>
		<link>http://lautresexe.com/2008/10/01/emmanuelle-pagano-les-mains-gamines-p-o-l/</link>
		<comments>http://lautresexe.com/2008/10/01/emmanuelle-pagano-les-mains-gamines-p-o-l/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2008 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin Fau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Octobre 2008]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[psychanalyse]]></category>
		<category><![CDATA[viol]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://localhost:3080/wp/?p=102</guid>
		<description><![CDATA[Certains romans semblent s’ingénier à démontrer que l’essentiel n’est pas dans le discours ou le récit qu’ils reproduisent, mais dans ce qu’ils ne disent précisément pas, dans ce qui reste à décrypter une fois le volume refermé, dans ce qu’ils donnent à comprendre d’un univers mental plutôt que dans les faits qu’ils exposent. Le point [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Certains romans semblent s’ingénier à démontrer que l’essentiel n’est pas dans le discours ou le récit qu’ils reproduisent, mais dans ce qu’ils ne disent précisément pas, dans ce qui reste à décrypter une fois le volume refermé, dans ce qu’ils donnent à comprendre d’un univers mental plutôt que dans les faits qu’ils exposent. Le point de départ des <em>Mains gamines </em>est ainsi un filigrane subliminal, un non-dit contagieux qui imprègne consciences ou inconscients des quatre narratrices successives : une petite fille se fait quotidiennement violée par ses camarades de classe, tout au long de son année de CM2 ; leur âge étant ce qu’il est, ils utilisent leurs mains <em>gamines </em>et non leurs sexes, mais la violence psychologique n’en est pas moindre ; devenu adulte, la petite fille travaille comme femme de ménage chez l’un de ses anciens agresseurs et remplit des petits carnets de « poèmes trashs ». Bientôt doit se tenir une grande réception, réunion des anciens de l’école, et il faut jouer encore et toujours e jeu de l’oubli et du silence.</p>
<p><span>Ainsi posé, le fait divers est sordide, brutal et l’enjeu romanesque ténu. La langue d’Emmanuelle Pagano n’enjolive rien : lapidaire et elliptique, elle appartient à cette tradition post-durassienne qui ronge ses phrases jusqu’à l’os. Au lecteur de compléter les silences, de décrypter les symboles lourdement féministo- psychanalytique (sexes féminins cousus, insecte s’introduisant dans le conduit auditif d’une narratrice, petite jeune fille pré-pubère qui rêve de caresser la corne d’une licorne). La sexualité, bien entendu, est partout névrotique et traumatisante, et l’ensemble est assez durement anxiogène. Pauvre lecteur confronté à des psychés où son sexe n’est qu’agression, domination, menace et douleur – dans toute la classe de CM2, un seul petit garçon se refuse à pratiquer les attouchements, et c’est lui qui, finalement, fait figure de monstre, d’anomalie. Pauvre lectrice confrontée à des psychés où son sexe n’est que béance, humeurs poisseuses et traumas indicibles. Cérébral et étouffant, ce troisième roman d’Emmanuelle Pagano oscille finalement entre symbolisme sexuel désagréablement nauséeux et moments de grâce textuels survenants souvent en périphérie du discours, profondément émouvants &#8211; comme autant d’aveux involontaires de la part de personnages qui ont trop longtemps confondu le silence avec l’oubli, et qui en payent un lourd tribut.</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://lautresexe.com/2008/10/01/emmanuelle-pagano-les-mains-gamines-p-o-l/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

